N° 272, mars 2014


­­4    Clin d’œil
 5    Editorial
 6    Courrier des lecteurs
 7    Actualité
 9    Confidences
10    Actualité
12    Humour
13    Baromètre
14    Société
15    Improbable hub maritime
18    Mémoires d’ambassadeur
22    Libre opinion
23    A la Cour...
24    Poésie
25    Iaorana de Simone
27    Images
28    Catastrophe à Apia en 1889
31    The Best of LoLo
32    Libre opinion
34    SOS Clipperton
37    Polémique nucléaire
43    Nouvelle : Adriaan Gouwe, le roman
48    Les événements du Pacifique en février
49    Les événements de Tahiti en février
50    Balises des îles­­




 



HUMOUR


 

 

 

Vers une nouvelle ère ? Espérons-le !

Ainsi donc, les investisseurs chinois, ceux qui s’occupent de l’aquaculture, ont signé pour créer une méga-ferme aquacole dans le grand lagon de l’atoll de Makemo, aux Tuamotu centre. Selon l’annonce, la société Tian Rui Investment investirait 150 milliards de Fcfp sur une période de 15 années. L’accord s’appuie sur un système de coopération entre le groupe chinois et la population locale : les concessions pour les fermes aquacoles seront octroyées « à des Polynésiens » qui élèveront les poissons (pour l’instant on parle de mérous) que la société chinoise (enregistrée à Tahiti) s’engage à acheter en totalité. C’est aussi cette société qui va mettre à disposition des nouveaux aquaculteurs le matériel nécessaire à la création des fermes.
Monsieur Chen Wang, le promoteur du projet, a insisté auprès de la population que la protection de l'environnement était l'une de ses préoccupations principales car la préservation du site est une condition absolue pour une production de qualité, qui est l’objectif principal dans ce projet dont le but final est de vendre un produit de luxe aux nouvelles classes supérieures qui se développent en Chine. Les premiers travaux de construction pour un immense quai, des laboratoires et d’autres infrastructures sont annoncés pour le mois de juin et devraient alors impliquer l’embauche de nombreux travailleurs, les cadres du projet étant essentiellement chinois.
Ce projet d’aquaculture est en fait la résurrection de nombreuses idées déjà lancées voici 40 ans du temps de Francis Sanford (culture des algues), mais abandonnées, car l’arrivée du CEP rendait les coûts de la main-d’œuvre non concurrentiels face à des pays comme les Philippines ou l’Indonésie, et les « transferts » de métropole assuraient à la population des revenus stables sans trop se fatiguer. Ce problème du coût du travail en Polynésie est contourné dans ce projet par le système de l’auto-entrepreneur à qui on accorde une concession. Par la suite, à ce dernier de rendre son entreprise profitable, voire rentable, comme c’est le cas actuellement avec les concessions des fermes perlières. Le succès du projet dépendra autant du sérieux des acteurs que du prix d’achat du poisson, tout comme une garantie sur la quantité achetée. On a en mémoire dans le passé récent l’exemple du « noni » : alors qu’au début tout marchait superbement avec l’acheteur unique qui avait inventé la ressource, celui-ci a vu son marché se rétrécir, a vu des concurrents – copieurs s’implanter, mais a aussi trouvé des sources d’approvisionnement moins chères que Tahiti, ce qui a laissé nombre d’agriculteurs avec leurs récoltes sur les bras et leurs yeux pour pleurer.
Ainsi, si ce projet réussit (et on le souhaite), la Polynésie française va se créer une nouvelle exportation, laquelle viendra s’ajouter à celles déjà existantes : la perle, le coprah et le monoi, exportations qui en valeur ne couvrent même pas 10% de ce que Tahiti importe. C’est dire si une évolution est urgente et nécessaire.

