N° 268, novembre 2013


­­4    Clin d’œil
 5    Editorial
 6    Courrier des lecteurs
 7    Actualité
 9    Confidences
10    Tourisme
11    Moni
12    Humour
13    Baromètre
14    Image
15    Scandaleux CET de Paihoro
16    Nouvel hôtel de Tetiaora
17    Arrêter le massacre
18    Energie solaire
19    Iorana de Simone
20    A la cour
23    Chronique de deux mondes
26    Bande dessinée
27    The Best of LoLo
28    Agriculture et quotas
30    Exportations d’oranges
33    Bilan de René Dosière
39    Le paradoxe du haut-conseil        
40    Tendance
41    Nouvelle : Le Ragoût
48    Les événements du Pacifique en octobre
49    Les événements de Tahiti en octobre
50    Balises des îles­­

 



HUMOUR


 

 

 

Une mosquée à Tahiti grâce à l’Eglise catholique

On avait pensé que le grand événement du mois d’octobre en Polynésie française aurait été la venue d’un imam dans nos îles pour y mettre en place d’une mosquée à Tahiti, mais finalement ce sera la présentation au débat du budget 2014 qui nous semble le plus important. En effet, les discours révèlent encore une fois que le système économique qui sévit depuis 1964, donc depuis 50 ans, depuis deux générations et qui a mené la Polynésie française dans une impasse, est gravé dans les cerveaux des leaders politiques, quelle que soit leur mouvance, d’ailleurs (lire pages intérieures).

Mais revenons à notre imam musulman, un jeune homme de 23 ans du nom de Hishan El Barkani, étudiant sans emploi, dit-il, qui a grandi en Seine (zone)-Saint-Denis (on dit aujourd’hui “le 9-3”). Il déclare être venu à Tahiti « sur une idée, comme ça, je me suis dit que je voulais aller à l’autre bout du monde et je me suis retrouvé à Tahiti ». Une fois arrivé dans nos îles avec épouse (une seule), il décide de monter un “Centre islamique de Tahiti” en enregistrant une association “Loi 1901”, puis loue un bureau vacants rue Paul-Gauguin, face à l’hôtel de ville de Papeete. Le 15 octobre, après avoir convoqué les médias, il inaugure le bureau rebaptisé en mosquée soudainement bien fournie, dotée d’un stock de livres de documentation théologique à la gloire d’Allah. Et pour bien enfoncer le clou, il a même converti une jeune dame de Moorea.
La réaction à Tahiti fut violente, surtout dans les réseaux sociaux sur Internet, monde moderne de la communication instantanée oblige. Faisant un amalgame entre islam et attentats (inutile de citer des exemples tant ils sont légion), les internautes (en grande majorité des expatriés métropolitains) se sont répandus dans une islamophobie qui a dû rendre jaloux les partis d’extrême droite. D’où vient donc ce rejet catégorique de l’islam à Tahiti, surtout qu’il n’y existe pas de banlieues difficiles peuplées par des immigrés, pratiquement aucun musulman ? Pour comprendre, il faut évoquer l’histoire : dans les années 1960 et 1970, avec la mise en place des essais nucléaires, Tahiti (comme la Corse) a connu une forte arrivée de Pieds-noirs expulsés d’Algérie lors de son indépendance et qui ne se plaisaient pas en métropole. S’y sont rajoutés quelques chrétiens libanais qui ont dû quitter leurs pays car menacés par les islamistes. Il est évident que ces personnes et leurs familles ne portent pas l’islam dans leurs cœurs. On comprend que ces personnes puissent ne pas être accueillants pour les prêcheurs d’une religion qui les a obligés de recommencer leur vie après avoir tout perdu. Ensuite, nos îles n’ont pas été épargnées par les journaux télévisés qui détaillent tous les attentats, meurtres et conflits menés sous prétexte de foi islamiste. Aussi, le problème de l’insertion de la massive émigration maghrébine en France est bien compris à Tahiti qui se félicite quotidiennement de ne pas avoir de telles tensions. L’Etat, qui contrôle les frontières à Tahiti, ne peut rien faire car elle est prisonnière du carcan législatif : l’imam est français comme l’est Tahiti et la Constitution garantit la liberté des cultes.
Pourtant, appartenance à la France oblige, depuis 50 ans il y a toujours eu des musulmans qui ont résidé à Tahiti, généralement des militaires ou des fonctionnaires de métropole. Souvent, leurs domiciles privés servaient de salles de prière, discrètement, et personne ne s’y est intéressé ni ne l’a contesté. Ce qui a surtout choqué, c’est que cet imam est apparu de suite comme un provocateur, convoquant les médias et soulevant des sujets en relation avec les tensions du Moyen-Orient, tel « il y a bien une synagogue à Tahiti, alors pourquoi pas une mosquée ? », de quoi mettre le feu à des « poudres » qui ne concernent nullement le Pacifique Sud. Tout comme l’opacité de l’origine de ses finances incite à tous les fantasmes. En plus, certains indices semblent indiquer qu’il puisse s’agir d’une provocation : tel ce message envoyé sur un site Internet le 26 janvier 2012 par un certain Abdallah sur le sujet « y a-t-il comme moi des musulmans a Tahiti ? » : « Salam alaikum. Tu as une méthode facile : à Tahiti à Pirae, le centre hospitalier du Taaone accepte toute l'année des spectacles religieux, des messes des chrétiens, tout ça, dans leur immense hall (regarde  www.chpf.pf). Et quand on leur demande ils disent que n'importe qui peut faire la demande, qu'ils ne regardent pas la religion. Ça c'est jamais vu dans un hôpital en France mais à Tahiti oui, ils sont très proches de la religion. Alors pourquoi pas se montrer sous la forme "d'un spectacle" avec des prières qu'ils prendront pour des chants et ensuite une lecture de passages avec une explication pour les ignorants qu'ils sont ? Et si l'hôpital refuse, plainte au procureur parce qu'ils acceptent les catholiques, protestants, évangéliques, mormons et pas à l'islam. Tu prépares, tu proposes une fois prêt et ils vont eux-mêmes en parler aux journaux et tout, et paf ! Des centaines de personnes touchées d'un coup ! Pense à ça. »

