N° 269, décembre 2013


­­4    Clin d’œil
 5    Editorial
 6    Courrier des lecteurs
 7    Actualité
 9    Confidences
10    Recensement   
12    Humour
13    Baromètre
14    Image
15    “Vacciner” les moustiques
18    BD
19    Iaorana de Simone
20    Redresser ATN
21    A la cour
22    Implantation du CEP
24    Claude Morlot
26    Marquisiennes enlevées
33    The Best of LoLo
34    Environnement
36    Libre opinion   
39    Nucléaire
40    Editions
41    Nouvelle : Conte de Noël politiquement incorrect
48    Les événements du Pacifique en novembre
49    Les événements de Tahiti en novembre
50    Balises des îles­­



 



HUMOUR


 

 

 

Désinformation, “lèche” et gémissements...

Après avoir réussi à revenir au pouvoir avec brio lors des dernières élections, le gouvernement Flosse doit maintenant assurer les promesse d’un avenir plus radieux annoncées lors de la campagne électorale. D’où la rapide « réforme » fiscale votée par l’assemblée territoriale pour tenter de montrer au gouvernement national que la « Polynésie fait un effort » et ainsi inciter la métropole à encore augmenter les subsides qu’elle octroie à la Polynésie française. « Réforme fiscale » ? La Présidence s’offusque lorsqu’on ose écrire que tout ce charabia technocratique n’est en réalité qu’une simple augmentation des impôts qui va frapper une économie déjà trop fragile. Hélas pour les propagandistes présidentiels, c’est aussi l’opinion du député et président de l’assemblée Edouard Fritch, puisqu‘il déclarait le 6 novembre à la tribune de l’Assemblée nationale que « les Polynésiens ont été appelés, par un relèvement des impôts et taxes, à fortement contribuer au redressement ». La vérité sort de la bouche du gendre de Président…
D’ailleurs, les discours d’Edouard Fritch (député et président de l’assemblée territoriale) méritent vraiment qu’on s’y attarde, tellement ils peuvent parfois paraître pathétiques, toujours sur la même vieille rengaine, grandeur de la France et méchants Anglo-saxons :  « Comment comprendre alors le coup de rabot de 3 millions d’euros sur la Dotation globale d’autonomie alors que le Parlement a voulu sanctuariser cette solidarité envers les Polynésiens pour avoir participé à l’effort de la dissuasion nucléaire et faire de la France une puissance respectée dans le concert des grandes nations ? D’autre part, nous nous interrogeons sur le second coup de rabot d’un million d’euros infligé à la DGA au motif que nous manquons de respect envers le législateur. Je déments cette affirmation. Nous sommes des loyalistes M. le rapporteur, M. le Ministre… Nous ne méritons pas une telle punition ! Faites-nous confiance, nous avons bien compris que le succès de nos bonnes relations passera par la confiance mutuelle et que le redressement financier de la Polynésie française exigera le respect de nos engagements réciproques. Nous avons défendu la présence française dans cette partie du grand océan et nous continuerons et mieux, nous voulons que la Polynésie, comme la Nouvelle-Calédonie, soit un exemple de développement harmonieux dans cette zone à forte influence anglo-saxonne. Pourquoi vouloir aujourd’hui sanctionner ceux qui défendent la France dans cette partie de l’Océan Pacifique et préférer ceux qui l’insultent encore aujourd’hui ? » (intervention à l’Assemblée nationale le 6 novembre).
Mais ça, c’est du “soft” comparé aux paroles qu’il a adressé le 29 novembre à Victorin Lurel à l’assemblée de P.F. : « … les attentes des Polynésiens sont à la hauteur de l’acuité et de la gravité de la situation. Ils sont prêts à faire les efforts qui conviennent pour la redresser, ainsi qu’ils l’ont témoigné dernièrement en acceptant de faire un important effort fiscal pour commencer à rétablir l’équilibre de notre budget. Ce faisant, ils ont démontré qu’ils étaient prêts à prendre leurs responsabilités et à se prendre en charge pour se sortir des difficultés, conformément à l’esprit de l’autonomie. Cependant, et vous l’avez déjà montré en acceptant de défendre notre demande d’avance, l’effort des Polynésiens est insuffisant à soi seul ; il doit être conforté par un nouvel appui en provenance de l’Etat. Les domaines qui souffrent à cet égard d’une réelle urgence sont connus : la solidarité, l’éducation, le développement économique, la modernisation et la rationalisation de notre administration et du service public… ». Un peu de “lèche” : « Ayant appris à vous côtoyer à l’Assemblée nationale, je sais votre sens des responsabilités, de votre sens du devoir, de votre volonté de bien faire pour l’ensemble de l’Outre-mer… », suivi par une supplication : « Je compte sur la grandeur de votre conscience républicaine à soutenir quelconque des collectivités de la République dans la difficulté. La Polynésie française fait indubitablement partie de ce nombre. Oui, nous savons pouvoir compter sur le soutien de l’Etat. Votre soutien ne sera plein et entier que si vous nous faites également confiance. La Polynésie française a besoin du coup de pouce de l’Etat. La Polynésie française a besoin de la solidarité de l’Etat pour se remettre sur de bons rails. Puissiez-vous répondre à notre requête. » La dignité de l’autonomie tant trompetée en prend un sacré coup, mais 20 années de “taparu” auprès de Paris ont bien ancré les habitudes, au point d’en faire des “spécificités polynésiennes”.
Mais n’oublions pas les propos franchement mensongers tenus par les représentants de la majorité à l’assemblée de la P.F. (mais toujours écrits par les même plumes au Palais). Exemple : allocution de Mme Sylvana Puhetini (Tahoera’a) le 29 novembre : « Si notre pays connaît une situation économique et sociale catastrophique, c’est que le précédent gouvernement indépendantiste, malgré la baisse des recettes fiscales et douanières, malgré la baisse des recettes de fonctionnement, et que le remboursement de la dette approche les 15 milliards par an, a continué à embaucher dans l’administration… notre gouvernement propose de mettre en place un dispositif de départ volontaire destiné exclusivement aux fonctionnaires relevant des catégories C et D (...) nous allouerons une indemnité de départ équivalent à 20 mois de salaire brut. L’objectif étant d’atteindre 600 départs répartis sur 2014 et 2015… Ce dispositif ne pourra être réalisé entièrement qu’avec la participation prévue de l’Etat à hauteur de 50%. Nous devrons revoir cet objectif à la baisse si l’Etat ne nous accompagne pas dans notre démarche. »
Baratin ? Oui, parce que les « 600 fonctionnaires C et D » destinés à partir sont en grande partie les 600 GIP embauchés non pas par Temaru, mais par le gouvernement Flosse entre novembre 2004 et février 2005, lors du “coup d’Etat légal justifié par la couleur des rideaux des isoloirs à Mahina”, afin d’influencer (illégalement, fait dénoncé par la Chambre territoriale des comptes) les élections du 13 février 2005, qu’il perdra malgré tout encore une fois.
Ainsi donc le président Flosse accuse non seulement son rival de ses propres turpitudes, mais en plus il offre un « parachute doré » (20 mois de salaires) à ceux qui ont profité de son clientélisme politique, alors que les 15 000 salariés du privé qui ont perdu leur emploi n’ont aucune indemnité, que leurs yeux pour pleurer. Et, cerise sur le gâteau, il demande à l’Etat (socialiste) de financer ces parachutes dorés.
On savait que Gaston Flosse avait du culot, mais là, il nous épate !
Bonne lecture, bonnes fêtes et merci pour votre fidélité.

