N° 271, février 2014


­­

 


 4    Clin d’œil
 5    Editorial
 6    Courrier des lecteurs
 7    Actualité
 9    Confidences
10    Actualité
12    Humour
13    Baromètre
14    Divers
15    “Cession” de Moruroa en 1964
20    Humour
21    A la cour
22    Images
23    1966 : l’Amérique latine contaminée
27    Iaorana de Simone
28    Sur la route de l’absinthe
30    1974, un dimanche
33    The Best of LoLo
35    Hakka : agriculteur ou guerrier ?
37    Léproserie de Orofara
39    Nucléaire
41    Débat sur les retombées nucléaires
43    Nouvelle : Eri
48    Les événements du Pacifique en janvier
49    Les événements de Tahiti en janvier
50    Balises des îles­­



 



HUMOUR


 

 

 

Cessez d’emmerder la population !

«Cessez d’emmerder les Français ! » Cette phrase est attribuée à Georges Pompidou, excédé par la masse énorme de lois et règlements produits par ses collaborateurs. Les politiciens la citent parfois mais ne l’appliquent jamais. Le flot de lois et règlements monte toujours sans que rien ne semble pouvoir l’arrêter. En France, et encore plus à Tahiti.
Les politiciens prétendent incarner le fameux « intérêt général ». Ils ne font pas confiance à leurs semblables, considérés comme incapables de gérer leur vie, ce qui fait qu’ils se sentent investis du devoir de tout réguler, le reste de la population étant considéré comme des enfants irresponsables et incapables, trop de discours en témoignent.
Ce qui fait qu’à Tahiti  les 57 « représentants » de l’assemblée territoriale ont adopté en 2012 non moins de 35 « lois du Pays », des lois que la plupart n’ont même pas lues, ou compris le jargon technocratique, s’ils les ont lues. En 2013, ils ajouteront 33 autres de ces lois, toujours aussi docilement et sans se préoccuper des éventuelles conséquences. Quant aux « délibérations » de l’assemblée, ils en ont voté 60 en 2012 et pas moins de 124 en 2013, pour beaucoup de mauvais “copiés-collés” de directives métropolitaines. A cette diarrhée législative, il faut non seulement ajouter les 911 arrêtés du conseil des ministres de Tahiti publiés en 2013, mais en plus les lois et décrets nationaux votés à Paris qui s’appliquent à Tahiti, tout comme les directives européennes votées à Bruxelles. Un tout qui donne un imbroglio que même les plus chevronnés des juristes ont du mal à maîtriser et qui continuera à assurer la fortune des avocats et la pérennité du tribunal administratif ; si ce système perdure. En privé et anonymement, certains admettent que tout ceci est devenu  « bien compliqué » et « teigneux », ajoutant cyniquement « mais tout cela nous permet de bien vivre… ».
 Pourtant les hommes et femmes politiques sont non seulement des humains comme les autres, mais en plus n’ont aucune qualification particulière pour intervenir dans la vie des gens, pour leur dire ce qui est bon pour chacun d’eux. Un dicton ne dit-il pas : « Lorsque tu as échoué dans tout, il te reste toujours la politique ». La plupart n’ont rien prouvé à part leur capacité à bavasser et à être élu. Malgré cela ils ont réponse à tout. Ils connaissent l’agriculture mieux que l’agriculteur, la médecine mieux que le médecin, l’enseignement mieux que le professeur, l’entreprise mieux que l’entrepreneur, etc. Avant d’être élus, ils n’avaient aucune légitimité à se mêler de la vie d’autrui. S’ils l’avaient fait, ils se seraient fait « jeter » !
 Les politiciens font la politique et les individus la subissent. Ils subissent la contrainte d’obéir à des lois « perverties » à qui rien n’échappe. La population n’a pas droit à la parole, la démocratie directe n’existe pas. La vie privée et professionnelle lui est confisquée. Elle n’a plus de libre choix, détruit par des prélèvements exorbitants et des règlements envahissants. Certains en profitent. La foule des solliciteurs se presse aux pieds des hommes politiques pour quémander des faveurs. Les lois sont faites à leur profit. « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde », écrivait déjà Frédéric Bastiat en 1848.
 Une conséquence du système clientéliste, mené à son paroxysme à Tahiti, qui a été prouvée par la destruction de l’initiative et de la responsabilité. Travailler est découragé, entreprendre également. Les gens sont poussés vers l’assistanat. Une autre conséquence est que la population a parfaitement intériorisé cet état de dépendance. Elle ne peut plus imaginer reprendre sa vie en main, planter un clou sans aide. Ceux qui leur expliquent qu’ils devraient être propriétaires de leur vie, du fruit de leur travail, qu’ils sont des Hommes dignes de confiance et de respect, sont considérés comme des hurluberlus. Dans ce contexte c’est donc logiquement qu’à Tahiti les gouvernements ont pris le contrôle de toute l’économie, directement comme indirectement. Un hôtel des îles construit sur fonds propres était une réussite internationale (exemples : les Bali Hai ou l’Hôtel Bora Bora), on faisait construire à côté un super hôtel défiscalisé (donc gratuit, lire TPM du mois dernier) et l’hôtel pionnier du tourisme périclitait, entraînant dans sa chute l’essence même de la simplicité et surtout de la complicité avec la population locale, un tout qui faisait le charme d’une Polynésie qui avait su attirer 150 000 vrais touristes par an, sans publicité mais grâce au bouche-à-oreille de clients charmés.
 Tahiti vit présentement le résultat de trois décennies de confiscation du pouvoir, celui d’une société dans laquelle tout est surcontrôlé, surtaxé, étouffé, qui s’effondre doucement dans le chômage, le déficit, la dette. La misère s’étend inexorablement. C’est une société de pénurie où pour satisfaire les uns, la “caste” hyper-protégée, il faut prendre aux manahune, les “petites gens”. Ce qui dresse les gens les uns contre les autres. Avec le système actuel de Tahiti où la seule priorité est le maintien (et le financement) des privilèges de la “caste” politico-administrative, il ne peut en être autrement. Sidérante est l’attitude actuelle des autorités avec la chasse à la patente envers les petits vendeurs du bord de la route ou des « puces », pour beaucoup des chômeurs tentant de survivre. On comprend que la défiance, le pessimisme gagnent toutes les couches de la population. Car un des problèmes majeurs de nos îles est qu’il faut dorénavant un “papier”, un permis pour tout et n’importe quoi (même pour poser un panneau solaire), ce qui fait percevoir les administrations omnipotentes, voire oppressives. Le “bon sens” n’a plus le droit d’exister, ce sont les lois qui dictent le quotidien.
 Malgré ce sombre tableau, on peut espérer. La solution connue et éprouvée existe. Il s’agit de la liberté économique. Tous les pays qui ont adopté des mesures pour libérer leur économie (et surtout la Chine, présentement le grand amour et espoir de nos dirigeants) ont obtenu des succès avec la prospérité qui profite à l’ensemble de la population.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.    
Et merci à Patrick de Casanove pour l’inspiration.