Et puis il y a le côté comique de cette affaire ! Car ce n’est pas la première fois que des religieux à la longue barbe et habillés de robes arrivent en catimini à Tahiti pour semer la zizanie. Cela s’était notamment produit en 1836 lorsque deux curés catholiques, les pères Laval et Caret, ont débarqué dans l’île toute fraîchement convertie au christianisme (protestants). Ils ont de suite été expulsés sur ordre de la reine Pomare IV. Ce qui devint l’excuse utilisée en 1842 par la France pour carrément annexer Tahiti à coup de canons et de chantage après que les Marquisiens avaient dégoûté l’amiral Dupetit-Thouars d’établir une colonie pénale sur leurs îles.
Alors, entendre Monseigneur Coppenrath, évêque de Tahiti, déclarer aujourd’hui « vous savez qu’il y a la liberté du culte, qu’on ne peut pas s’y opposer, ni même protester contre l’ouverture d’une mosquée. Maintenant, il y a quand même quelque chose d’inquiétant. Ce monsieur prétend qu’il est venu un peu par hasard ici, en réalité, il semble bien que derrière lui, il y a quelqu’un ou quelque chose puisqu’il a semble-t-il des fonds, en plus il y a aussi chez lui une attitude un peu conquérante. Il faut être évidemment sur ses gardes. Il n’est pas là seulement au service de la communauté musulmane ici, (...) il y a un côté alarmant, voyez par exemple, ce qui se passe en Irak, en Syrie, en République centrafricaine actuellement, au Mali, donc, il y a certainement un désir de certains milieux musulmans de conquérir le monde », ne peut que nous faire exploser de rire…
En effet, si Tahiti est française, donc si on ne peut pas renvoyer l’imam dans son “9-3”, c’est bien la faute de l’Eglise catholique…
Tenter d’importer une religion dont les règles imposent aux femmes le voile, le chador (si ce n’est la burqa) au pays des vahine, il faut oser le faire et bon courage.
Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Alex W. du PREL
directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

