N° 273, avril 2014


­­5 Editorial
6 Courrier des lecteurs
7 Actualité
9 Confidences
10 Actualité
12 Humour
13 Baromètre
14 Image
15 Princesse et escroc
21 Guerre des médias
22 Image
23 Urbanisme
24 Iaorana de Simone
25 Transport aérien
27 The Best of LoLo
29 Métiers
31 Bureaucratie
32 Encore du courrier
33 Métiers
34 Jean-Charles Bouloc
39 Polémique
41 Hommage à Serge Arnoux
43 Nouvelle : Journée ordinaire dans l’administration
48 Les événements du Pacifique en mars
49 Les événements de Tahiti en mars
50 Balises des îles






HUMOUR


 

 

 

Tahiti, le canari dans la mine mondiale ?


On connaît le rôle historique que le canari, adorable petit oiseau, a joué dans les mines de charbon d’Europe jadis : celui de signal d’alarme. C’était une ancienne pratique de mineurs qui apportaient des canaris en cage dans les mines de charbon. Lorsque les canaris arrêtaient de chanter, les mineurs comprenaient qu’il fallait remonter au plus vite, car cela signifiait que les oiseaux avaient détecté le “grisou”, un gaz explosif et asphyxiant, et qu’il fallait évacuer sur le champ, avant qu’une explosion ne se produise.
Grâce à sa petite taille et son isolement extrême, on peut considérer Tahiti et ses îles comme un vase clos dans lequel les symptômes sociétaux, économiques ou sanitaires apparaissent plus rapidement et plus clairement. C’est ce que nous appelons “l’effet loupe”. 
Car les raisons fondamentales de la crise économique qui frappe l’île de Tahiti sont les mêmes que celles qui affectent presque tous les pays développés : une surpopulation couplée à un déséquilibre entre ressources et consommation. Il y a trop de chômeurs car il y a trop de jeunes dont les emplois traditionnels ont été remplacés par la mécanisation et le progrès technologique. En 60 ans, les emplois dans l’agriculture mondiale des pays « modernes » ont été divisés par 30, alors que la production a été multipliée par 10. Mêmes symptômes dans l’industrie où, par exemple, il faut trois fois moins d’ouvriers qu’il y a 50 ans pour construire une automobile pourtant bien plus compliquée. Et pendant ces mêmes 50 dernières années, la population mondiale (tout comme celle de Tahiti) a triplé. Résultat : moins d’emplois face à plus de jeunes mieux formés, qui veulent tous être cadres supérieurs, une équation sans solution…

Ah, Tahiti (comme la France) a vécu ses élections municipales. La plupart des débats radiophoniques comme télévisés étaient plutôt d’un niveau décevant. Que tant de personnes se soient disputées pour tenter de devenir les capitaines de navires en perdition (pratiquement toutes les communes de P.F. sont surendettées et déficitaires) démontre à quel point la politique reste le seul ascenseur social crédible dans nos îles.

