N° 240, avril 2011
20 ANS DE TAHITI-PACIFIQUE !!!


  4    Clin d’œil
 5    Editorial
 6    Courrier des lecteurs
 7    Actualité
 9    Confidences
10    Mises en examen en série
12    Humour
13    Baromètre
14    Image
15    Les Marquises spoliées ? 
21    Iaorana de Simone
22    Fiu de Beslu
24    Yacht 100% écologique
26    Tahiti-Pacifique a 20 ans !
32    Plagiat dans le Pacifique Sud
35    Riche foire de l’art à Maastricht
36    Statut des fonctionnaires
38    Colloque sur la décolonisation   
40    Conséquences des essais nucléaires
41    Nouvelle : “Le Miracle économique polynésien”
46    Publications
47    Mots fléchés
48    Les événements du Pacifique en mars 2011
49    Les événements de Tahiti en mars 2011
50    Balises des îles­­

 




HUMOUR

 

 

 

Ouf ! Vingt années réussies !

Enfin, Tahiti-Pacifique fête son 20e anniversaire ! Vingt ans que nous vivons ; survivons ! Permettez-moi de saisir cette belle occasion pour, une fois encore, expliquer le pourquoi et comment des “tendances” de nos colonnes, la ligne éditoriale, qu’elle soit exprimée par Madame Simone Grand, Monsieur Beslu ou moi-même car, en général,
le « bruit de fond » de ces opinions est similaire.
Pour comprendre la ligne éditoriale de Tahiti-Pacifique, il faut se replacer dans le contexte des rapports de force, de pouvoir, tels qu’ils ont existé à Tahiti ces vingt dernières années.

De 1984 à 2004, la France a laissé se mettre en place un système dans lequel tous les pouvoirs de décision ont été placés entre les mains d’un seul homme, le président Flosse. La Polynésie française étant alors une vaste ville de garnison alimentée par le transfert de fonds publics depuis la métropole vers l’administration du Territoire. La Présidence de Tahiti opère depuis un contrôle prédominant sur l’économie, car tous les grands contrats et l’octroi de défiscalisations ne se font qu’avec l’accord des leaders politiques et, au fil du temps elle a aussi “territorialisé” les grands secteurs (communications, électronique, transport aérien international, services, etc.), une “fonctionnarisation” de l’économie que nous payons très cher aujourd’hui en nous retrouvant face aux dettes des SEM ou EPIC pillées par les politiciens et leurs copains coquins. Sans parler des “liens obscurs” obligés entre le pouvoir, quel qu’il soit, et certaines grandes sociétés. Au-delà de cette mainmise du politique sur l’économie, il faut ajouter jusqu’en 2004 le quasi monopole des médias « légitimistes », journaux comme télés, alimentés par le juteux marché de publicité des officines ou entreprises territoriales, un immense pactole d’argent public alors
“distribué” par un certain Hubert Haddad. Le pouvoir de Tahiti avait alors à sa botte une véritable “machine” de propagande dirigée par une
dizaine d’employés à la cellule “informations” de la Présidence qui publiaient, entre autres, deux périodiques, deux sites et une lettre Internet. Face à ce monstre, et comme tout cela n’est toujours pas suffisant, le pouvoir a même créé sa propre chaîne de télévision, TNTV, puis sa propre agence de presse !
Face à un tel “bulldozer” aux moyens illimités et qui souvent ne reculait pas devant la “transformation” de l’information, il n’y avait que deux radios (Tefana et Radio 1), une télé éphémère (Téléfenua) et quelques hebdomadaires politiques (L’Echo de Tahiti Nui et le Toere) tout aussi éphémères et, bien sûr Tahiti-Pacifique. Un contrepoids, même s’il était tout petit, presque dérisoire, qui pourtant énervait fortement les mercenaires du président Flosse, au point de nous faire suivre pendant sept années pour tenter de découvrir nos “sources”, puis de créer leur propre agence de
presse. Il est à noter qu’à cette époque, beaucoup de fonctionnaires de Tahiti évitait d’acheter notre magazine pour ne pas être « fichés » comme “opposant”, alors fatal pour la “carrière”.
Le « Taui » de 2004 arrêta les filatures et la « peur » mais, hélas, ne changea pas le “système” car bien vite il se révéla qu’en fin de compte le nouveau pouvoir voulait surtout juste occuper à son tour les postes et fonctions aux juteuses rémunérations, une vénalité honteuse qui offre l’explication de l’instabilité politique de ces sept dernières années. Tahiti-Pacifique n’a jamais été populaire ni avec le Tavini ni avec Tong Sang, bien au contraire, car nous avons continué de dénoncer les dérives et les marchandages des nouveaux venus qui n’acceptent pas la critique.