En revanche, ce qui sera intéressant d’observer, c’est le « choc culturel » que ces investisseurs vont vivre en s’installant dans nos îles. Ce choc ne se fera pas trop entre les Chinois et la population polynésienne des atolls, personnes plutôt sensées, honnêtes, travailleuses et habituées à vivre en quasi autarcie et en harmonie avec leur environnement. Non, ce choc se fera avec cette autre « spécificité de notre fenua », toute cette faune de parasites urbains qui vit à Tahiti, politiciens, syndicalistes, intermédiaires, monopolistes et “conseillers” de tous poils, qui n’ont pour vision que leur intérêt ou leur ego démesuré. Je parle de ceux qui, en réalité depuis des décennies, empêchent toute évolution, toute modernisation vers une société plus juste, plus égalitaire. Dès qu’ils sentiront l’odeur de l’argent ou le “danger” d’un changement, ces personnes vont se mobiliser pour tenter d’exploiter toutes les ficelles possibles, vont invoquer telle loi ou tel décret pour maintenir leurs rentes de situation de transport, de commerce, d’emploi ou administrative. Ils iront susurrer à l’oreille des Paumotu qu’ils sont exploités, que le voisin est mieux payé ou que ceci ou cela est leur droit et leur dû, même si c’est faux ou imaginaire. En bref, ils feront tout et n’importe quoi, avec l’aide de leurs syndicats, partis, loges ou administrations, parfois juste pour montrer qu’ils existent et qu’ils ont un pouvoir de nuisance.
Les dérives, magouilles et passe-droits qui ont accompagné les débuts de l’industrie de la perle, surtout lorsque les politiciens ont commencé à s’y intéresser et à fausser le jeu de la libre concurrence avec le triste résultat qu’on connaît, sont un triste exemple dont il ne faut surtout pas répéter les erreurs.
Au contraire, si les nouvelles ressources qu’offrent les investisseurs chinois (ou de quelle nationalité que ce soit) sont développées dans un climat politique et social où l’intérêt des populations et le bien-être général sont la priorité, alors il y a un espoir de voir enfin nos îles s’extraire du carcan colonial et bureaucratique qui les sclérose jusqu’à l’étouffement.
Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Alex W. du PREL
directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

 1er février - Au congrès des jeunes du Tavini Huiraatira à Faa’a et en présence de Barak Sope, ex-premier ministre du Vanuatu, Oscar Temaru déclare que « les élections municipales, ça n'est qu'une étape. Mais le processus vers l'accession de notre pays à sa souveraineté continuera quoi qu'il arrive ».

3 février - La pulvérisation anti-moustiques est suspendue à Uturoa car les apiculteurs craignent que leurs abeilles soient victimes des produits chimiques.

4 février - Ouverture du Fifo (Festival international du film documentaire océanien).
- Reginald Flosse et Robert Bernut directeur général de la SMPP, sont mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour trafic d'influence dans le cadre d’une enquête pour des faits de favoritisme et de trafic d’influence dans l’attribution des marchés de la construction de l’hôpital du Taaone.

5 février - Police et Gendarmerie mettent en place des contrôles routiers ciblés sur la consommation de stupéfiants avec test salivaire.

6 février - Gaston Flosse présente son plan de relance pour 2014 avec 37,4 milliards Fcfp de crédits de paiement, dont 14 sur "fonds propres", consacrés aux infrastructures routières, aéroportuaires et maritimes et au logement social. Il s’en prend aux banques de Polynésie et compare les tarifs bancaires a du
« vol autorisé ».

7 février - ADT (Aéroport de Tahiti)  lance des travaux de rénovation de la piste (3 500 m) et des espaces intérieurs.

8 février - Palmarès du Fifo : Nickel, le trésor des Kanak, de Anne Pitoiset, remporte le Grand prix et Ananahi, demain, de Cécile Tessier Gendreau, remporte le Prix du public.

12 février - Deux personnes décèdent de la leptospirose à Tahiti et à Moorea.
- Un producteur de Komo puaka (alcool clandestin) est interpellé par la gendarmerie et 2000 litres sont saisis.

