N° 261, mars 2013


­­4    Clin d’œil
 5    Editorial
 6    Courrier des lecteurs
 7    Actualité   
 9    Confidences
10    Que proposent les partis ?
13    Baromètre
15    1958 : procès de Pouvanaa
22    Queen Elizabeth à Tahiti
24    BD
25    Carnaval de Nice
26    Affaire du SED
27    Iaorana de Simone
28    LoLo
30    Nouvelles écluses à Panama
33    Mesurettes à l’assemblée
34    Peintres oubliés
36    Justice : R. Tuheiava « blanchi » ?
37    CIA à Clipperton
38    Libre opinion
39    Polynésiens en Amérique
41    Encore du courrier
43    Histoire de Ko‘oka
44    Nouvelle : Baie de Matavai
48    Les événements du Pacifique en février
49    Les événements de Tahiti en février
50    Balises des îles­­



 



HUMOUR


 

 

 

Mutations monumentales et… incomprises

Tahiti, comme l’Europe d’ailleurs, ne se rend pas compte de l’évolution rapide qui bouleverse le monde, et par la même, nos îles. Le symptôme le plus marquant de cette évolution est que le monde moderne nécessite de moins en moins de main-d’œuvre, et cela au moment même où la population mondiale (et celle de Tahiti) explose, d’où un “effet ciseaux” qui crée un chômage croissant qui a peu de chances d’être résolu. Et dans cette évolution se trouve un grand « responsable » que personne ne soupçonne ni accuse : les ordinateurs et l’électronique.
Je m’explique en prenant le magazine Tahiti-Pacifique comme exemple. Créé voici 23 ans, il avait alors été seulement été possible grâce à une toute nouvelle génération d’ordinateurs et de logiciels qui permettaient une mise en pages directe sans avoir besoin de machines à écrire, de sténographe, de compositeurs typographiques (lettres en plomb), de producteurs de plaques, etc. Pour les films offset, il fallait alors toujours aller voir un photograveur, mais les scanneurs de bureau, arrivés en 1994, vite suivis par les logiciels de PDF, abolirent tout aussi rapidement ce métier qui fut absorbé par les imprimeurs. Ceci arriva en parallèle avec l’arrivée de la photographie numérique : plus besoin de développer des films, plus besoin d’agrandisseur, de technicien, de produits chimiques, l’image va directement de l’appareil vers la mise en page, en passant par l’ordinateur. L'imagerie numérique a sonné le glas de la chambre noire. Des gigantesques usines de films argentiques ont fermé leurs portes au Japon, en Allemagne et aux Etats-Unis, des marques mondiales telles Kodak, Fuji ou Agfa ont disparu. Très vite, les logiciels de correction, de traduction ont vastement facilité – et accéléré l’écriture. La reconnaissance optique des caractères a remplacé les cliquetis des machines des secrétaires. Les nouveaux systèmes informatiques évoluant, le contrôle du produit final se fait désormais à la rédaction et a aboli la salle de composition. L’arrivée d’Internet a encore davantage bouleversé – et bouleverse toujours – le monde du journalisme. Plus besoin de vaste bibliothèque pour rechercher ou vérifier pendant des heures des informations, plus de « Quid » ni de gros « Larousse » car des sites Internet du genre Wikipedia sont instantanément accessibles et offrent une diarrhée d’informations et de détails insoupçonnables il y a 10 ans encore.
Le fax, datant pourtant que de 25 ans, et les lettres ont été remplacés par les courriers électroniques avec leurs fichiers attachés, et grâce à la téléphonie IP, il est 10 fois moins cher d’appeler un téléphone fixe en France ou en Chine qu’à Papeete, et on peut même se voir en parlant. Ces jours-ci, pratiquement tous les anciens métiers de bureau des médias ont été abolis pour être regroupés en un seul travail, celui de rédacteur en chef.
Et même plus besoin d’apporter les films à l’imprimerie, on envoie juste le produit fini sur un fichier PDF.
Tout cela signifie que dorénavant les rédacteurs sont devenus de typographes, des correcteurs et des compositeurs, également tenus de gérer les fichiers d'images électroniques. Avec ces fonctions supplémentaires, leur temps est devenu de plus en plus fragmenté et les risques d'erreurs ont augmenté de façon exponentielle.
Le rôle du journaliste a changé aussi. En plus de générer une copie formatée, il agit également en tant que photographe grâce au numérique. Sur un plan beaucoup plus large, cette révolution vécue ces 20 dernières années, inégalée depuis l’invention de l’imprimerie par Gutenberg en 1439 et qui a transformé la presse, est aussi vite devenue la norme dans tous les autres éléments de l'industrie de l'édition. Le monde des livres, des grandes maisons d’édition trop souvent hautaines car chasses gardées pour une “élite”, commencent à leur tour à être chamboulés par l’avènement du livre électronique qui permet à tout un chacun de publier son livre sans la censure des éditeurs, surtout grâce à « l’impression à la demande » diffusée par Internet. Ces nouvelles industries, en fait, sont issues uniquement d’idées, de cerveaux qui ont inventé des moyens innovants d’utilisation des nouvelles technologies pour simplifier (et surtout démocratiser) l’industrie du livre.
Le plus grand obstacle à l'utilisation de la nouvelle technologie sera en fin de compte l'homme, c’est-à dire celui qui ne maîtrise pas ces outils révolutionnaires. Des “disciplines” qui doivent être apprises avant que les outils nouveaux puissent être utilisés, mais l’apprentissage est en fait facile car tout ce qui est numérique est basé sur la logique et le “oui-non”.
Hélas, trop souvent l'ordinateur est considéré comme une fin en soi, et non comme un puissant outil pour l’essentiel intuitif qui permet de simplifier et d'améliorer les tâches traditionnelles. C’est-à-dire que cela s’apprend non sur un banc d’école, mais tout seul ou avec les copains en pratiquant et par la curiosité innée ; il suffit d’observer les nouvelles générations manier leurs “IPad”, consoles ou “smartphones” pour s’en rendre compte. Tout comme il faut réaliser que toute cette nouvelle immense industrie planétaire de l’électronique a été inventée et créée non par des professeurs savants, mais par de jeunes autodidactes (Steeve Jobs et Bill Gates en sont les exemples), n’en déplaise aux adorateurs et promoteurs des diplômes, documents qui aujourd’hui, hélas, servent trop souvent à exclure une fraction des jeunes (“t’as pas de diplôme, va-t’en”) qu’à assurer un espoir d’avenir productif et intelligent.