L’autre constante de Tahiti-Pacifique est notre combat (de Don Quichotte ?) pour tenter de préserver à la Polynésie les valeurs qui ont engendré sa grandeur et sa réputation, son mythe. Là encore, pratiquement tous nos lecteurs semblent approuver, surtout ceux qui connaissent bien Tahiti. Sous peine de nous répéter, notre raisonnement est basé sur la
question suivante : pourquoi dans nos îles si isolées, perdues au milieu du Pacifique et jusqu’il y a peu régies par des lois simples, n’a-t-on pas été capable d’inventer, d’imaginer et mettre en place un type de société qui serait en harmonie avec son environnement et sa population au lieu de
calquer le système d’un pays industrialisé d’une autre culture et d’un autre climat qui a depuis longtemps apporté la preuve qu’il ne mène ni au bonheur, ni à une société harmonieuse ? Le résultat, confirmé chaque jour, est que la population polynésienne se voit de plus en plus marginalisée, prolétarisée sous prétexte de “modernisation”.

Mais comment avons nous donc réussi à survivre vingt années, alors que tous les autres périodiques, hebdomadaires comme mensuels, ont périclité ? Tout simplement en respectant le lecteur, en gérant au plus serré, en maintenant notre ligne éditoriale, en offrant une information fiable et vérifiée, en maintenant notre indépendance (jamais un seul “publi-reportage”, jamais le moindre engagement politique). C’est-à-dire l’indispensable, car un magazine n’a pour seuls juges et maîtres que ses lecteurs, lesquels chaque mois “votent” pour lui en l’achetant. Or il semble que ceux-ci approuvent un tel choix puisque nos ventes se maintiennent et que 95% des abonnements sont renouvelés, généralement avec des mots d’encouragement.

Mais le temps s’écoule inexorablement, le monde change à une vitesse toujours accélérée, je deviens “vieux” et il est un moment où il faut savoir passer la main. Lorsque j’ai lancé Tahiti-Pacifique, c’était surtout pour me prouver que je j’étais capable de créer un journal ; je pense que vingt après la preuve a été faite. C’est la raison pour laquelle j’annonce ici officiellement que Tahiti-Pacifique cherche un repreneur, une personne plus jeune, plus dynamique et moderne, passionnée par ce magnifique et vaste “péi”, si riche en événements et rebondissements grâce à sa “caste” comme à sa population. Alors, s’il y a des candidats, qu’ils n’aient pas peur de nous contacter.
Merci vingt fois à nos nombreux lecteurs et abonnés fidèles depuis vingt ans, à nos annonceurs et à nos collaborateurs sans lesquels Tahiti-Pacifique aurait depuis longtemps disparu. Merci encore !
 

Alex W. du PREL
directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

1er mars - Le président Gaston TONG SANG a mis fin aux fonctions de six ministres de son gouvernement qui ont refusé de ratifier son
budget. Ont perdu leur marocains : Edouard FRITCH, vice-président, Teva ROHFRITSCH, ministre de la Reconversion économique, Teura IRITI, ministre de la Solidarité, Frédéric RIVETA, ministre de l’Economie rurale, Lana TETUANUI, ministre du Travail et Jean-Pierre BEAURY, ministre de la Jeunesse et des sports.
- La chambre de l’instruction de Papeete a rejeté la demande d’annulation de la mise en examen de Gaston Flosse, pour “complicité d’atteinte à la vie privée”, dans l’affaire du SED (Service d’études et de documentation). Elle a accepté la constitution de partie civile du journaliste Alex du Prel et de la juriste Annie Rousseau.