Pourquoi ? Je laisse Feu Jacques Briquet nous l’expliquer, comme il l’a fait dans nos colonnes en février 2009, peu avant son décès :
«  Nous avons maintenant affaire à une société hyper-inégalitaire à trois étages qui se décompose ainsi : les profiteurs privilégiés, les favorisés-indexés et les pauvres, nouveau sous-prolétariat de Tahiti.  Ce système rappelle les lamentables sociétés de l’Europe du XIXe siècle décrites par Charles Dickens, Victor Hugo ou Emile Zola, avec la même parfaite indifférence des gouvernants locaux – de tous les partis politiques sans exception – qui ne sont que des bonimenteurs (la racine de “bonimenteur “ est menteur) en période électorale en abusant de la bienveillance et de la crédulité des pauvres dont ils ne soucient plus, une fois élus, derrière les vitres teintées de leurs grosses voitures. En dehors de quelques requins affairistes financiers attirés par les défiscalisations, la majorité de la caste des profiteurs-privilégiés appartient à une grosse cinquantaine de familles, les liens familiaux étant toujours plus importants que la compétence et l’intégrité.
Cette remarquable “caste noble” qui ne s’avoue pas comporte naturellement quelques big boss alias requins-squales accompagnés de nombreux rémoras poissons-ventouses qui se gavent à qui mieux mieux des largesses pompées sur les contribuables de l’inépuisable hexagone. Juste au-dessous de cette caste, aussi privilégiée que profitante, on trouve une couche de société de favorisés-indexés qui, quoique ne participant pas à l’élite gouvernante, vit très confortablement grâce aux merveilleuses indexations de salaires et de retraites octroyées par une bien généreuse “mère-patrie” sans laquelle leurs belles berlines allemandes ou japonaises ne seraient que des Vélosolex, ou au mieux des Fiat 500 ou des Twingo. Naturellement tous ces bienheureux bénéficiaires, assurés de la sécurité de l’emploi car fonctionnaires ou assimilés, sont les champions des grèves avec barrages de routes et autres chantages comme distraction favorite. [Ndlr : nous en avons eu encore un exemple lors du premier tour des élections municipales].
Je compatis évidemment aux terribles malheurs que le “méchant” Etat central de Paris veut et va infliger à ces désormais moins indexés et donc moins favorisés, mais je regrette beaucoup plus que l’on parle très souvent d’eux, et bien trop rarement des 70% à 80% de la population qui n’est que “le peuple”, soit un pauvre “Tiers-Etat” qui continue à travailler en contribuant sans se plaindre trop à enrichir les “nantis”, les deux catégories sociales aux revenus les plus élevés.
Ce petit peuple est constitué en immense majorité de  Polynésiens mal à l’aise entre plusieurs langues, plusieurs
cultures et généralement sous-instruits selon les critères occidentaux.
Petit peuple polynésien dont depuis plus de 40 ans j’aime la gentillesse et la bienveillance, mais la faiblesse en plus du manque d’instruction est la crédulité qui lui fait réélire à chaque occasion les mêmes profiteurs bonimenteurs incompétents, cupides et égoïstes qui se moquent de lui en permanence. »

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Alex W. du PREL
directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

 3 mars - Un aventurier russe de 62 ans entre dans les eaux polynésiennes à la rame. Parti le 22 décembre du Chili, son objectif est d’atteindre l’Australie en moins de 200 jours.

4 mars - Des représentants de la société de construction chinoise TCK Green Building, qui propose des matériaux ignifuges et recyclables et des solutions de construction, visitent des logements sociaux à Tahiti. L’entreprise pourrait répondre aux appels d’offre de l’OPH.
- Pierre Marchesini serait le nouveau gérant de la nouvelle SCP Chin Foo (un des trois actionnaires du groupe Media Polynésie). Une information démentie par Marc Collins.

5 mars - Selon le quotidien le Monde, Gaston Flosse est visé par une demande de levée de son immunité parlementaire qui va être transmise au Sénat. Si elle est acceptée, le juge d’instruction, Philippe Stelmach, aura la possibilité de placer Gaston Flosse en garde en vue et de le mettre en examen. Il soupçonne Gaston Flosse d’avoir accordé, en 2004, le marché de l’hôpital du Taaone à la SMPP Sogeba de Robert Bernut. En échange, l’entrepreneur aurait vendu à bas prix ses parts dans l’hôtel du Tahara’a à Réginald Flosse.
- A Paea, cinq listes se présentent pour les municipales. Le candidat soutenu par le Tahoeraa Huiraatira est le ministre Marcel Tuihani, face au vice-président du Tavini Huiraatira, Anthony Géros.
- Edouard Fritch, candidat à la mairie de Pirae, présente sa liste. L’actuel président de l’Assemblée avait perdu la mairie en 2008 face à Béatrice Vernaudon, avec 87 voix d’écart.
- Le conseil municipal de Arue et son tavana rendent hommage au pasteur de la London missionary society, Henry Nott, et au Roi Pomare II, à l’origine de l’évangélisation en Polynésie. Le 5 mars 1797, le Duff un navire anglais arrivait à Tahiti avec à son bord des missionnaires de la London missionary society. 217 plus tard, les protestants continuent de célébrer l’événement.
- 350 candidats passent le concours de sous-officiers de la gendarmerie.