 1 octobre - La TVA sur les services passe de 10 à 13% et la CST (Contribution de solidarité territoriale) augmente.
- Bernard Dupraz, Délégué à la sûreté nucléaire, à Moruroa pour une mission qui concerne la rénovation du dispositif de surveillance géo-mécanique de l’atoll. Bruno Barrillot, ex-délégué polynésien pour le suivi des essais nucléaires, s’interroge :  «  Quels sont les systèmes de protection prévus pour le personnel ? »
- 650 candidats passent un concours pour intégrer la gendarmerie. 

2 octobre - Un rapport du Sénat affirme que la loi Morin (reconnaissance et indemnisation des victimes des essais nucléaires) ne fonctionne pas. A ce jour, quatre Polynésiens en ont bénéficié.
- EDT baisse ses tarifs de 1%, mais pendant huit mois seulement.
- Modification du code électoral : grâce à un amendement, les députés polynésiens obtiennent que les communes de plus de 3500 habitants conservent un scrutin majoritaire intégral. 

3 octobre - Le président Flosse, en visite à Moruroa, a constaté « le très bon état général de l’atoll et a vu une nature épanouie. Il a été frappé par l’importance et la beauté des forêts de aito ». De son côté, Bernard Dupraz, Délégué à la sûreté nucléaire, indique que les essais nucléaires entre 1966 et 1996 (41 essais atmosphériques, 137 essais souterrains) ont eu des retombées extrêmement faibles. Tout va bien !
- Collège de Bora Bora : « C’est pas un collège, c’est une poubelle », déclarent des parents d’élèves qui demandent sa reconstruction.
- “Conférence régionale pour une alimentation saine dans le Pacifique” à l’hôtel Radisson.

5 octobre - Une fillette décède à Toahotu après avoir été renversée par un chauffard ivre, en descendant d’un bus.

7 octobre - Une deuxième fillette meurt en descendant d’un bus, fauchée par un chauffard qui roulait sans permis, à Papara.
- L’“Association du peuple chinois pour l’amitié avec l’étranger” est en visite pour d’éventuels projets de partenariat.

8 octobre - Grève à l’hôpital du Taaone. Le syndicat Oe to oe rima réclame la titularisation de 390 salariés sans passer le concours de la fonction publique.
- Opération réussie au CHPF de la première greffe rénale réalisée sur le territoire.
- Le ministère de la Défense annonce que la zone géographique pour les demandes d’indemnisation pour les essais nucléaires (loi Morin) s’est étendue à toute la Polynésie.
- La CPS procède à des redressements visant des sociétés (Total, EDT…) sur plusieurs millions de francs de cotisations sur les avantages en nature versés aux salariés.

9 octobre - Une petite fille de 4 ans est retrouvée avec des marques de strangulation à la sortie d’une école maternelle de Taravao.
- Une délégation chinoise visite les infrastructures portuaires de Faratea.
- Sur le mont Temehani  (Raiatea), il ne resterait que 260 pieds de tiare Apetahi (contre 3000 en 1995).
10 octobre  - “Carrefour de l'emploi public” à l'Université.

11 octobre - Un homme est grièvement blessé dans sa voiture suite à un éboulement de rochers sur la chaussée, à Paea.

12 octobre - La CTC relève 9 milliards de perte en quatre ans chez ATN (mauvaise gestion du carburant, flotte surdimensionnée, etc.). 

13 octobre - Une jeune fille de 14 ans est égorgée par son père à Outumaoro (Punaauia).
 - Oscar Temaru est de retour de New York. Au sujet du référendum d’autodétermination, il affirme : « Il faut laisser le temps d’informer, d’éduquer cette population ».