2 mars - A Moorea, 8 bus scolaires sur 13 sont immobilisés pour manquements à la sécurité.

4 mars - La frégate de surveillance de la marine française basée à Tahiti, le Prairial, appareille pour une mission d’un mois et demi dans l’océan Pacifique.
- Un homme âgé de 27 ans sans permis de conduire, ni assurance qui avait pris la fuite après avoir renversé un jeune lycéen est condamné
à deux ans de prison ferme.

5 mars - Fin de la grève à l’IIME, l’Institut d’insertion médico-éducatif. Le personnel a obtenu de conserver son régime privilégié de congés pour toute l’année 2011.
- Publication des chiffres du tourisme : en 2010, la Polynésie française a accueilli 153.919 visiteurs, baisse de 4,1% par rapport aux 160.447 touristes de 2009. Et ceci alors que l’Organisation mondiale du tourisme annonce que le nombre de touristes internationaux a augmenté de 7%
- 125e anniversaire de l’arrivée à Tahiti des premiers missionnaires de la London Missionary Society.

8 mars - L’assemblée de P.F. vote pour le retrait du budget publié le 1er mars au Journal officiel par Gaston Tong Sang.
- Visite officielle en Polynésie du secrétaire d’Etat aux affaires des Iles du Pacifique du gouvernement australien.
- Annonce officielle de nouvelle prison de Papeari de 8  milliards de Fcfp = 245 emplois permanents.

9 mars - Les hôteliers de Tahiti, plutôt sinistrés, protestent contre les nouvelles taxes.

10 mars - Le navire Tûranor de PlanetSolar, bateau propulsé par l’énergie solaire électrique arrive à Nuku Hiva. Depuis son départ des Galapagos, le Tûranor a mis 25 jours pour franchir 5.599 Km.
- Vente de l’avion ATR 42-500 de la PF, dit « Air Flosse One », à la société MK TEK Europe pour un montant de 6,2 millions d’euros, soit
740 millions Fcfp.
- Clôture de la Semaine de la emme à la présidence de Tahiti, en présence de toute la myriade d’organisations subventionnées.
- La gendarmerie découvre une plantation de cannabis sur l’île de Huahine. Le matériel horticole a été détruit sur le champ.

11 mars - Alerte au Tsunami après le séisme au Japon. La vague est imperceptible en Polynésie, sauf aux Marquises où deux maisons sont inondées à cause du ressac au fond d’une baie.
- Paralysie de l’économie à Tahiti suite aux alertes hystériques au tsunami lancées par les autorités.
- Mise en examen de Pierre CHANUT et du notaire Dominique CALMET dans une affaire d’escroquerie.

13 mars - L’appel de Teva ROHFRITSCH, ministre fraîchement limogé, pour une manifestation “ça suffit!” contre le gouvernement est un bide : seuls 200 obligés ont répondu.

14 mars - Les chefs des groupes professionnels de danse de Tahiti protestent contre les défaillances de l’organisation du Heiva 2011, dont les dates n’ont toujours pas été fixées, mais aussi les plans de réorganisation de la place Toata.

15 mars - Vives inquiétudes parmi la population de Polynésie au sujet d’éventuelles retombées nucléaires de l’accident du Japon, malgré que Tokyo est aussi éloigné de Tahiti que l’est Paris.
- Séminaire dans la ville de Pirae sur la cohésion sociale.