6  mars - Elections municipales : 133 listes (4090 candidats) ont été déposées pour 48 communes.
- Au cours d’une conférence de presse aux côtés de son avocat, Gaston Flosse réagit à l’article du Monde sur la demande de levée de son immunité parlementaire : « Trop c’est trop ! (…) je fais l’objet d’une rafale de procédures qui relève de l’acharnement judiciaire, avec pour seul objectif de m’abattre ».

11 mars - Des militaires américains de l’US Air Force sont aux Gambier. Ils effectuent une mission de suivi satellitaire dans le cadre d’un accord diplomatique entre les Etats-Unis et la France.
12 mars - Oscar Temaru présente sa liste aux municipales de Faa’a avec le slogan « I love you Tavana ».

13 mars - Festival du uru (fruit de l’arbre à pain) à la maison de la culture de Papeete.
- Olivier Kressmann succède à Luc Tapeta à la tête du Medef.

14 mars - Depuis les Marquises où il est en déplacement, Gaston Flosse ordonne à la flottille administrative de ravitailler Makemo (Tuamotu) en manque de carburant pour faire fonctionner son électricité.
- Les gendarmes vont chercher Aberahama Fariki, maire de Tematangi (Tuamotu), candidat à sa propre succession, mais condamné à 30 mois de prison ferme pour avoir tabassé et avoir rendu infirme son demi-frère.

15 mars - Des représentants de la société chinoise Hainan Group sont en Polynésie pour étudier les possibilités de rachats ou de constructions d’hôtels.

17 mars - Le « pe’i » veut développer un complexe touristique et hôtelier sur l’ancien site du Club Med de Moorea. Il veut acheter les terrains, mais une partie des prioritaires des terres ne veut pas vendre, mais louer. Le groupe chinois Forebase est très intéressé pour y construire un « Moorea Mahana Beach ».
- Le Port autonome récupère le terrain de Motu Uta qu’il prêtait aux rameurs depuis presque 30 ans.
- Décès de Richard Mai, fervent défenseur de la culture polynésienne, à l’âge de 59 ans.

18 mars - Pénurie de carburant à Tubuai (Australes).
- Deux pêcheurs qui avaient fléché une tortue de 112 kilos en 2010 au large de Tetiaroa et avaient été arrêtés par la douane à la marina de Arue sont condamnés respectivement par le tribunal correctionnel à un mois ferme et trois mois ferme et à une amende de 560 000 Fcfp.

19 mars - 500 agents communaux en grève pour une modification du statut de la fonction publique communale se rendent devant le haut commissariat puis au Monument aux morts (où se déroule la cérémonie en hommage aux victimes de la guerre d’Algérie) car ils veulent rencontrer le haut commissaire, Lionel Beffre, qui est en période de réserve. Celui-ci ordonne que la chaussée et l’accès au Monument aux morts soit dégagés.
- Des milliers d’abeilles sont mortes à Mahinarama. Les apiculteurs pointent du doigt la delthamétrine (insecticide utilisé par le « pe’i » dans le cadre de la lutte contre les moustiques).

20 mars - 600 agents communaux en grève se rassemblent dans le hall de l’Assemblée de Polynésie française.
- Une quarantaine de douaniers sont aussi en grève, ils suivent la mobilisation national contre les projets de réformes des services.

21 mars - Installation de radars à Motu Uta pour dissuader les chauffards.