14 octobre - La grève à l’hôpital est levée. Le principe de concours, internes et externes, pour intégrer la fonction publique est maintenu.
- Un broyeur de déchets de poissons est installé à Papeete pour les transformer en engrais.

15 octobre - Inauguration d’une mosquée dans le centre-ville de Papeete, à l’occasion de l’Aīd al-Kabīr, en présence d’un jeune imam de 23 ans et d’une trentaine de pratiquants.

16 octobre - L’ouverture d’une mosquée suscite un très vif émoi dans l'opinion tahitienne. La Présidence appelle “à ne pas tomber dans l'islamophobie”. La municipalité de Papeete interdit à l’association de l’imam d’organiser des rassemblements dans les locaux du centre-ville qui ne seraient pas conformes pour “accueillir le public pour l’exercice collectif et régulier d’un culte religieux”.
- Une femme proxénète qui tenait une maison close dans la vallée de Tipaerui est arrêtée.

17 octobre - Suite aux récents accidents mortels sur enfant (trois en deux mois), le pays décide de durcir les sanctions dans le code de la route.
- Les rotations du Maupiti Express entre Bora Bora et Maupiti sont arrêtées.
- L’“Etat Pakumotu” (une monarchie républicaine polynésienne autoproclamée indépendante en 2010) annonce la mise en circulation d’un milliard de Patu, une monnaie de sa fabrication. Le parquet de Papeete ouvre une enquête.

18 octobre - La mosquée de Papeete reste vide et ses portes closes pour la prière du vendredi. L'association de l’imam tente de régulariser sa situation au regard des obligations en matière de sécurité décrites par le code de l'Aménagement.
- Thomas Moutame, maire de Taputapuatea, refuse de se plier à la décision du Conseil constitutionnel qui estime que les maires ne peuvent pas invoquer la clause de conscience pour ne pas marier un couple homosexuel.
- Cinq baleines sont dans le port de Papeete.
- Les élus de l’assemblée votent le déplafonnement du taux de cotisation de la retraite tranche A des salariés : désormais, la limite du taux n’est plus inscrite dans la loi. En 10 ans, les dépenses de retraite ont augmenté de 140% alors que les recettes n’ont augmenté que de 77%. Depuis 2009, les cotisations ne couvrent plus les dépenses de l’année. Selon la CPS, pour que le régime des retraites tranche A soit à l'équilibre, il faudrait 74 000 cotisants et il n'y en a que 58 000.
20 octobre - Congrès du Tavini Huiraatira : Oscar Temaru est reconduit dans ses fonctions de président du parti. Il évoque la mise en place d’un “shadow government” et d’un Etat fédéral.

21 octobre - L’ONU adopte un projet de résolution pour une “éducation politique” de la population de Polynésie française.

22 octobre - La Cour de cassation rejette la demande de dépaysement du procès en appel de l’affaire dite Haddad-Flosse.

23 octobre - L’ISPF révèle que l’emploi salarié est en baisse constante en PF depuis fin 2007 avec 10 000 emplois perdus en six ans.
- La Cour d’Appel de Paris ayant mis un an à transmettre la condamnation au haut-commissariat de Polynésie française, Cyril Tetuanui (maire de Tumaraa, Raiatea) échappe à un an d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêts.
- La demande mondiale de poissons est soutenue et fait grimper les prix. Selon l’ISPF, les produits de la pêche exportés sont estimés à 1,6 milliard Fcfp en 2012 (86% de mieux qu’en 2011).

24 octobre - Ouverture de la foire agricole.

25 octobre - Le “pé’i” porte plainte contre l’“Organisation mondiale des secours” qui prétend être missionnée par l’ONU pour aider les plus nécessiteux en échange de temps de travail et d’une cotisation.
- Projet de loi de finances 2014 pour l’Outre-mer : la dotation globale d’autonomie (DGA) accordée à la PF baisse de 357 millions de Fcfp. Les députés polynésiens déposent des amendements.
-“Festival international de la Bounty” (Papeete).