Alex W. du PREL
directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

 5 novembre - Rejet du recours en référé liberté déposé par la famille de Keala Raufea (tuée en octobre par un chauffard en descendant d’un bus) pointant les responsabilités du Pays et de la commune de Papara dans le décès de la collégienne.
- La commission consultative des agréments fiscaux valide six projets pour un montant total de 4,5 milliards d'investissements, dont la construction d'un thonier pour les Marquises.
- A l’assemblée nationale, le député Edouard Fritch interpelle la garde des Sceaux, Christiane Taubira, sur la surpopulation de la prison de Nuutania.
 
6 novembre - Le “pé’i” exige la fermeture des décharges de Faa’a et Papara et le transfert de leurs déchets au CET de Paihoro.
- Le CESC approuve le projet de loi du “pé’i ” du futur complexe touristique “Mahana Beach” avec un amendement de Luc Tapeta concernant le respect de l’environnement. 
- L’amendement du député René Dosière visant à retirer 120 millions Fcfp sur la Dotation globale d’autonomie (concernant le fonctionnement du haut-conseil) est rejeté à l’Assemblée nationale. 
- Gaston Flosse rencontre le ministre des Outre-mer à Paris pour parler de l’avance de trésorerie de 5 milliards Fcfp de l’Etat et du pacte de croissance.
- Des agriculteurs suivent une formation pour mieux utiliser les pesticides.

8 novembre - L’équipe Paddling Connection remporte la course de pirogues Hawaiki Nui.
- Le ministre de l’Equipement et des transports terrestres, Bruno Marty, a un accident de voiture au Pic Rouge dû à sa consommation d’alcool.