13 février - Moorea est particulièrement touchée par des violentes pluies avec des éboulements et des inondations. Plusieurs glissements de terrain à Tahiti.
- Le ministère de la Défense organise un voyage de presse sur l’atoll de Moruroa pour rassurer : elle a investi plus de 6 milliards pour moderniser le dispositif de surveillance géo-mécanique et radiologique, mis en place dans les années 1980. A cette occasion, le contre-amiral Anne Cullerre, chef des forces armées en Polynésie française déclare, concernant les essais nucléaires,  que  « les Polynésiens devraient être particulièrement fiers de cette page d’histoire » et « il faut arrêter de ‘psychoter’ sur le volet victimes ».
 -Trois ans de procédure perdus pour les parties civiles du crash d’Air Moorea de 2007. La contre-expertise a été annulée par la justice pour vice de procédure, le Tribunal ayant omis d’envoyer une saisine à l’un des sept mis en examen.

14 février - Visite du président et du maire de Papeete au marché, qui a été rénové.

15 février - L’ Ocean Dream (900 passagers), paquebot de l’ONG japonaise Peace Boat qui parcourt le monde pour promouvoir la paix et milite contre le nucléaire et l’énergie atomique, fait escale à Papeete. Une cérémonie a lieu à la mémoire des victimes des essais nucléaires sur la place du 2 juillet 1966, date du premier essai aérien. Pour l’association Moruroa e Tatou, le comportement récent du contre-amiral à Moruroa est « vraiment très déplacé ».

16 février - Un Polynésien bat le record de la somme la plus importante jamais remportée au Loto sur le territoire :  894 millions de Fcfp.
- La Gendarmerie démantèle un important réseau de trafic de cannabis entre Tahiti et les Iles Sous-le-Vent. 18 personnes sont mises en cause dans cette affaire, dont 16 sont placées en détention provisoire à Nuutania.

17 février - Deux délégations chinoises intéressées par le projet Mahana Beach et la ferme aquacole de Makemo arrivent à Tahiti. La première délégation est conduite à Outumaoro où les plans de développement du site lui sont présentés. Le président du gouvernement s’envole ensuite à Makemo avec la seconde délégation constituée d’ingénieurs de la société Tian Rui.
-  Richard Tuheiava, sénateur de la Polynésie française, réagit aux propos tenus par Anne Cullere à Moruroa : « Il n’est pas question de psychose lorsqu’il s’agit de victimes, c’est leur fort intérieur, c’est leur chair, c’est leurs gènes qui ont été touchés ».

18 février - Alors qu'elle avait jeté l'éponge, Valentina Cross se présente finalement aux élections dans sa commune de Mataiea, sous la bannière de l’UPLD.
- Les investisseurs chinois de la société Tian Rui confirment leur projet de ferme aquacole à Makemo, un élevage de mérous, à partir de 2016.
- Les derniers chiffres des élections du personnel et des comités d’entreprise confirment la première place du syndicat CSTP-FO avec 30% des voix, suivi d’A Tia i Mua et de la CSIP avec plus de 16% des suffrages.

19 février - L'affaire Alcatel-Honotua portant sur l'attribution du marché de construction du câble à fibre optique et de sa pose entre Tahiti et Hawaii (pour 8,9 milliards Fcfp) est renvoyée en correctionnel.
- Le paquebot de croisière Queen Victoria (3000 personnes) est en escale dans les eaux polynésiennes.
- Le yacht (93 m) d’Alberto Bailleres, deuxième fortune du Mexique, est en escale à Papeete.
- Le groupe français AS architecture studio, l’un des trois candidats retenus pour le projet Tahiti Mahana Beach, est à Tahiti. Les trois  candidats (français, chinois et américain) ont 14 semaines pour concevoir les plans du futur complexe.
- L’épidémie de zika est en net recul, mais la lutte anti-vectorielle (pulvérisation d’insecti-cide) se poursuit. Quatre patients atteints du syndrome de Guillain-Barré (maladie neuromusculaire qui peut se développer après une dengue ou un zika) sont toujours en réanimation.    
- Edouard Fritch est mis en examen pour “détournement de fonds publics” dans une affaire de distribution d'eau à Pirae quand il en était le maire. On lui reproche d'avoir fait supporter sur les fonds communaux l'alimentation en eau à des résidences du lotissement Erima à Arue, dont celle de Gaston Flosse.