Alex W. du PREL
directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

2 février - La famille Degage, armateur des Moorea ferrys, annonce la création de la compagnie Tahiti Air Charter. Elle va acquérir six Cessna -dont cinq hydravions - pour 800 millions Fcfp afin de faire du charter vers toutes les îles (vingt hydrosurfaces seraient en cours de validation). Ses appareils seront basés à Bora Bora et Moorea.

5 février - Les professionnels du tourisme protestent contre le projet du GIE Tahiti Tourisme qui veut veut donner l'exclusivité de la destination Polynésie, comme agent touristique en Chine, au groupe chinois Target Resource Holding, inconnu dans le monde du tourisme.
- Fausse alerte à l’enlèvement d’enfant à Tahiti.
- Bilan sur la délinquance en 2012.  Elle recule de -4,47% en zone gendarmerie et augmente de 20,7 % en zone urbaine. Les violences en milieu familial sont "considérables". Le taux de mortalité sur les routes est deux fois supérieur à celui de la métropole.

6 février - Le tribunal administratif annule le contrat de la Maison de la Perle avec Gaetano Cavalieri. Il sera indemnisé, après accord, à hauteur de 22 millions Fcfp.
- Le groupe Tahoeraa Huiraatira, à l’Assemblée de Polynésie française, est officiellement passé de 9 à 14 membres.
- Création de classes de mandarin à l'Université de Polynésie française.