Alex W. du PREL
directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

1er janvier - Un enfant de 12 ans qui circulait à vélo à Paea est percuté mortellement par un automobiliste.
- Le Belvédère, restaurant situé sur les hauteurs de Pirae, ferme ses portes.

3 janvier - Accident de la route : un jeune de 15 ans est tué dans la voiture de son père à Paea.

4 janvier - Selon Gaston Flosse, de retour d’une visite de quinze jours  dans l’Empire du Milieu, la Chine serait prête à investir en Polynésie.

7 janvier - Le “pé'i” met en place le CAE (Contrat d’accès à l’emploi), un dispositif qui permet à des chômeurs sans qualification de faire des stages rémunérés.

8 janvier - Le conseil des ministres accorde  un permis exclusif de recherche de phosphate sur l’île de Makatea à la société australienne “Avenir Makatea”.
- Des élus marquisiens relancent le dossier auprès du “pe’i” et de l’Etat pour l’inscription des Marquises au patrimoine mondial de l’Humanité.
- Des chercheurs norvégiens affirment que le système de numération binaire aurait été inventé dès le XVe siècle par les habitants de l'île de Mangareva, aux Gambier.

11 janvier - Le député-maire Jonas Tahuaitu célèbre son premier “mariage pour tous”, entre deux vahine, à Papeari.

12 janvier - Les gendarmes découvrent 750 pieds de pakalolo dans une propriété à Outumaoro (Punaauia).

13 janvier - Début des opérations de destruction manuelle des gîtes à moustiques responsables de la propagation des épidémies de dengue et de zika.
- Hitiaa : après un CET, dédié aux encombrants et déchets verts, le promoteur Edwin Tereiharoa veut implanter un nouveau CET sur sa commune pour des déchets ménagers.