23 mars - Premier tour des élections municipales : Edouard Fritch (Tahoeraa Huiratiraa) reprend Pirae avec 61,09% des suffrages. A Faa’a, le maire Tavini sortant Oscar Temaru est réélu avec 65,7% des voix. Michel Buillard (maire sortant) est mis en ballottage à Papeete. Triangulaire à Mahina entre Patrice Jamet (maire sortant), Lucie Lucas et Nicole Sanquer (Tahoeraa). Le taux de participation en PF s’élève à 67,7%.
- La 9e vente aux enchères du GIE Poe O Rikitea est un succès, selon les organisateurs.

24 mars - La prise de contrôle de la SCP Chin Foo (un des actionnaires de la société Média Polynésie) par Pierre Marchesini est invalidée par le Tribunal. Marc Collins est donc le seul à pouvoir revendiquer sa qualité de gérant.

25 mars - Teva Rohfritsch (A Ti'a Porinetia) qui a obtenu 19,92 % des voix au premier tour des élections municipales à Punaauia, annonce le retrait de sa liste en appelant ses électeurs à soutenir Rony Tumahai (32,19 % des voix).
- Suite à une négociation entre les grévistes de la fonction publique communale et les services techniques du haut-commissariat, l'intersyndicale lève son mouvement de grève.

26 mars - L’agence de notation financière Standard & Poor’s est en PF pour recueillir des données comptables et des observations afin d’établir une notation du « pe’i ».

27 mars - Le Suisse Yvan Bourgnon, lancé dans un tour du monde en catamaran de sport, rallie Nuku Hiva (Marquises) après avoir traversé le Pacifique en 19 jours depuis les Galapagos.
- La ministre de la Santé, Béatrice Chansin, présente un plan de lutte contre le cancer en Polynésie française, seconde cause de décès.

30 mars - A l’occasion de l’arrivée du navire américain USS Wayne Meyer à  Papeete, l'agence consulaire des Etats-Unis lance Adopt a sailor (« Adopte un marin ») pour que la population fasse découvrir le “pe’i” aux militaires yankees.
- Second tour des élections municipales : Michel Buillard est réélu maire de Papeete. Ronald Tumahai est réélu maire de Punaauia avec 51% des voix, devant Jean-Paul Tuaiva du Tahoeraa (35%) et Willy Tetuanui de l'UPLD (14% des voix). Philip Schyle est réélu maire de Arue.

JD

Ariane AUGER


Evénements dans le Pacifique Sud

3 mars - Pacifique : Aide européenne pour l'adaptation au changement climatique - L'Union européenne et le Secrétariat du Forum des îles du Pacifique ont signé un accord sur le financement d'un programme relatif au changement climatique et aux énergies renouvelables. Le coût total du projet est de 56 millions de dollars australiens et l'UE participe à hauteur de 53 millions.
4 mars - Les inondations fidjiennes laissent une facture de plus d'un million de dollars - Glissements de terrain, ponts effondrés, lignes électriques endommagées, conduites d'eau crevées, routes défoncées, fermes ravagées, les pluies torrentielles de la fin février ont laissé une facture de 1,6 million de dollars.
6 mars - À Tonga près de 300 familles vivent toujours sous la tente ou dans des centres d'hébergement provisoire, plus de deux mois après le passage ravageur du cyclone Ian sur Ha'apai, qui a fait un mort, et 14 blessés.
- A Fidji, sept personnes sont mortes de la dengue, et plus de 3500 sont infectées.
7 mars - À Kiribati, quatre jours après les grandes marées, les autorités s'attellent à une tache difficile : la décontamination des nappes phréatiques. Au moins cinq atolls ont été inondés, et des centaines de personnes vivent dans des hébergements provisoires.
- A Kiribati, au Samoa, aux Îles Salomon et au Vanuatu, près de la moitié des jeunes filles ont leur premier rapport sexuel avant leurs 18 ans. Et parmi celles qui le font avant d'avoir atteint 15 ans, entre 23% des jeunes filles à Kiribati et 59% aux Salomon, ont en réalité eu leur premier rapport sexuel sous la contrainte. Ce sont les résultats d'une étude menée par le bureau de l'UNFPA dans le Pacifique.