7 février - Oscar Temaru annonce que la demande de réinscription a été acceptée à New York.
- Polémique entre Flosse et Temaru sur la réinscription de la Polynésie sur la liste des pays non autonomes étudiée à l'ONU.
- L’assemblée de PF décide que la Sofidep pourra participer à la Tahiti Nui Jingmin Ocean Farm.
- Le secrétariat de l'Assemblée générale de l'ONU enregistre la requête déposée par trois pays du Pacifique, Nauru, Tuvalu et les Salomon.
- Visite officielle du haut-commissaire de la République à Raivavae.
- La cour d'Appel de Papeete rend sa décision dans l'affaire des emplois fictifs de la présidence du Pays sous Flosse. Condamné à de la prison ferme en première instance, le sénateur voit sa peine allégée : 4 ans avec sursis, 15 millions Fcfp d'amende et 3 ans d'inéligibilité. Bruno Sandras est également condamné à trois ans d'inéligibilité.
- Mission à Mahina de cinq experts du programme régional océanien de l'environnement "afin de l'aider à juguler la présence de la petite fourmi de feu sur son territoire." Les experts seront sur le terrain pendant 15 jours et élaboreront "un plan opérationnel pour une meilleure gestion de ce problème."

8 février - Création de Tahiti Pearl Consortium, une nouvelle SEM.
- L'assemblée générale extraordinaire de la CSIP nomme Cyril Legayic "conseiller technique et juridique" en dépit de sa mise en examen pour corruption et abus de confiance dans l'affaire Ravel.

10 février - À cause d'une présentation hors délai de leur compte de campagne aux dernières législatives, le Conseil constitutionnel a déclaré inéligibles l'ancien ministre de la Santé Nicolas Bertholon (pour un an), Gaston Tetuanui et le Front national Eric Minardi (pour trois ans).
- Visite de Ted Wilson, président mondial de l’Eglise Adventiste.

11 février - Annonce de la fréquentation touristique en décembre 2012 : + 8.2% en cumul.

12 février - La 10e édition du Fifo (Festival international du film océanien) ouvre ses portes.
- Grève à l'hôtel Le Méridien de Bora Bora.
- Le gouvernement étend la liste
des produits de première nécessité et celle des produits de grande consommation : "légumes locaux, certaines viandes congelées, céréales de petit déjeuner et lessive en poudre deviennent des PPN au 1er mars. Certaines conserves, la viande hachée surgelée, la purée en flocons, le soyou et certaines pièces détachées automobiles deviennent des PGC". En perte fiscale, on chiffre cette extension à 464,2 millions Fcfp.

13 février - Le ministre James Salmon est à son tour en garde-à-vue ; son ancien conseiller, Jean Chin Foo, qui aurait reconnu avoir touché 26 millions Fcfp de Ravel lorsqu'il travaillait sur la convention de transport des hydrocarbures,  est écroué et son chef de cabinet mis en examen. Bill Ravel est sous le coup d'une nouvelle mise en examen.
- Un aide-comptable de la quincaillerie "Ets Michel" à Papeete a détourné 63 millions Fcfp en quatre ans.
 
15 février - Fifo : Aux enfants de la bombe remporte le grand prix du Jury.
- “Pareu Day” : journée du pareu à Papeete.

16 février - L'assemblée de PF vote à l'unanimité la résolution pour demander la révision du procès de Pouvanaa a Oopa.

18 février - Fin de la grève au Méridien de Bora Bora.

19 février - Michel Buillard, maire de Papeete, rejoint le Tahoera’a de Flosse. Bruno Sandras, maire de Papara, est exclu du parti A Ti'a Porinetia.
- Tiki Toa, la sélection de beach
soccer de Tahiti, bat 8 à 3 l'équipe de France qui avait été championne du monde de la discipline en 2005.