14 janvier - Deux techniciens japonais présentent une machine capable de recycler les déchets plastiques pour en obtenir de l’huile recyclée qui peut être mélangée à du carburant diesel  (70%) pour faire fonctionner les engins.
- Six ingénieurs chinois de la société China Civil Engineering Construction Corporation sont en mission en Polynésie pour étudier les projets du gouvernement : “Mahana Beach”, la voie rapide de Papeete à Taravao, le port de Faratea, l’aéroport de Tahiti Faa’a... A cette occasion, Gaston Flosse déclare : « Nous descendons des Chinois, pas des Gaulois ».
- Un homme perd le contrôle de son véhicule et décède à Takapoto (Tuamotu).

15 janvier - L’Etat décide que les visas seront bientôt délivrés en 48 heures aux touristes chinois. En 2013, selon l’ISPF, la Polynésie française a accueilli 1800 touristes chinois, soit une augmentation de 58% par rapport à 2012.
- Le paquebot de croisière Marina (1 250 passagers, 780 membres d’équipage) est en escale à Papeete, avant de mettre le cap sur Moorea, puis Raiatea.
- Tahiti Nui Rava'i vend 9 thoniers de sa flottille sur les 16 qu'exploite sa filiale SAS Avai'a.

16 janvier - La délégation d’ingénieurs chinois est à Ua Pou (Marquises) pour un projet d’aéroport pouvant accueillir des ATR42.
- L’arbitre tahitien Norbert Hauata est sélectionné pour arbitrer lors de la coupe du monde de football en juin.

17 janvier - Béatrice Vernaudon, maire  de Pirae, promet l'eau potable à toute la population d'ici deux ans, après la réfection du réseau hydraulique.
 
18 janvier - Le collectif “Polynésiens pour la vie” organise une marche contre les lois de l’avortement et de l’euthanasie.

19 janvier - Un scootériste qui roulait sans casque se tue à Moorea.

20 janvier - Mise en circulation à Tahiti des nouveaux billets de banque.

21 janvier - Athanase Teiri, l’autoproclamé roi Pakumotu, est condamné à six mois de prison ferme pour intimidation et émission de fausse monnaie (patu).
- Début, à Tahiti, de la campagne de pulvérisation de deltaméthrine contre les moustiques adultes. De nombreux apiculteurs déménagent leurs ruches pour éviter que l'insecticide nuise aux abeilles.
- La question prioritaire de constitutionnalité déposée par l’avocat de Gaston Flosse pour faire annuler le jugement de la cour d'appel dans l’affaire des emplois fictifs est rejetée.

23 janvier - Une femme de 43 ans meurt sous les coups de son mari à Makemo (Tuamotu).
- François Hollande s’exprime sur la Polynésie : « Si des investisseurs asiatiques veulent venir pour développer des investissements touristiques, ils sont les bienvenus », mais « il faudra qu’ils respectent ces territoires et notamment sur le plan environnemental ».
- Le maire de Teva i Uta, Tina Cross, ne se présente pas aux élections municipales dans sa commune, mais lance une liste apolitique.
- Teiva Manutahi est candidat dans la commune de Faa’a et déclare : « Je veux que Faa’a soit la capitale touristique ».
- Trois projets d’aménagement du futur complexe touristique “Mahana Beach” à Punaauia sont sélectionnés.
 
24 janvier - Une vingtaine de gendarmes, accompagnée d’équipes cynophiles et de l’hélicoptère Dauphin de l’armée de l’air, ratisse les hauteurs du quartier d’Outumaoro. Résultat des courses : 24 pieds de paka arrachés.
- On enregistre un déficit pluviométrique important sur tout le territoire et l’état de sécheresse est déclaré sur la Société et les Australes.
- Selon l'Institut de la statistique, le Territoire a enregistré 18 350 départs entre 2007 et 2012 contre 10 650 arrivées. Ce déficit migratoire est le plus important depuis 30 ans.

25 janvier - 9e Tere Faati de Tahiti : 145 personnes sont embarquées à bord de trucks pour un tour de l’île en chanson.

26 janvier - La léproserie de Orofara (Mahina), où demeurent sept anciens lépreux et leurs familles, célèbre son centenaire.

27 janvier - La DSP interpelle sept personnes impliquées dans un trafic de cocaïne entre Panama et Tahiti, via les Marquises.
- Le procès de l’affaire de l’atoll d’Anuanuraro (acheté par le “pé’i” 850 millions de Fcfp à Robert Wan, en 2002) est renvoyé au 2 juin, l’avocat de Gaston Tong Sang étant absent. Gaston Flosse risque 10 ans de prison et une peine d’inéligibilité pour complicité de détournement de fonds publics.