16 mars - Le GIE Tahiti Tourisme organise à Paris son workshop. Nouvelle stratégie annoncée : « Nous avons décidé de positionner nos campagnes de communication sur l’identité polynésienne ». Tahiti Tourisme a prévu de renforcer sa présence sur Internet.
- Fin du problème de ramassage scolaire à Moorea : 15 bus réquisitionnés sont arrivés sur l’île.

17 mars - Arrivée de deux nouvelles machines à rayon X au service de la perliculture, ce qui donne un total de 5 machines pour contrôler l’épaisseur de la couche nacrière des perles de
culture et garantir que cette couche soit au moins de 0,8 mm.
- Emile VERNAUDON, Georges PUCHON, Alphonse TERIIEROOTIRAI et Remi GALASSO (de Nouméa) sont mis en examen dans l’affaire d’attribution du cable sous-marin Honotua Tahiti-Hawaii à la société Alcatel.

18 mars - Visite de 17 élèves scolarisés dans la “Kamehameha School” de Hawaii au Conservatoire de Tahiti.
- Jean-Paul BARRAL et Jean-Alain FREBAULT, deux anciens présidents du conseil d’administration de l’OPT, sont à leur tour mis en examen  pour respectivement “atteinte” et “ complicité d’atteinte” à l’égalité d’accès au marché public, ou favoritisme, dans l‘affaire de la passation de marché entre l’OPT et la société Alcatel.
- Une semaine après le tremblement de terre, le gouvernement crée un centre d’information pour les touristes et les résidents soucieux de connaître l’évolution de la situation au Japon sur les vols internationaux disponibles.
- Après cinq années consécutives de suprématie de la commune de Arue, Punaauia remporte le
trophée Tortues d’Or avec un taux de captage de déchets recyclables de 57,5% en 2010.

19 mars - Dans le cadre de l’enquête de la passation de marché pour le câble Honotua par la Dnif, les anciens présidents du Conseil d’administration de l’OPT, Jean-Alain Frébault et Jean-Paul Barral, ainsi que le président de la Polynésie française, Gaston Tong Sang, ont été mis en examen.

21 mars - Émile VERNIER, président de l’Association pour la défense des intérêts des retraités actuels et futurs de la CPS (Adiraf), entame une grève de la faim pour protester contre la politique des élus.
- Gaston TONG SANG est mis en examen dans l’enquête sur la passation de marché du câble Honotua.

22 mars - L’agence de notation Standard
& Poor’s abaisse la note de la Polynésie française, celle-ci passant de BBB- à BB+.
- Les assises du service public, étape majeure du processus de refonte du service public de la Polynésie française, sont reportées au 26 avril.

23 mars - Manifestation à la place To’ata contre les plans et l’immobilisme du ministre de la Culture par 25 groupes de danse.
- “La dégradation de l’économie polynésienne s’est poursuivie en 2010 dans le prolongement de 2009”, note l’IEOM.

24 mars - Dépôt d’une motion de défiance contre le gouvernement de Gaston TONG SANG. La motion propose le chef de file de l’UPLD, Oscar TEMARU, comme nouveau président de la Polynésie française.
- Arrivée du navire photovoltaïque « Tûranor PlanetSolar » à Papeete.
- Ouverture du Salon nautique de Tahiti. 

25 mars - La Cour des Comptes de Paris
a annulé le jugement rendu par la CTC (Chambre territoriale des comptes) dans le dossier des différents emplois cabinet mis à disposition
de communes ou de syndicats sous la présidence de Gaston FLOSSE.
- Le ministre de la Culture annonce finalement les dates des festivités du Heiva 2010.
 
26 mars - Le ministre Mita Teriipaia plie face aux manifestations des groupes de danse et renonce à réaménager la place Toata.

30 mars - Inchangée depuis 1938, la réglementation polynésienne sur les armes à feu s’aligne sur la métropole.