20 février - Tournage à Bora Bora de l’émission de télé-réalité américaine The Amazing race, diffusée sur CBS.

21 février - PMT-Vodafone obtient le droit d'émettre sur les fréquences 2G.

26 février - l’Etat est condamné à indemniser un ex-détenu de Nuutania.
- Hotu Vanilla remporte une médaille d'or et une médaille d'argent au salon de l'agriculture de Paris.
- Les prix des carburants en hausse pour les professionnels.

27 février - Edouard Fritch mis en examen pour détournement de fonds publics pour avoir versé des subventions à Radio Maohi.
- Hinarani de Longeaux, Miss Tahiti 2012, première dauphine de Miss France, est  embauchée par le sénateur Richard Tuheiava comme attachée parlementaire à Paris.

28 février - Le Queen Elizabeth fait pour la première fois escale à Tahiti. A son bord, 1 932 passagers et
993 membres d'équipage.
- L’Institut de la statistique en Polynésie française publie une analyse en tonnage au sujet de l'activité fret international à Tahiti, de 2000 à 2011. Les importations sont en chute constante depuis 2005.
AdP

AdP


Evénements dans le Pacifique Sud

4 février - Tragédie du Rabaul Queen : triste premier anniversaire que celui du naufrage du ferry Rabaul Queen qui a sombré au large de Lae, en Papouasie Nouvelle-Guinée, un deux février 2012. 140 personnes au moins ont trouvé la mort dans ce ferry surchargé et en dépit de l'ampleur de cette tragédie, la police n'a toujours pas lancé d'enquête pénale.  Le bilan exact des victimes n'a jamais été établi. Simon Kauba, le chef des Forces de police, indique que c'est un manque de fonds qui n'a pas permis aux policiers de recueillir des informations mais que des fonds ont maintenant été débloqués et qu'une enquête devrait commencer à la mi-février… Un an après le naufrage.
- PNG : des faux-fermiers siphonnent plus de 140 millions de dollars. Ils n'existent que sur du papier et ils ont réussi à détourner  143 millions de dollars des fonds du Plan national pour le développement de l'agriculture avec la complicité de fonctionnaires des services de la planification nationale.
- Les poissons rapetissent. Selon une nouvelle étude de la plus haute autorité scientifique australienne CSIRO, la pêche commerciale serait l'un des facteurs à l'origine d'une diminution de la taille des poissons. Ce qui est ennuyeux pour certains poissons qui deviennent plus vulnérables face aux prédateurs. Cette étude a ciblé cinq espèces de poissons australiens. 

5 février - PNG : la corruption contre-attaque. Des voleurs ont saccagé les locaux d'un Groupe spécial chargé de la lutte contre la corruption et volé des ordinateurs portables et des dossiers. Des hommes, une vingtaine environ, ont réussi à maîtriser trois gardiens de sécurité et à les attacher avant de défoncer la porte en acier robuste des locaux administratif de ce Groupe de lutte contre la corruption : Taskforce Sweep. Les enquêtes de Taskforce Sweep ont conduit à l'arrestation de douzaines de politiciens, de bureaucrates et d'hommes d'affaires au cours de ces 18 derniers mois.
- Les îles Cook ne réussiront pas leur pari.  Le pari d'éliminer les combustibles fossiles pour que les énergies renouvelables répondent à 100% aux besoins énergétiques du pays d'ici 2020. L'ancien président de la commission à l'Energie des îles Cook, James Beer,  estime que c'est un manque de ressources financières et techniques qui ne permettra pas au gouvernement d'atteindre sa cible en 2020.
- En 2012, 53 676 Néo-Zélandais sont venus s'installer en Australie, soit 1,5% de la population néo-zélandaise.