26 octobre - Bercy propose la constitution de syndicats mixtes communes/“pé’i” pour permettre l'utilisation des anciens terrains militaires.

27 octobre - Thomas Moutame, ministre de l’Agriculture, souhaite diminuer les importations et augmenter la production locale.

28 octobre - Le procès en appel de l’affaire Haddad-Flosse est renvoyé au 23 juin 2014  par la cour d’appel de Papeete. 

29 octobre - L’Etat accorde une avance de trésorerie de 5 milliards Fcfp au “pé’i”, qui fera l’objet d’une convention.
- Le député René Dosière veut renforcer le suivi de l’État sur les finances publiques du “pé’i” et fait adopter un amendement pour que les 120 millions Fcfp estimés du coût de fonctionnement du Haut conseil instauré par Flosse soit retiré de la DGA.
- Le Conseil constitutionnel confirme l’inéligibilité de Clarenntz Vernaudon.

30 octobre - La CPS annonce une hausse des cotisations.
- L’IGAS (Inspection générale des affaires  sociales) veut un audit sur le RSPF (régime de solidarité).
- Plusieurs personnes sont affectées par un nouveau virus, le “Zinka”. 

31 octobre - Début du Débat d’orientation budgétaire (DOB) à l’assemblée.

JD


Evénements dans le Pacifique Sud

   2 octobre - PNG : l'interdiction de la noix de bétel entre en vigueur dans la capitale papoue afin  d’enrayer l'épidémie de tuberculose et de diminuer les cancers de la bouche.
- L'oiseau national du Samoa est en voie d'extinction. Un groupe d'ornithologues qui revient d'une expédition sur le terrain n’a aperçu qu'un seul manumea en dix jours.

4 octobre - Le Premier ministre australien, n'a jamais caché son scepticisme par rapport au changement climatique et dès son arrivée au pouvoir. M. Abbott a pris toute une série de mesures : démantèlement de la Commission du changement climatique, annulation de la taxe carbone. Autant de mesures qui suscitent l'inquiétude du président de Kiribati : « L'Australie n'est pas menacée dans l'immédiat par les conséquences du changement climatique, nous, les nations sans altitude, nous sommes menacées et nous n'avons pas d'autres choix que de prendre au sérieux les projections scientifiques ».
- Les Néo-Zélandais n'ont plus droit au statut de résident permanent en Australie. Les Kiwis peuvent rester indéfiniment en Australie mais à titre de résident temporaire et ils ne bénéficient plus des avantages sociaux accordés aux résidents permanents, alors qu'ils paient leurs impôts. En revanche, les Australiens qui arrivent en Nouvelle-Zélande bénéficient automatiquement du statut de résident permanent.
- Des Eglises du Pacifique, comme l'Église anglicane de Nouvelle-Zélande, se prononcent en faveur du mariage entre personnes de même sexe. Une position que ne partagent pas des Eglises de Fidji, des Îles Salomon, de Tonga, du Vanuatu et de Nauru.
- PNG : les ressortissants étrangers ne peuvent plus acquérir de titres de propriété foncière.

7 octobre - Vanuatu : des plongeurs, qui ont repéré des bombes non explosées de la Seconde Guerre mondiale dans la baie de Port Vila, estiment que les navires de croisières qui y  jettent l'ancre encourent un réel danger.
- Palau met fin à un programme expérimental utilisant des drones pour dissuader les braconniers des mers d'entrer dans ses eaux territoriales.

8 octobre - Nouvelle-Zélande :  la population néo-zélandaise a augmenté de 200 000 personnes au cours des sept dernières années. La population adulte non maorie s’élève à 4,2 millions de personnes. Celle adulte maorie compte 420 000 personnes.  
- Sommet de coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC) en Indonésie : le  Premier ministre australien souhaite un accord de libre-échange commercial avec la Chine. Quatre petites nations océaniennes (Kiribati, les Îles Salomon, Fidji et les Îles Marshall) sont présentes au sommet.
- Ouverture du premier centre d'appel international à Tonga  grâce au câble à fibres optiques.