9 novembre - Plusieurs centaines de personnes marchent dans les rues de Papeete contre l’implantation d’une mosquée.
- Un bébé de 6 mois décède des suites de la dengue. 

10 novembre - Suite à sa sortie de route, le ministre de l’Equipement donne sa démission au président Flosse.

11 novembre - Séminaire rassemblant des Eglises protestantes d’Océanie et d’Amérique latine sur le thème de l’Eglise et la gouvernance.
- 8e vente aux enchères internationales du GIE Poe no Rikitea. Quelque 300 000 perles, acquises principalement par des Japonais et des Chinois, rapportent 300 millions Fcfp environ.

13 novembre - Un millier de personnes sont infectées par un nouveau virus transmis par les moustiques, le Zika.

14 novembre - Le maire de Papeete, Michel Buillard, défend un arrêté municipal visant à limiter les attroupements et les comportements susceptibles de troubler l’ordre public.
- 13e Salon du livre à Papeete.
15 novembre - Le projet de budget 2014 prévoit de collecter 450 millions Fcfp en taxant le matériel militaire.

18 novembre - Après la démission de Bruno Marty, Albert Solia est nommé ministre de l'Equipement et des transports. Manolita Ly devient ministre de la Solidarité, de l'emploi et de la famille.
- Le ministre de l’Agriculture, Thomas Moutame, est en Chine pour mettre en place une nouvelle filière d’exportation de noni.

19 novembre - Début d’une campagne de sensibilisation sur le don d’organes.

20 novembre - Premier vol commercial Papeete-Los Angeles d’Air Tahiti Nui il y a 15 ans. Les cabines de trois appareils sont refaites.
- L’association Haururu célèbre le lever des Pléiades, phénomène astral qui marque le début de la saison des pluies. 

21 novembre - Au programme de la Conférence maritime régionale : la lutte contre le trafic de stupéfiants dans le Pacifique sud, les énergies marines renouvelables, l’extension du plateau continental, les terres rares et le contrôle renforcé de la ZEE.
- Gaston Flosse reçoit le nonce apostolique, Monseigneur Martin Krebs, ambassadeur du Saint Siège à Wellington et délégué apostolique pour le Pacifique.
- Le gouvernement verse 1 milliard de Fcfp au FIP (Fonds intercommunal de péréquation), sur les 5,5 milliards Fcfp que le “pe’i” doit aux communes au titre de l’année 2013.

22 novembre - Le Fonds européens de développement accorde 2 milliards de Fcfp pour les réseaux d’assainissement des eaux de Papeete.
- Le Pd-g d’Air Tahiti Nui, Michel Monvoisin, devient président du GIE Tahiti Tourisme.
- Michel Yip, maire de Makemo, condamné définitivement en 2012 à un an d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts, évite la sanction car sa peine ne lui a jamais été notifiée.
- Devant une affiche “A bas la mafia”, Oscar Temaru annonce son intention de boycotter la visite prochaine du ministre des Outre-mer, laquelle cautionne, selon lui, les « pratiques mafieuses » de l’actuel gouvernement.

23 novembre - Arrivée à Kaukura (Tuamotu) de la pirogue à voile Vaivai moana de Teraupoo Richmond, après une traversée de quelques jours depuis Tahiti.
- Arrivée du nouvel ATR 42-600 de la compagnie Air Tahiti.

25 novembre - Publication des résultats du recensement de 2012 : depuis 2007, le taux de chômage a doublé pour atteindre près de 22% dans une population polynésienne vieillissante (270 000 habitants) qui accuse un déficit migratoire.
- La Cour des comptes publie un rapport dans lequel elle affirme que la Polynésie française est loin d’être un “paradis fiscal”, mais les taux de recouvrement de certains impôts restent faibles. Elle ajoute que le système polynésien comporte des niches fiscales et des mécanismes de défiscalisation qui préservent certaines catégories de contribuables. 

26 novembre - La Caisse de prévoyance sociale vote une augmentation des cotisations pour la maladie et la retraite, en 2014.

27 novembre - Le ministre des Outre-mer,Victorin Lurel, arrive à Tahiti. « Nous avons décidé de vous accompagner », déclare-t-il. Des militants du Tavini manifestent devant l’aérogare avec des banderoles affichant “Flosse-Lurel, Qui sé réssemble s’assemble”, “Miciéu lé Ministre, Maohi Nui n’est pas à vendre” et un drapeau de l’ONU. Le ministre des Outre-mer prolonge d’un an le contrat de projet Etat-Pays avec des moyens accrus (hausse de 10% par rapport à 2013) et une priorité donnée au logement social. Il signe aussi un nouveau partenariat concernant le “3e instrument financier” (pour soutenir les infrastructures) et visite le chantier de la construction de la prison de Papeari.