28 janvier - Avec 164 393 visiteurs sur l’année 2013, la Polynésie française régresse au niveau de l’année 1997 (chiffres de l’ISPF).

29 janvier - Quelque 300 passagers d’un vol direct charter Pékin - Papeete - Pékin sont en Polynésie française pour quelques jours.
- Angelo Frébault est élu président du CESC.
- Des policiers venus interpeller Athanase  Teiri (le “roi” pakumotu) dans le quartier de la Mission (Papeete) essuient deux tirs, l’un venant d’une arme de poing et l’autre d’un fusil à pompe. Pas de blessés. Cinq Pakumotu sont interpellés, dont le “roi” pour complicité de tentatives de meurtre sur agent de la force publique, rébellion en groupe et avec arme, constitution d’un groupe armé.
- L’Assemblée nationale publie les dépenses détaillées des réserves parlementaires : les trois députés polynésiens ont dépensé 35 millions de Fcfp sur les 48 qui leur étaient alloués au titre de l’année 2013.

30 janvier - Le président d’A Ti’a Porinetia, Teva Rohfritsch, se porte candidat aux prochaines élections municipales à Punaauia.
- La police perquisitionne le domicile des “gardes du corps” d’Athanase Teiri. Trois armes à feu sont saisies avec de nombreuses munitions.

31 janvier - Athanase Teiri est mis en examen pour complicité de tentative de meurtre sur des policiers. Il est placé en détention provisoire à la prison de Nuutania.
- Gaston Flosse demande aux chefs de service de son administration et aux directeurs d’établissements publics de « faire mieux avec moins ».
 