10 octobre - Les Îles Fidji sont au nombre des nations océaniennes du Pacifique les plus exposées aux catastrophes naturelles, avec Tonga, le Samoa et le Vanuatu.

14 octobre - Sept militants indépendantistes de Papouasie indonésienne arrivent sur une île australienne. Expulsés, les militants ne veulent pas rentrer en Papouasie indonésienne mais ne veulent pas non plus être envoyés dans un camp de demandeurs d'asile isolé dans la région frontalière entre la Papouasie Nouvelle-Guinée et la Papouasie indonésienne
- PNG : un père de famille qualifié de possédé aurait mordu au cou sa petite fille de 3 ans pour aspirer son sang et manger sa chair. Le tueur a ensuite laissé tomber le corps de l'enfant pour aller se réfugier dans un établissement religieux où il a été appréhendé par la police.

15 octobre - La Papouasie indonésienne reste fermée. Le gouvernement central rappelle que les journalistes doivent obtenir des permis spéciaux avant de pouvoir se rendre en Papouasie et être escortés par des agents des services de renseignement.
- Tonga : l’industrie de la vanille est en plein essor. L'île isolée de Vava'u compte désormais 270 planteurs qui  répondent aux besoins de 1000 familles.

16 octobre - 98 ONG fidjiennes, australiennes, néo-zélandaises, indiennes, philippines, thaïlandaises, américaines, mais aussi des universitaires, des politiques et de simples citoyens, signent une lettre ouverte aux chefs d'État des pays membres du Groupe mélanésien Fer de Lance. L'objet : faire pression sur l'organisation régionale pour qu'elle accorde à la Papouasie Occidentale un statut de membre à part entière.
- PNG : devant la recrudescence des crimes violents, le Premier ministre décide d'appliquer la peine capitale. Le moratoire sur l'application de la peine de mort était en vigueur depuis 1954.
- Fidji : l'Union européenne octroie 2,4 millions de dollars américains au gouvernement de Franck Bainimarama pour organiser les premières élections démocratiques depuis 2006, prévues d'ici septembre 2014. 

17 octobre - L'écrivaine néo-zélandaise Eleanor Catton remporte le Prix Man Booker avec The Luminaries, un roman fleuve de plus de 832 pages.

18 octobre - Australie : incendies ravageurs en Nouvelle-Galles du Sud, les plus graves depuis une décennie. 2000 pompiers combattent les flammes toute la nuit et les résidents de cet État australien se réveillent dans un paysage de cauchemar : 200 habitations n'auraient pas échappées aux flammes. Des milliers d'habitants passent la nuit dans des centres d'évacuation.
- Facebook, Microsoft, Google et Yahoo écrivent au ministère des Communications néo-zélandais pour demander à ne pas tomber sous le coup d'une loi qui autorise la principale agence de renseignements néo-zélandaise, le GCSB (le Bureau de la sécurité des communications du gouvernement), à espionner les citoyens et résidents du pays. Le GCSB souligne que de par la loi les opérateurs de réseau et les fournisseurs d'Internet doivent leur accorder le libre accès afin de pouvoir surveiller les communications des habitants.
 
21 octobre - Australie : état d'urgence en Nouvelle-Galles du Sud. Les feux de brousse dévastent des dizaines de milliers d'hectares.
- Un million d'obèses en Nouvelle-Zélande. 28% de la population adulte (plus de 15 ans) est en surcharge pondérale. L'obésité infantile est passée de 8% à 10% en 5 ans.

22 octobre - La police australienne met la main sur près de deux tonnes de vanille en poudre mélangée à 650 kilos de pseudoéphédrine. Ce produit a des effets similaires aux amphétamines.

23 octobre - Australie : en Nouvelle-Galles du Sud, les feux de brousse consomment plus de
120 000 hectares en cinq jours. La température atteint 40 degrés, avec des vents jusqu'à 100 km/h. Des milliers de pompiers allument des contre-feux pour freiner les dizaines d’incendies.