7 février - Un tsunami fait 6 morts et 3000 déplacés aux Iles Salomon après un puissant tremblement de terre de magnitude 8 sur l'échelle de Richter. Deux vagues de 1,50 mètre ont frappé au moins trois villages à l'ouest des îles Santa Cruz, dans la province de Temotu, directement au nord du Vanuatu.
- Les Iles Cook demandent l'extension des limites de leur plateau continental et donc de sa Zone économique exclusive au-delà des 200 milles nautiques. L'enjeu ce sont bien sûr les possibles ressources minières qui dorment au fond de l'océan à une encablure des Iles Cook. Une délégation menée par le secrétaire aux Affaires étrangères est à New York pour défendre ce dossier auprès de la Commission des limites du plateau continental, le bureau spécialisé de l'ONU. Le gouvernement des Iles Cook souhaite ainsi gagner 400 000 km2 de plateau continental.
- A Tonga, on s'inquiète de la baisse des fonds envoyés par la diaspora, principalement depuis la Nouvelle-Zélande. L'année dernière, ils ont envoyé en tout 63 millions de dollars. Mais l'argent envoyé par la diaspora a diminué de moitié en cinq ans. Ce sont donc les donateurs internationaux qui comblent le manque à gagner. La semaine dernière, le gouverneur de la Banque central tongienne a dit que la hausse des recettes du tourisme ne suffisait pas à compenser la perte, encore aggravée par la baisse des exportations.

8 février - Une jeune mère brûlée vive en Papouasie Nouvelle-Guinée. Cette jeune femme de 20 ans, mère d'une petite fille de
8 mois, a été accusée d'avoir tué un garçon par la sorcellerie. Les parents et proches de ce garçon ont brûlé la jeune maman à Mount Hagen, dans la région ouest des Hauts-Plateaux. En Papouasie Nouvelle-Guinée, selon les croyances locales, la mort naturelle n'existe pas. On ne meurt pas de paludisme ou de typhoïde. On meurt parce qu'un sorcier ou une sorcière vous a jeté un sort.
- Le touriste chinois numéro 2 en Australie.  Les Kiwis sont toujours en première place du nombre de visiteurs en Australie, un visiteur sur cinq est néo-zélandais. Mais actuellement, un touriste sur dix est chinois. Les Chinois détrônent ainsi la Grande-Bretagne, les États-Unis et le Japon. 630 000 touristes chinois ont visité l'Australie l'année dernière, ils étaient 190 000 en 2002. Augmentation aussi des touristes indiens qui sont passés de 45 000 en 2002 à 160 000 l'année dernière.

20 février - A Tonga, pendant dix ans, des dizaines de délinquants condamnés ont réussi à obtenir des visas pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Les autorités tongiennes effaçaient leur casier judiciaire pour pouvoir s'en débarrasser.

21 février -Amélioration des services maritimes au Vanuatu. Des services maritimes peu fréquents et capricieux avec des quais et pontons ravagés par l'eau et le vent. Pourtant,  ces transports maritimes sont essentiels à la santé économique des habitants qui vivent dans des îles éloignées de la capitale Port Vila, soit 80% de la population de l'archipel. La Banque asiatique de développement et le gouvernement néo-zélandais ont décidé d'investir dans un programme sur cinq ans de reconstruction des infrastructures. La facture est de 26 millions de dollars.
22 février - La police papoue fait le ménage. 87 policiers accusés de brutalité policière ont été limogés entre 2010 et 2012 suite à la décision de la hiérarchie d'appliquer sa politique de tolérance zéro vis-à-vis de cette violence. 73 autres ont été rétrogradés ou mutés pour les mêmes raisons.

26 février - Le tourisme en bonne santé aux îles Fidji. Les graves inondations de 2012 et un cyclone n'ont pas découragé les touristes. C'est lors des récompenses annuelles du tourisme que le Premier ministre a révélé que le nombre des touristes avait en fait augmenté entre entre novembre 2011 et novembre 2012. 578 000 en 2011 et 606 000 en 2012, 28 000 visiteurs de plus soit une augmentation de 4,8%. Et tout cela sans même compter le mois de décembre.
- Prolongation de l'espérance de vie en Papouasie Nouvelle-Guinée. La longévité moyenne des habitants dans ce pays était de 45 ans il y a 10 ans. Elle est désormais de 55 ans.