20 février - Le Conseil d’Etat juge que la création du Haut conseil de Polynésie française (organe de contrôle des lois du Pays voulu par Gaston Flosse) est illégale. Mais il valide la loi du Pays concernant les fonctions de médiateur de la Polynésie française.
- Gaston Flosse est à son tour mis en examen pour détournement de bien public dans l'affaire d'adduction d'eau potable entre Pirae et Arue.
- La Banque publique d’investissement étend ses activités à la Polynésie française.

21 février - Ouverture du Tahiti festival guitare à l’hôtel Méridien (Punaauia).
- La commission des lois de l'Assemblée nationale rejette l'extension du Pacs en Polynésie française.

22 février - 26e Marathon de Moorea.

24 février - Une nouvelle délégation chinoise, composée d’une vingtaine de personnes (dont Liao Hui, président de l'association d'amitié Chine-Océanie, et des hommes d’affaires) est à Tahiti.
- Le navire Polar Star des garde-côtes américains est en escale à Papeete.

25 février - Le gouvernement de la Polynésie, qui a concédé de nombreuses exonérations fiscales, et le  groupe chinois Tian Rui International Investment, signent une convention de partenariat pour l’établissement d’une ferme aquacole à Makemo. Un investissement de 150 milliards de Fcfp sur 15 ans.
- Un thonier s’échoue sur le récif de la pointe Vénus.

26 février - La CTC dénonce le grand gaspillage (2 milliards de Fcfp par an) de la flottille administrative (ex-GIP), à l’activité quasi-nulle. 
- La ministre de la Justice, Christiane Taubira, annonce qu’elle va saisir la Commission de révision des condamnations pénales d’une requête en révision de la condamnation de Pouvana’a a Oopa.
JD