24 octobre - Australie :  le gouvernement de Tony Abbott saisit la Cour suprême car il estime que la loi sur le mariage entre personnes de même sexe adoptée par les autorités territoriales de Canberra le 22 octobre n'est pas compatible avec la Loi sur le mariage et avec la Loi sur le droit de la famille à l'échelle fédérale.  
- Australie : des centaines de scientifiques de 24 pays et de l'Union européenne débattent de la création d'une série de zones de protection marine au large de la côte est de l'Antarctique qui interdirait la pêche dans 1,6 million de km2 d'océan immaculé.

25 octobre - Allégations d'atrocités commises en Papouasie occidentale dans les années 1970. Un nouveau rapport de la Commission asiatique des droits de l'homme décrit en détail la mort de milliers de Mélanésiens de cette province indonésienne aux mains de militaires indonésiens.

28 octobre - L'Indonésie, la Papouasie Nouvelle-Guinée et des nations océaniennes du Pacifique abritent un quart des langues de la planète et nombre de ces langues risquent de disparaître. Pour aider à préserver ses langues et les traditions culturelles de la région Asie-Pacifique, trois universités australiennes travaillent au projet “Paradisec”, une bibliothèque numérique qui dispose de 7 500 heures d'enregistrement et 600 langues.
- PNG : des enquêteurs révèlent un important réseau de corruption impliquant des avocats, bureaucrates et politiciens dans le détournement de 100 millions de dollars des caisses de l'État.

29 octobre - Une famille de Kiribati attend une décision de la justice néo-zélandaise après avoir demandé à la Nouvelle-Zélande le statut de réfugié pour cause de réchauffement climatique. L'archipel de Kiribati est menacé par la montée des eaux. Une décision qui pourrait faire jurisprudence.

30 octobre - Reprise de la coopération militaire entre les États-Unis et la Nouvelle-Zélande. En 1986, Washington a ordonné un embargo militaire suite à la décision des Kiwis d'interdire les ports de Nouvelle-Zélande à tous les sous-marins à propulsion ou à armement nucléaire. Cette reprise de la coopération  bilatérale s'inscrit dans la stratégie militaire américaine de se concentrer davantage sur la région Asie - Pacifique.

31 octobre - Un expert des renseignements affirme que l'Australie a alimenté les opérations d'espionnage de la NSA en fournissant aux États-Unis un très grand nombre d'informations et de renseignements récupérés dans la région Asie Pacifique. Les Verts de Nouvelle-Zélande indiquent que le gouvernement de John Key a probablement participé à l'espionnage de pays alliés dans la région. La Nouvelle-Zélande et l’Australie sont membres de l'entente des “Cinq yeux”, un pacte conclu avec le Canada, les États-Unis et la Grande-Bretagne sur le partage de renseignement entre les cinq pays de cette entente.

avec Pierre Riant à Radio Australie



Sortie d’une nouvelle série de timbres sur le thème ”les pirogues de voyage”.  (Ph. TPM)


Grande vente aux enchères des stocks restants
de la société “Cost and Co” de Papeete qui a été obligée de déposer le bilan. (Ph. TPM)


Suite à la dissolution de la Base aérienne 190 de Tahiti
le 1er août 2012, le GAM (groupement aéronautique militaire) de Faa'a prend la relève. (Ph. TPM)


Le milliardaire australien Clive Palmer est passé à Tahiti
et a parlé avec le président Flosse de nodules et terres rares. 
Palmer avait racheté le Club Med de Bora Bora (fermé).
(Ph. DR)


Le bateau écologiste Sea Shepherd qui pourchasse les tueurs
de baleines fait régulièrement escale à Tahiti. (Ph. TPM)

 

Maeva Tarahu Mc Nicol, vice-présidente du Heiva
de San Diego en Californie. est venue à Tahiti 
pour se ressourcer afin de mieux promouvoir
la danse tahitienne.
(Ph. TPM)