28 novembre - Victorin Lurel se rend à Makemo, aux Tuamotu (emplacement de la future ferme aquacole “Tahiti Nui Marine”) et à Bora Bora où il affirme qu’il ne faut pas céder à la « sinistrose ambiante » et se dit favorable à l’ouverture de casinos.

29 novembre - L’Assemblée nationale vote l'extension à toute la Polynésie française de la possibilité d'indemnisation des victimes d'essais nucléaires.
- Le ministre des Outre-mer prononce un discours à l’assemblée de la Polynésie. Concernant  l’avance de trésorerie remboursable de près de 5 milliards de Fcfp accordée par l’Etat, « il reste encore des modalités à régler ». Victorin Lurel réaffirme l'opposition de Paris au processus de décolonisation de la Polynésie française engagé par l'ONU (« l'indépendance n'est pas la solution ») et affirme que « l'Etat est de retour ».
- Quelque 300 militants de l’UPLD manifestent devant la stèle de Pouvana’a a Oopa (Papeete) contre la proximité affichée entre le ministre des Outre-mer et le “gouvernement de taulards” de Gaston Flosse.
- Joël Allain est élu Pd-g d’Air Tahiti.
- Fonction publique : la loi du “pé’i” sur les départs volontaires est adoptée. 
- Après une rencontre avec les maires, qui veulent modifier le statut d’autonomie, Victorin Lurel repart pour Paris.

30 novembre - Raimiti Rauzy est élu Mister Tahiti 2013.

JD


Juliette DOUCET


Evénements dans le Pacifique Sud

  5 novembre - En Papouasie Nouvelle-Guinée, un glissement de terrain a fait au moins 9 morts à Kenagi, un village des Hauts-Plateaux de l'Est. C'est la conséquence de pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région. Une douzaine de maisons ont été ensevelies par un torrent de boue.
- Une délégation tongienne en Chine pour demander le rééchelonnement d'une dette. Tonga a reçu de la République populaire un prêt de 60 millions de dollars américains en 2006, pour reconstruire Nuku'alofa au lendemain des émeutes et des incendies qui ont ravagé la capitale. Le gouvernement tongien devait commencer à rembourser en septembre 2013, mais l'économie tongienne étant en grande difficulté, et ça n'a pas été possible. La Chine  consent un délai, mais les deux pays doivent encore négocier la durée de ce délai.

6 novembre - En Papouasie Nouvelle-Guinée, une querelle politique entrave la récupération des corps des victimes du glissement de terrain dans la région est des Hauts-Plateaux. Deux corps seulement ont pu être récupérés, car selon la police, les propriétaires coutumiers du village de Kenagi et des environs ont refusé l'accès aux sauveteurs. Ils sont en effet en conflit avec les gouvernements local et fédéral et font du chantage.

11 novembre - L'école gratuite à Fidji. Dès l'année prochaine, plus de 200 000 élèves et lycéens du cycle primaire et secondaire bénéficieront de la décision du gouvernement de leur offrir l'éducation gratuite. Selon le Premier ministre Franck Bainimarama, 19% du budget de la nation, soit 300 millions de dollars américains, ont été alloués au financement de l'éducation gratuite.  Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'une refonte radicale de l'éducation primaire, secondaire et tertiaire.

13 novembre - L'État d'urgence déclaré à Palau. Si le typhon Haiyan n'a tué personne, les dégâts matériels sont immenses. Selon les autorités : l'État de Kayangel a souffert d'une destruction totale et presque toutes les résidences et bâtiments publics ont été détruits. L'approvisionnement en eau et en électricité ne fonctionne plus.
- PNG : affrontements tribaux dans les Hauts Plateaux. La police n'a pas réussi à pénétrer dans le District de Kagua-Erave, dans le sud des Hauts Plateaux, pour cause d'affrontements entre les tribus de Kambia et de Wembe. Des maisons auraient aussi été incendiées. Les deux tribus sont en confit depuis 2011.

18 novembre - Un million de dollars d'amende pour un bateau de pêche européen. L'Albacora Uno, bateau espagnol, a été surpris dans les eaux territoriales de l'île de Nauru par les dispositifs de surveillance de l'Agence des pêches du Forum des îles du Pacifique (FFA) alors que le bateau est titulaire d'un permis de pêche pour Kiribati.