10 mars - Ils mangeaient des plantes endémiques, des chauves-souris frugivores, des tortues terrestres, du poisson et des fruits de mer de la côte. Voilà de quoi se nourrissaient les premiers Polynésiens, les Lapita venus d'Asie du Sud-Est, qui ont colonisé le Vanuatu en passant par la Papouasie Nouvelle-Guinée puis les Îles Salomon. Découverte faite par des chercheurs de l'Université d'Otago, en Nouvelle-Zélande.

11 mars - Les Européens s'activent contre la violence sexuelle en Papouasie Nouvelle-Guinée - C'est à travers le viol qu'une femme papoue sur cinq a connu sa première expérience sexuelle et un tiers des hommes papous ont été victimes de violence sexuelle quand ils étaient sous la tutelle de l'État. C'est ce que vient de révéler une étude de lutte des Nations unies.
- Trop d'agences d'aide dans le Pacifique -  Le nouveau directeur général du Secrétariat de la Communauté du Pacifique (CPS) rencontre  cette semaine les représentants du ministère des Affaires étrangères et du Commerce australien. Un ministère qui a maintenant intégré l'agence d'aide australienne AusAid. Et avec cette rencontre en toile de fond, M. Tukuitonga a remis en question le coût des opérations d'aide actuellement en cours par rapport aux résultats obtenus : « Il y a toutes ces organisations internationales, des organisations régionales et des agences qui viennent de partout et qui tentent toutes de participer d'une façon ou d'une autre. Et je ne suis pas certain qu'il y ait une approche concertée en termes de qui fait quoi. » Ndlr : par contre, il a oublié de demander l’abolition de la CPS tout comme le Forum du Pacifique, des “machins” plutôt inutiles qui servent essentiellement à caser et rémunérer les rejetons (parfois les maîtresses) des élites politiques des Etats îliens.
- Des ailerons de requins aux Îles Cook - C'est lors d'une visite d'inspection de la police maritime dans palangrier battant pavillon chinois qu'environ 8 kilos d'ailerons de requins séparés de leur carcasse ont été découverts à bord du navire. Selon le rapport du ministère des Ressources marines, cette visite d'inspection a été effectuée lors d'une opération de surveillance d'une vedette de patrouille de la police dans le secteur nord de la zone économique exclusive des îles Cook qui d'étend sur plus de 2 millions de km2 d'océan. C'est en retournant vers Rarotonga suite à des problèmes mécaniques que le bateau de la police a intercepté deux palangriers battant pavillon chinois et qui auraient été en transit dans la zone économique exclusive de Rarotonga.
- Médecins chinois à Port Vila - L'ambassadeur de Chine au Vanuatu a indiqué aux autorités vanuataises l'intention d'envoyer davantage de médecins chinois travailler dans les hôpitaux du pays. Une équipe de médecins sera ainsi dépêchée sur place pour une durée de deux ans. Coût de l'opération : environ un peu plus d'un million de dollars australiens.
14 mars - Au Vanuatu, le bilan du passage du cyclone Lusi s'établit à 10 morts et deux personnes sont toujours portées disparues. En tout, le cyclone a détruit 38 maisons et endommagé 20 000 bâtiments.
- Difficultés d'obtenir des fonds de l'ONU - Les petites nations océaniennes du Pacifique, les plus affectées  par les conséquences du changement climatique, sont bottées en touche par manque d'expertise dans la course au fonds de l'ONU. Le ministre de l'Agriculture de Kiribati explique : « Ils nous ont promis beaucoup de fonds mais les critères d'accès à ces fonds sont très complexes et nous n'avons pas la capacité d'y répondre ».