Juliette  DOUCET


Evénements dans le Pacifique Sud

6 janvier - En Papouasie Nouvelle-Guinée, le gouverneur de la province d'Oro demande le rétablissement de l'aide australienne pour le financement des médicaments. Le gouvernement de Tony Abbott a décidé fin décembre de supprimer l'enveloppe annuelle de 38 millions de dollars affectée à l'achat et la distribution de médicaments en Papouasie Nouvelle-Guinée, car l'appel d'offres organisé par le gouvernement papou est entaché d'irrégularités.
- Première confrontation de la saison en Antarctique entre les trois bateaux de Sea Shepherd et cinq baleiniers japonais. Chaque été, les baleiniers japonais tentent d'échapper à leurs poursuivants, les bateaux de Sea Shepherd, qui les harcèlent pour les empêcher de chasser la baleine.
7 janvier - Les Forces militaires de la République des Fidji ont confirmé que tous les militaires et policiers fidjiens déployés sur place dans le cadre d'une mission de l'ONU au Soudan du Sud, six militaires, cinq policiers et un officier, sont sains et saufs et qu'ils continueraient leur mission en dépit de la violence et de l'agitation qui règne dans cette toute jeune nation.
- Pluies abondantes, inondations et glissements de terrain au Samoa. Deux personnes sont mortes et deux autres ont été portées disparues quand leur véhicule a été emporté par les eaux d'une rivière en crue.
- Les îles Cook déclarent la guerre aux merles des Moluques. Querelleurs et bruyants, ces oiseaux originaires d'Asie ont été introduits au début du 20e siècle sur l’île de Atiu pour combattre les insectes et autres ravageurs de cultures. En quelques années, ces mainates particulièrement agressifs et envahissants ont décimé les populations locales d'oiseaux. Les habitants de l’île de Atiu ont réagi et ont jusqu'à présent et depuis 2009 tué 20 000 de ces mainates à bec jaune. L'objectif est de faire de cette île le premier endroit au monde sans merles des Moluques.
- Un bateau dérive pendant plus de 4000 milles nautiques après avoir perdu ses amarres il y a plus de huit mois près d'une petit localité d'Australie occidentale à la pointe du cap du Nord-Ouest. À l'époque, la police maritime avait alors récupéré deux hommes qui avaient réussi à nager jusqu'à une petite île à proximité. Le bateau a dérivé pendant 240 jours et plus de 7400 kilomètres avant de s'échouer sur l'île de Mayotte proche de la côte sud-est de l'Afrique.
8 janvier - Un gouverneur de Palau mis en examen pour trafic d'êtres humains. C'est en compagnie d'un homme d'affaires et de deux ressortissants philippins que le gouverneur a été inculpé dans une affaire de prostitution et de blanchiment d'argent via un bar et disco du district de Malakal dans la plus grande ville du pays, Koror. C’est le gouverneur de l'État de Peleliu, l'équivalent d'une région administrative, qui est accusé d'avoir demandé les services d'une prostituée dans cet établissement. Les autres inculpés ont aussi été mis en examen pour proxénétisme et trafic d'êtres humains.
9 janvier - Saisie de kava dans le Territoire du Nord australien. Un homme de 37 ans a été mis en examen  après avoir été interpellé par la police en possession d'une quantité commerciale de kava d'une valeur estimée à un demi-million de dollars. Suite à des abus de consommation de kava, principalement en milieu aborigène, cette boisson aux vertus relaxantes est interdite dans ce Territoire. Le kava peut-être importé en Australie mais il est interdit de le distribuer ou d'en posséder dans le Territoire du Nord.
- Nouvelle université en ligne à Tonga. Une nouvelle université sera destinée aux personnes qui ont des contraintes financières mais qui veulent quand même poursuivre leurs études. Selon un professeur de cette Université de Lo'au, ce nouvel établissement d'enseignement est une « École de la pensée » qui permettra aux étudiants de penser par eux-mêmes et les diplômes obtenus sont les équivalents des maîtrises, licences et doctorats. Six programmes sont disponibles : philosophie sociale, sciences humaines et éthiques, santé, développement communautaire et services sociaux.
- L'obésité frappe davantage les pays en développement. Une étude de l'Overseas Development Institute, un laboratoire britannique, indique qu'au cours de ces 30 dernière années le nombre d'adultes obèses ou en surcharge pondérale a plus que triplé dans les pays en développement pour atteindre 900 millions de personnes. Dans les pays riches, ce chiffre n'aurait augmenté que de moitié. Dans la région, c'est Tonga et Nauru qui affichent les plus hauts taux d'obésité.
- Tonga : Le cyclone Ian fait un mort. Ce cyclone tropical s'est abattu sur les îles au nord de cet archipel avec des vents soufflant à près de 300 km/h. Le royaume s'étend sur environ 800 kilomètres du nord au sud. Ian s'est ensuite dirigé sur l'île principale de Tongatapu sans trop faire de dégâts.
- PNG : 5e taux de tabagisme des plus élevés de la planète en 2012. Une cinquième place avec 51,4% de fumeurs parmi la population. Le taux le plus élevé est celui du Timor Leste avec 61,1% de fumeurs, l'Indonésie 2e avec 57%, Kirabiti 3e et 54,4% de fumeurs, c'est l'Arménie qui est en quatrième place avec 51,7% juste devant la Papouasie Nouvelle-Guinée. Notons donc que quatre pays de la région Asie - Pacifique sont dans les cinq premiers taux de tabagisme à travers 187 pays.
Îles Salomon : Julian Marley, le fils du légendaire Bob Marley s'est produit sur scène à Honiara et plusieurs incidents violents ont émaillé ce concert. La police et des gardes de sécurité ont dû affronter des jeunes qui tentaient de rentrer sans payer. Les jeunes ont alors commencé à jeter des pierres dans l'aire de spectacles. Imperturbable, Marley a continué son concert. Bilan : 16 personnes ont été blessées dont 11 policiers et gardes de sécurité, trois suspects et deux spectateurs. 44 personnes ont été interpellées par la police, 5 voitures de police ont été endommagées.
14 janvier - Samoa : on ne se moque pas du Premier ministre. Un adolescent qui a pris part à une vidéo ridiculisant le Premier ministre samoan a été arrêté par la police et placé en garde à vue tout au long du week-end dernier : cette vidéo qui se moque du Premier ministre a abondamment circulé sur les téléphones portables et a été affichée sur Facebook. Les Matai ou chefs du village du jeune garçon ont déjà imposé une amende de plus de 4 000 dollars à la famille de l'adolescent. Le Premier ministre a accepté les excuses du village en indiquant que la culture samoane était en bonne santé.
16 janvier - PNG : la société AWAL Impex International, dont le siège est à Dubaï compte investir dans la province de Manus dans les secteurs des télécommunications, la construction, le développement des infrastructures ainsi que l'exploitation pétrolière et gazière. Des investissements qui iraient d'un milliard à 10 milliards de dollars américains.
20 janvier - Australie : réduction de l'aide à l'étranger. Le gouvernement fédéral a annoncé une diminution de 650 millions de dollars de sa contribution à des pays en développement. Cette coupe signifie une baisse près d'un quart de milliard de dollars pour la région Asie - Pacifique. C'est un total de 4,5 milliards de dollars qui sera amputé au cours de ces quatre prochaines années.
- Îles à vendre en Papouasie Nouvelle-Guinée - Des collectionneurs fortunés et éclectiques et des investisseurs dans l'écotourisme autour du monde seront les cibles d'une campagne de promotion pour la vente de 21 îles au large des côtes de Papouasie Nouvelle-Guinée. Ces îles du Conflit ont été achetées par un entrepreneur de Londres en 2003. Un entrepreneur a ensuite construit un complexe touristique sur la troisième plus grande île du lot, un complexe doté d'une piste d'aviation située à 4 heures de vol de Sydney. Ce chapelet d'îles avait été estimé à 25 millions de dollars américains il y a environ 10 ans.
22 janvier - Au Samoa, 2014 s'annonce bien, avec une croissance de 3%, prévoit la Banque centrale Samoane. Cette croissance est due particulièrement à la reconstruction après le passage du cyclone Evan le 11 décembre 2012, et à l'organisation de conférences internationales au Samoa cette année. Seule ombre au tableau : l'avenir de l'industrie automobile. L'île principale héberge l'usine de Yazaki, qui produit des pièces détachées pour les constructeurs automobiles Holden et Toyota. Malheureusement, Holden a annoncé la fermeture de ses usines en Australie. Cela pourrait entraîner la fermeture de l'usine samoane de dès 2017 et pousser au chômage 800 employés.
24 janvier - PNG : coutume de réconciliation avec Bougainville. Le Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée, Peter O'Neill, et le président du gouvernement autonome de Bougainville, John Momis, se sont rencontrés à Port Moresby pour se parler et se réconcilier. Les habitants de la région autonome de Bougainville se prononceront sur leur indépendance entre 2015 et 2020 dans le cadre d'un accord de paix signé en 2000 avec la Papouasie Nouvelle-Guinée après 10 années d'une guerre de sécession qui a mis l'île à feu et à sang. Selon l'accord de paix, la Papouasie Nouvelle-Guinée doit financer toute une série de programmes de développement et l'année dernière, John Momis avait accusé la Papouasie Nouvelle-Guinée de ne pas tenir ses engagements.
27 janvier - Au Vanuatu, le président du Parlement réclame 50 voitures à l'émissaire de la Chine. Elles serviront à transporter les parlementaires invités à Port-Vila en novembre prochain dans le cadre de la conférence réunissant l'Union européenne et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Il a également demandé au président du Comité national de la conférence consultative politique du Peuple Chinois une aide financière pour rénover le parlement vanuatais, qui était déjà sorti de terre grâce à l'argent chinois.
28 janvier - Le samoan, langue officielle de l'État indépendant du Samoa. Une loi a été adoptée en ce sens au Parlement et permet la création d'une Commission linguistique samoane en charge de protéger et de préserver le samoan tout en veillant au respect de cette langue. La loi prévoit l'utilisation du samoan dans toutes les délibérations parlementaires et dans l'ensemble de la fonction publique. Cette loi recommande également le soutien au développement de la langue samoane, la normalisation des traductions associées à cette langue et l'utilisation de la langue samoane dans tous les secteurs de la vie samoane. 