19 novembre - Au Samoa américain, les domestiques étrangers ont désormais droit à un salaire minimum. Jusqu'à présent, les Samoans, Tongiens, Fidjiens, et Asiatiques embauchés comme employés de maison ne recevaient pas de salaire, ils étaient simplement logés, nourris, blanchis. Mais le Département américain du Travail vient de trancher et d'informer le département de l'immigration du Samoa américain que le salaire minimum s'applique aussi aux employés étrangers.

22 novembre - Dix jeunes femmes en lice pour la couronne de Miss Pacifique Sud 2013. C'est la première fois que les Îles Salomon accueillent l'événement. Ces pays sont : Fidji, le Samoa, le Samoa américain, le Vanuatu, la Papouasie Nouvelle-Guinée, les îles Cook, Tonga, Tokelau, Aoteraoa (Nouvelle-Zélande) et bien sûr les Salomon.
- Les Îles Marshall profondément déçues par Varsovie. C'est à la 19e session de la Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques en Pologne qu'un représentant de haut rang de cette nation vulnérable à la montée des eaux, le sénateur Tony de Brum a exprimé sa déception et sa colère.
Le sénateur a qualifié l'Australie de pays voyou pour sa décision de supprimer la taxe carbone. Par ailleurs le Japon a décidé de diminuer la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre et le Canada a demandé à tout le monde de suivre l'exemple de l'Australie.

25 novembre - Australie : la retraite à 70 ans. La Commission australienne de la productivité recommande une augmentation des impôts et la retraite à 70 ans pour payer la note du vieillissement de la population du pays. L'âge du départ à la retraite a déjà été relevé de 65 ans à 67 ans, une mesure insuffisante aux yeux du président de la commission qui recommande donc un départ à 70 ans.

26 novembre - Découverte de plusieurs artefacts en Papouasie Nouvelle-Guinée. Ces objets ont été fabriqués à partir de verre volcanique noir qui pourraient remonter à près de 6 000 ans. Les archéologues jubilent. C'est un bulldozer qui a déterré ces objets en forme de pénis, et sur le chantier, des travailleurs auraient reconnu leur importance.

29 novembre - PNG : publication d'un rapport accablant pour le ministère des Finances. C'est un juge qui a levé une injonction judiciaire et autorisé la sortie de ce rapport sur la corruption au sein de ce ministère. En 2010, un jour après la présentation du rapport au Parlement, Zachary Gelu, ancien procureur général, avait réussi à obtenir une injonction empêchant sa publication. Ce rapport, à force de détail, indique comment le ministère des Finances a versé des millions de dollars en demandes de compensations frauduleuses. Le rapport recommande des poursuites pénales à l'encontre de plus de 50 personnes dont des avocats, des hauts fonctionnaires et des hommes d'affaires.

avec Pierre Riant à Radio Australie


 
Olivier de Kersauzon, dorénavant installé à Moorea, s’implique dans la Croix-Rouge locale. Ce qui nous permet de découvrir sa nouvelle épouse (tahitienne).  (Ph. TPM)



Dorothy Lévy et Bruno Saura ont publié un livre en hommage à Bobby Holcomb, véritable initiateur du renouveau des arts tahitiens, décédé en 1991. (Ph. TPM)



Afflux remarquable de paquebots dans les eaux de Polynésie française pour l’été austral. Ici, l’Ocean Princess qui effectue 10 croisières locales de 10 jours jusqu’à fin février 2014. (Ph. TPM)


Raimiti Rauzy, 24 ans, 1,83 m, originaire de Hiva Oa aux Marquises et professeur de physique-chimie
a décroché le titre de Mister Tahiti 2013. (Ph. R1)




DECEDE

Michel Lefebvre, journaliste et directeur de publication, à l’âge de 71 ans.  Il a été l’un des pionnier de la presse quotidienne de Tahiti (Journal de Tahiti, La Dépêche, Les Nouvelles). A sa famille et ses nombreux amis, Tahiti-Pacifique présente ses sincères condoléances. (Ph. DR)



DECEDE

Jean-Luc BLAIN, grand reporter de radio et de télévision, à l’âge de 60 ans. Lors d’un tour du monde à la voile, il découvre les Îles Marquises et y fonde avec son épouse Dominique Agniel la station “Radio Marquises”. De retour en France quatre ans plus tard, le couple deviendra un ardent promoteur des îles Marquises avec de nombreux livres, mais aussi de Lucien Kimitete jusqu’à sa triste disparition. A son épouse et ses nombreux amis, Tahiti-Pacifique présente ses sincères condoléances. (Ph. DR)