31 mars - Au cours du Conseil d’administration de l’Université de Polynésie, la présidente Louise Peltzer, accusée de plagiat et désavouée par presque tous les enseignants de l’Université, a annoncé sa démission qui sera effective le 29 juin 2011.
- Suite à le démission de Mgr Hubert
Coppenrath (en 2005), le révérend père Bruno Ma’i a été nommé par le pape administrateur apostolique du diocèse de Papeete.

1er avril - La motion de défiance contre le gouvernement de Gaston TONG SANG est adoptée par 29 voix. Oscar TEMARU, chef de file de l’UPLD (Union pour la démocratie) lui succède à la tête de l’exécutif tahitien.

 AdP


Evénements dans le Pacifique Sud

Port Vila, 1er mars - Des secours alimentaires arrivent enfin à Tafea – Six semaines après le passage du cyclone Vania et deux semaines après celui du cyclone Atu dans cette province au sud de l’archipel du Vanuatu, deux bateaux sont arrivés et la distribution de vivres a commencé. Les 35.000 habitants des îles d’Erromango, d’Aniwa, d’Anatom et de Futuna ont été sérieusement touchés par ces deux cyclones.

Port Moresby, 1er mars - Nouveau meurtre d’une femme accusée de sorcellerie en Papouasie Nouvelle-Guinée – Ponctuellement, des femmes pour la plupart sont tuées et meurent dans des conditions atroces après avoir été accusées de sorcellerie à la suite d’une mort inexpliquée. C’est encore une fois le cas avec le meurtre d’une femme de la province de Morobe soupçonnée d’être à l’origine de la mort d’une lycéenne le mois dernier à Lae. Des hommes masqués sont allés chercher leur victime dans sa maison. Ils ont arrosé d’essence cette soi-disant sorcière pour la mettre au centre d’un bûcher préparé avec des vieux pneus de voiture. Les assassins ont ensuite mis le feu au bûcher.

Bougainville, 3 mars - L’épave du Lockheed 10E Electra de la célèbre navigatrice américaine Amelia Earhart aurait été localisée à 70 mètres de profondeur sur un récif de l’île de Matsungan, au nord-ouest de Bougainville. La pilote s’est abîmée en mer le 2 juillet 1937 après son décollage de Lae, la capitale de la
province papoue de Morobe. L’Américain Ric Gillespie, qui a passé 22 ans à chercher l’épave, affirme que le Lockheed est partout sauf en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les dernières transmissions radio
et d’autres indices montrent qu’Amelia Earhart
aurait atterri sur l’atoll de Nikumaroro dans le centre du Pacifique. Elle et son navigateur seraient ensuite morts de faim et de soif.

Port Vila, 3 mars - L’Union européenne débloque 123 millions d’euros, destinés aux Etats insulaires du Pacifique pour faire face aux conséquences du changement climatique. En échange le bloc européen compte sur le soutien des pays du Pacifique dans les négociations internationales sur le climat. Cet argent sera affecté à la prévention des catastrophes comme le déménagement des hôpitaux plus en hauteur, loin de la montée des eaux.

Wellington, 6 mars - Une décennie pour reconstruire Christchurch – Le gouvernement néo-zélandais estime qu’il faudra plus de 10 ans pour reconstruire cette ville où le séisme du 22 février a condamné à la démolition 750 bâtiments. 900 autres ont été endommagés. Le dernier bilan officiel pourrait toutefois dépasser
240 morts.
Port Vila, 6 mars - Le nouveau ministre des Affaires foncières du Vanuatu a décidé de faire le ménage dans les procédures d’administration de délivrance des baux fonciers. Tout le mécanisme d’attribution des terres à des complexes hôteliers, des expatriés pour la plupart, est maintenant bloqué. Les maisons et villages résidentiels privés et les complexes se multiplient le long des côtes et les habitants locaux doivent aller de plus en plus loin pour trouver une plage publique.