Juliette Doucet


Evénements dans le Pacifique Sud

4 février - Il est arrivé à Majuro, la capitale des Iles Marshall. Le naufragé hispanophone qui a survécu pendant 13 mois, à la dérive dans le Pacifique, en se nourrissant de tortues, d'oiseaux et de poisson pêché à mains nues, a immédiatement été conduit à l'hopital. Il a raconté hier comment il a tenté de sauver son compagnon de pêche, un adolescent, en le forçant à manger de la chair crue de tortue, de poisson, etc. Mais le garçon vomissait toute nourriture et a fini par mourir de faim, sous les yeux de Jose Salvador Alvarenga, après quatre mois de dérive dans le Pacifique. On le pensait initialement mexicain, et l'on sait maintenant qu'il est en réalité salvadorien. Le bateau du naufragé a atterri sur une plage de l'atoll d'Ebon.
5 février -Aux Îles Cook, du carburant retiré de la commercialisation. Il est vraiment trop polluant, contenant des niveaux de souffre 100 fois plus élevés que la limite autorisée. Le distributeur, Toa Petroleum, vend cette essence depuis décembre à la flotte de pêche chinoise qui opère dans les eaux ratotongaises.
- À Tonga, l'Eglise méthodiste Wesleyenne annonce la reconstruction de 21 églises et presbytères détruits par le cyclone Ian en janvier sur Ha'apai. Le secrétaire national des méthodistes wesleyens a précisé qu'il ne demanderait pas aux habitants de Ha'apai de mettre la main à la poche, mais qu'il ferait appel à la solidarité des méthodistes à Tongatapu, en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux Etats-Unis.
6 février - En Papouasie Nouvelle-Guinée,  une commission parlementaire a remis un rapport au Premier ministre dont le verdict est sans appel : 90% de ces baux agricoles spéciaux ont été obtenus par les exploitants, qu'ils soient papous ou étrangers, grâce à des pots de vin.
- Au Vanuatu, la résistance à la taxe sur le coprah s'organise. Les députés de sept circonscriptions sur Santo demandent au gouvernement de renoncer à cette taxe sur les exportations de coprah brut, qui est le principal gagne-pain des habitants de ces circonscriptions. Le coprah de Santo se vend à 460 dollars américains la tonne (40 Fcfp le kilo), un prix qui satisfait les producteurs. La taxe concernerait aussi les exportations de cacao.
- Palau interdit la pêche commerciale dans sa zone économique exclusive qui s'étend jusqu'à 200 milles nautiques des côtes. Les populations de poissons ont chuté drastiquement en quelques décennies. 
7 février - Plus de 300 cas de dengue au Vanuatu. Un bond spectaculaire, selon le ministère de la santé, qui précise qu'il n'y avait que 20 cas fin janvier. La dengue s'est propagée sur l'île de Santo, dans le nord, et particulièrement à Luganville, où 71 personnes sont infectées. Le ministère de la Santé demande aux habitants de tondre les pelouses autour de leurs maisons et de détruire tout endroit propice à la reproduction des moustiques.
- Au Vanuatu, des arrestations en série après l'incendie du village de Malua Bay, sur Malekula, la deuxième plus grande île du pays, située au nord d'Efate où se trouve la capitale, Port-Vila. La police a arrêté près de 10 personnes, soupçonnées d'avoir tiré des coups de feu en l'air et mis le feu à une cinquantaine de maisons du village le 28 janvier dernier. En cause : un conflit foncier. Résultat : des centaines de villageois sont sans abri. Ils ont fui dans le bush et certains y sont toujours cachés. Pour ne rien arranger, la police est arrivée très tard, cette semaine, elle ne pouvait pas accéder au village à cause des inondations.
10 février - Aux Iles Cook, des querelles retardent la reconstruction de la piste d'atterrissage de l'atoll de Pukapuka. Air Rarotonga a suspendu tous ses vols sur l'atoll, estimant la piste très dangereuse. Une barge devait quitter Rarotonga pour transporter des matériaux de construction et des ouvriers jusqu'à Pukapuka. Mais les chefs de Pukapuka exigent que le ministère des Infrastructures paie les matériaux de construction. Mais le ministre a refusé. Il n'a pas les moyens, affirme-t-il. Résultat : l'atoll de Pukapuka reste coupé du monde. La barge pourrait arriver dans 10 jours si le ministère et les chefs trouvent un accord.
12 février - Samoa : le départ annoncé de Toyota affecte le Samoa. Installé dans le pays depuis 1963, le constructeur automobile a annoncé sa décision de ne plus fabriquer de voiture en Australie à partir de 2017 en raison des coûts d'exploitation élevés. Cette décision affecte également une société samoane, Yazaki Samoa, qui fabrique des pièces détachées et emploie environ 800 personnes.