27 février - Samoa : l'opposition condamne la construction d'un casino. Le gouvernement a maintenant adopté une loi qui ouvre la porte aux maisons de jeux dans l'archipel et qui permet d'accorder des licences de jeux à des hôteliers qui seraient intéressés.

28 février - Le changement climatique pose un problème de sécurité aux îles Marshall. La montée du niveau des eaux associée au réchauffement climatique inquiète les quelque 50 000 habitants qui doivent maintenant faire face à des inondations. Les îles Marshall sont connues pour avoir servi de tremplin aux militaires américains lors des campagnes dans le Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale. La montée des eaux est en train de révéler des vestiges dangereux  du passé. Des munitions non explosées ont refait surface dans les plages du sud de l'archipel au cours de ces dernières années.

Des trésors biologiques dans les malles d'un consortium de scientifiques. C'est dans le cadre d'une mission sans précédent  pour documenter les richesses biologiques de la Papouasie Nouvelle-Guinée que les scientifiques en question ont collecté plus d'un million et demi de spécimens. La Papouasie Nouvelle-Guinée est
« l'un des derniers points chauds de la biodiversité mondiale », ont-ils déclaré lors d'une conférence de presse à Paris. Selon le Fonds mondial pour la nature, l'île de Nouvelle-Guinée ne représente que 0,5% de la masse terrestre, mais elle abrite 8% des espèces connues à l'échelle mondiale. 

avec Pierre Riant à Radio Australie



La chaîne de télévision américaine CBS a tourné deux scènes de la série télévisée The Amazing Race à Bora Bora. C’est une émission du genre Koh Lanta. (Ph. CBS.)


Belle célébration du Nouvel An chinois à Papeete.
(Ph. TPM.)


 Christian Karembeu, le célèbre footballeur, est venu à Tahiti pour présenter au Fifo son film intitulé Kanak, l’histoire oubliée, un docu-fiction qui retrace les débuts de sa carrière. Ce film pose plus globalement la question de l’identité océanienne dans un monde qui tend à s’uniformiser. (Ph. TPM)


Nouvelle mission pour Michel Charleux de recherches
archéologiques sur un site important de production d’herminettes en basalte sur l’île déserte de Eiao. (Ph. TPM)


 


DECEDE : Raymond Yxemerry, à l’âge de 96 ans, en France. Fondateur de l’hebdomadaire Le Courrier des E.F.O (Etablissement français de l’Océanie) en 1949, il fut expulsé en 1952 de Tahiti sur ordre du gouverneur. Yxemerry a été la victime de l’acharnement du procureur de Papeete qui monta une cabale contre lui, utilisant la mésaventure judiciaire parisienne d’un lointain parent pour faire croire au tribunal de Papeete que M. Yxemerry, aussi correspondant de l’AFP et du Monde, était cet escroc, acte alors d’autant plus facile que les communications avec la métropole étaient lentes et rares. En réalité, on reprochait à M. Yxemerry d’avoir dénoncé dans un article la campagne électorale menée par la sœur d’un ministre parisien à Tahiti grâce à des “frais de mission” ; mais aussi et surtout d’avoir été l’amant de l’épouse du gouverneur de l’époque. Rendre un gouverneur cocu suppose que l’on doit payer un prix ! Il fut donc expulsé manu militari vers la métropole où, par la suite, il mena une brillante carrière d’écrivain, publiant des dizaines de romans populaires. Raymond Yxemerry attendit que tous les acteurs de la pantalonnade judiciaire tahitienne fussent décédés avant de narrer son aventure sous le pseudo de Teikimatua dans un livre, La Tavana (Editions Au Vent des Îles, Tahiti), en 1999. Toute la rédaction de Tahiti-Pacifique présente ses sincères condoléances à sa veuve et à ses nombreux amis.

AdP