Port Moresby, 8 mars - Fonction publique fantôme en Papouasie-Nouvelle-Guinée – En ce moment, l’administration possède un chef de la police par intérim, un chef des services correctionnels par intérim, un secrétaire de la planification nationale par intérim, un vérificateur général par intérim, ainsi qu’une multitude de postes par intérim dans les agences et les services gouvernementaux. Les Services de gestion du personnel  n’ont pas de registres des feuilles de paye qui permettraient de savoir combien de personnes travaillent exactement dans la fonction publique.

Canberra, 9 mars - La fréquentation de la
destination Australie par des ressortissants chinois a battu des records au cours du mois de janvier 2011, avec des taux de croissance de pas moins de 63%
par rapport à janvier de l’année précédente. La Malaisie a aussi enregistré une forte hausse de sa
fréquentation de la destination Australie, avec +25% pour la même période.

Suva, 9 mars - Mystérieuse épidémie à Rotuma –
50 étudiants de l’île polynésienne de Rotuma ont contracté une maladie mystérieuse. Leurs symptômes ressemblent à ceux de la grippe : fièvre, courbatures, certains mêmes étaient incapables de marcher.

Vancouver, 10 mars - L’association Sea Shepherd se concentre sur les activités des chasseurs japonais dans le Pacifique Sud. Et en février, les baleiniers japonais ont mis un terme à leur saison de chasse un mois plus tôt que d’habitude, découragés par le harcèlement sans relâche du bateau de Sea Shepherd. Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, annonce d’ores et déjà que si les Japonais changent de terrain de chasse et se rabattent sur le Pacifique nord-ouest, à 370 km au large du Japon, Sea Shepherd sera au rendez-vous.

Honolulu, 14 mars - Après trois années difficiles, le tourisme n’est plus en crise à Hawaii. Tout cela grâce à la faiblesse du dollar. Les touristes Japonais sont de retour. Par exemple, sur Oahu, l’île principale où se trouve Honolulu, après la crise de 2007-2010, les hôtels ont aujourd’hui un taux d’occupation de 80%.

Honiara, 15 mars - Le coprah rapporte gros – Les
45.000 producteurs de coprah se frottent les mains,
le cours mondial du coprah est élevé. Selon la
Banque centrale des Iles Salomon, le prix de la tonne a augmenté de 17,3% au cours du mois de janvier, pour atteindre 1.354 dollars américains (125.000 Fcfp) la tonne, un record. Et aux Iles Salomon, le prix du kilo de coprah a été multiplié par trois en un an. Ce boom du coprah s’explique par une forte demande internationale.

Auckland, 15 mars - Actions d’Air New Zealand en chute libre – Le tremblement de terre de Christchurch en Nouvelle-Zélande et le séisme dans le nord-est du Japon signifie que la compagnie aérienne ne devrait faire aucun bénéfice lors du deuxième semestre de l’année financière. Les répercussions de la catastrophe de Christchurch sont beaucoup plus importantes que prévues. En 2010, près de 88.000 Japonais ont visité la Nouvelle-Zélande.

Suva, 15 mars - La qualité du bois d’acajou fidjien est réputée dans le monde entier et Fidji possède la plus grande forêt d’acajous de la planète. En 2010, Fidji
a exporté près de 10 millions de dollars d’acajou
en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis
et en Europe.
Honolulu, 15 mars - Le tsunami japonais a fait beaucoup de victimes à Midway, atoll situé à l’extrémité nord-ouest de Hawaï. 1.000 albatros de Laysan adultes et des milliers d’oisillons ont été soit noyés par la vague du tsunami, soit enterrés sous une montagne de décombres.

Port Moresby, 15 mars - L’aéroport de Kavieng, capitale de l’île de Nouvelle-Irlande, est bloqué par des manifestants. Les propriétaires traditionnels du terrain de l’aéroport et de la ville affirment qu’ils ne partiront pas tant que le gouvernement papou ne leur aura pas versé 1,7 million de dollars US. C’est le montant de leur compensations pour l’utilisation de leurs terres traditionnelles, estiment-ils. Et le gouvernement papou s’est engagé à leur verser ces compensations… il y a 15 ans, au moment de la construction de l’aéroport.