- Un MA60 pique du nez au Samoa. L'incident s'est déroulé le 7 février quand, peu après l'atterrissage, le nez de cet appareil MA60 de fabrication chinoise s'est écrasé au sol après l'effondrement de la roue du train avant. Si les 37 passagers et 7 membres d'équipage à bord de l'avion sont sains et saufs, cet accident a relancé la polémique à propos de la sécurité de ces appareils. Le MA60 de la compagnie RealTonga ne possède pas la certification nécessaire pour effectuer de liaisons en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Europe et aux États-Unis. Et 11 MA60 se seraient écrasés au cours de ces 4 dernières années.
14 février - Le cannabis synthétique a débarqué au Samoa américain. Récemment, un lycéen a été arrêté en train de dealer du spice, le nom donné à ce cannabis synthétique. Et plus que son cousin plus ou moins bio cultivé au jardin, le cannabis de synthèse est un réel danger pour la santé, souligne la police locale. Le spice est en fait un mélange d'herbes et d'épices, arrosé de THC, du tétrahydrocannabinol de laboratoire, c'est le nom de la principale molécule active du cannabis. La police samoane américaine rappelle que le spice peut provoquer des crises de paranoïa et des vertiges.
19 février - En Papouasie Nouvelle-Guinée, le gouvernement perd sa part dans Solwara 1, le projet d'exploitation du plancher de la Mer de Bismarck. La compagnie minière canadienne Nautilus a confisqué les actions de l'Etat papou, parce qu'il ne les a toujours pas payées. La Papouasie Nouvelle-Guinée doit des millions de dollars à Nautilus. La compagnie minière explore le fond de la Mer de Bismarck, qui sépare la Papouasie Nouvelle-Guinée des Iles Salomon, à la recherche de terres rares et de nodules polymétalliques 1600 mètres sous la mer. Les robots devraient extraire du cuivre, de l'argent, de l'or, à profusion. Ce n'est pas la première fois que Solwara 1 est ralenti. En 2012 déjà, Nautilus avait du suspendre l'exploration, déjà parce que l'Etat papou n'avait pas payé sa part. En 2013 un médiateur international avait donné jusqu'à octobre au gouvernement papou pour trouver l'argent. Nautilus attend toujours.
- À Fidji, l'inauguration d’une ferme d'élevage de crabes de palétuvier à Navua. Les installations ont été modernisées, mais la production a commencé en 2011. Cette rénovation a été financée conjointement par l'Australie et l'Union européenne. Elle a permis d'embaucher 13 Fidjiens et deux experts étrangers. La Compagnie fidjienne du Crabe est le fournisseur de 12 hôtels à Fidji et elle exporte même des crabes de palétuvier à Nauru.
- La Banque asiatique de développement investit massivement dans la remise à niveau des transports dans le Pacifique. Elle dépensera 438 millions de dollars américains ces trois prochaines années pour tenter de désenclaver la région. Actuellement, les délais de transport des marchandises et des personnes dans le Pacifique sont les plus longs au monde. C'est donc le principal obstacle au développement de la région. La BAD financera des routes, mais aussi le transport maritime et aérien, particulièrement au Timor Leste, en Papouasie Nouvelle-Guinée et aux Iles Salomon. 
20 février - Fermeture de la représentation diplomatique salomonaise à Genève faute de moyens financiers suffisants.
21 février - Fidji. Une liste provisoire publiée par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et la Convention du patrimoine mondial note que les Dunes de sable de Sigatoka, Sovi Bay et l'île inhabitée de Yaduatab. Sanctuaire de l'iguane à crête, comptent parmi les sites nationaux qui doivent reconnus et protégés.
26 février - À Port-Moresby, la capitale papoue, l'Office national du logement promet de construire 40 000 logements pour lesquels les fonctionnaires seront prioritaires. La pénurie est aigue à cause d'un exode rural massif. Et l'immobilier coûte fort cher. On annonce la construction de 2000 maisons par an sur les 20 prochaines années pour combler la pénurie de logements. 

avec Pierre Riant à Radio Australie


 
Nouvel an chinois traditionnel à Papeete et à Uturoa, îles Sous-le-Vent pour cette année du Cheval de bois. (Ph. TPM)



Février très pluvieux cette année, mauvais pour les routes mais bon pour les arbres fruitiers. (Ph. TPM)




Visite tahitienne pour des sœurs catholiques de l’île de Wallis. On notera qu’elles ont su garder une jolie touche polynésienne dans leurs habits.
Ph. TPM.


Salon de l’artisannat d’art à Papeete. Ph. TPM.




 Morgan Zysman de Tahiti participe avec 1500 autres véhicules 4L à un raid humanitaire pour apporter des fournitures scolaires dans les écoles du sud-marocain. Ph. DR



Escale à Tahiti de l’immense brise-glace américain Polar Star, en provenance de l’Antarctique et en direction
de Hawaii. Ph. DR.