avec Pierre Riant à Radio Australie


 
L’association d’aide aux sinistrés des Philippines a organisé un concert gratuit pour venir en aide aux personnes touchées par le cyclone Haiyan, qui a dévasté les îles Philippines en novembre dernier. (Ph. TPM).


Crise oblige, l’artisanat reprend ses lettres de noblesse. Une association a même monté une exposition permanente à la mairie de Faa’a. (Ph. TPM)


Le Nouvel an chinois (du cheval) a été fêté par de nombreuses associations et entreprises de Papeete. Ph. TPM.


Copenhague, la capitale du Danemark, a vu s’étaler plusieurs “graphs” sur ses murs, dont certains faisant l’éloge de Tahiti, tel celui-ci de Besok. Tahiti accueillera le 1er festival international de graffiti, les 10 et 11 mai. Ph. DR


La célèbre émission Bachelor  [“célibataire”] de la chaîne américain ABC, qui dure depuis 17 ans, a cette année pour la première fois célébré un mariage à l’antenne. Puis a offert aux nouveaux mariés une lune de miel dans un grand hôtel de Bora Bora.  Ph. ABC TV.


Le Port de Papeete répare et construit de nouveaux quais très sécurisés pour tenter de faire revenir les yachts de passage au centre-ville, comme jadis.  Ph. TPM.