Suva, 20 mars - Les banques ANZ et la Westpac ont été récemment accusées par le Conseil des consommateurs fidjiens de faire de « 15 à 20 fois plus de profit
à Fidji que leurs maisons-mère en Australie. »

Port Moresby, 21 mars - Tous les ans, en Papoua- sie-Nouvelle-Guinée, près de 800 personnes meurent
de paludisme, maladie transmise par le moustique.


Nuku’alofa, 21 mars - Le royaume de Tonga ne se remet pas de la crise financière globale et l’économie devrait  se contracter pour la troisième année consécutive. L’économie s’est encore affaiblie davantage avec une baisse substantielle des revenus à l’exportation des produits agricoles. Les pratiques corrompues et largement répandues affectent les revenus des entreprises d’Etat. Sur 13 entreprises publiques, souligne-t-il,
7 sont dans le rouge.

Suva, 21 mars - 630.000 visiteurs internationaux
se sont rendus aux îles Fidji en 2010 soit +16%
par rapport à l’année précédente. Un nombre croissant
de visiteurs sont en provenance d’Inde, de Russie
et de Chine.

Port Moresby, 22 mars - Officiellement, il s’agit de faire des plantations de palmiers à huile. Mais officieusement, il s’agirait plutôt d’exploiter la forêt primaire papoue, peuplée d’essences de bois rares. Depuis quelques mois, le gouvernement papou distribue des licences agricoles spéciales à des entreprises principalement étrangères. Résultat : 5 millions d’hectares de forêts primaires sont actuellement exploités. Cela représente en tout 10% de la surface des forêts du pays. Et bien sûr, les propriétaires traditionnels de ces forêts sont furieux.

Sydney, 23 mars - Du jamais-vu depuis 29 ans.
Le dollar australien a dépassé les 103 cents américains lundi dernier. Le précédent record remonte à 1982. Selon les analystes, le dollar a bénéficié d’une hausse des prix des matières premières et d’un apaisement
des craintes concernant le risque de fusion nucléaire
au Japon.

Nuku’alofa, 1er avril - La justice du Tonga a
vendredi reconnu coupables d’homicide involontaire quatre responsables impliqués dans le naufrage
du ferry Princess Ashika qui avait fait 74 morts, au terme du plus grand procès jamais tenu dans cet
archipel du Pacifique. Le directeur de la compagnie de ferry, le capitaine du bateau, son second et un haut fonctionnaire ont été reconnus coupables d’homicide involontaire par négligence, pour le naufrage d’un ferry le 5 août 2009. Les condamnés risquent dix ans de prison. La compagnie nationale de ferry a elle aussi été reconnue coupable et devrait être condamnée
à payer une lourde amende.
 

 

avec Pierre Riant à Radio Australie


 

Le navire à grande vitesse Godzilla, de l'organisation écologiste Sea Shepherd, a fait escale à Papeete. Créée par le capitaine canadien Paul Watson, l’association Sea Shepherd s’attaque aux “pillards” de la mer.  En février, deux de ses navires ont traqué et harcelé les chasseurs de baleines japonais dans le Pacifique sud, réussissant à faire avorter  la prétendue campagne de chasse “scientifique” et à persuader les baleiniers de rentrer au Japon.
Ph. DR 

 

 Une prière œcuménique en mémoire des victimes du tremblement de terre et du tsunami qui ont frappé le Japon le 11 mars dernier, a eu lieu dans les jardins de l'Hôtel-de-Ville de Papeete. Plusieurs personnalités étaient présentes pour cette cérémonie organisée par la mairie de Papeete et l'association SOS Japon qui a lancé différente collectes de fonds. Ph. TPM

 

 
A Tahiti, mais surtout dans certaines îles et atolls, des sortes de quads gagnent en popularité car elles sont très économes, une bonne idée lorsqu’on sait que le prix du pétrole à la pompe va bientôt flamber. Ph. TPM.