- Analyse de l'aide étrangère par le Premier ministre samoan - Tuilaepa Malielegaoi a voulu mettre les points sur les “i” pour que la population comprenne pourquoi les pays donateurs injectent tous les ans des millions de dollars dans l'économie samoane. Et ce n'est pas, a-t-il souligné, parce qu'ils ont de la peine pour le Samoa. Alors pourquoi le font-ils ? « Ils le font parce qu'ils sont persuadés que s'ils parviennent à améliorer la croissance économique des petits pays, ces petits pays auront suffisamment d'argent pour consommer et qu'ils se tourneront alors vers les pays donateurs pour acheter leurs produits. Il ne faut pas confondre l'aide et la charité chrétienne. L'aide n'est que la représentation des intérêts égoïstes des pays donateurs ».
18 mars - Au Vanuatu, une centaine d'infirmières attendent toujours le versement de leur salaire. Au ministère de la Santé, le directeur général, le Dr Santos Wari, assure que tout est rentré dans l'ordre vendredi dernier. Mais plus de 100 infirmières attendent toujours leur salaire, soit un cinquième de la population d'infirmières au Vanuatu. « Certaines n'ont pas été payées depuis trois mois, voire plus dans certains cas, nous sommes dans une situation désespérée.
19 mars - Le trafic des êtres humains : une histoire de famille au Samoa américain - La plupart des victimes de ce trafic sont en général des ressortissants du Samoa voisin. Les Samoans sont ensuite maltraités par des membres de leur famille élargie à Pago Pago. Selon le Samoa Observer, les Samoans américains profitent et abusent de la situation et traitent les Samoans du Samoa comme des esclaves.
- Vanuatu : en échange de ces 12 millions d'euros, le Vanuatu s'engage à suivre les principes de la bonne gouvernance et à mettre en place toute une série de réformes relatives à la gestion des finances publiques, lutter contre la corruption et faire preuve de transparence dans la gestion des finances publiques. Il sera intéressant de voir comment ces fonds là seront détournés.
20 mars - Dengue à Fidji : l'épidémie pourrait toucher 24 000 personnes - C'est ce qu'affirme le ministère de la Santé qui souligne que cette épidémie est la plus grave depuis 1975. 12 personnes sont mortes et 11 359 cas ont été signalés depuis le mois d'octobre
- Du romantique et du Rambo en Papouasie Nouvelle-Guinée - L'Université de Goroka a publié le rapport d'une recherche dans les Hauts Plateaux pour savoir ce que les habitants locaux regardent dans ce que l'on appelle localement les “haus piksa”. Les restrictions d'électricité font que les habitants se réunissent pour regarder des films sur CD dans de petites échoppes, les “haus piksa” (maisons images). Les films les plus populaires sont : « Le numéro un c'est Rambo, le film d'action américain. Les gens aiment aussi les films nigérians appelés “Nollywood”. En numéro deux, une série romantique intitulée True Love. Et en numéro trois, Titanic ».
25 mars - Aux Îles Salomon, Transparency International, l’ONG anti-corruption, demande aux Salomonais de résister à la tentation de vendre leur vote au candidat le plus offrant. Le nouveau système biométrique d'inscription sur les listes électorales garantit la fin des votes multiples, mais pas la bonne vieille tactique de l'achat de voix.
28 mars - À Tonga, les infirmières obtiennent un droit de prescription limité. La loi a été votée à l'unanimité au Parlement. Les infirmières pourront prescrire des médicaments qui sont en vente libre dans les pharmacies aux États-Unis ou encore en Australie. Pour le reste, les patients devront logiquement s'adresser à un médecin généraliste ou spécialiste. Ceci devrait désengorger les salles d'attente des médecins, où 60% des patients ne souffrent que de maladies très mineures. 

avec Pierre Riant à Radio Australie







Tehani Chin Foo a été élue Miss Papeete 2014.
(Ph. TPM)




Taua Méziane a été élu le premier “Mister Papeete”.
(Ph. TPM)





L’ancienne et la nouvelle façon de voguer vers Tahiti
se croisent dans le port de Papeete. (Ph. TPM)





L'artiste australien Sofles a réalisé à Brisbane (Australie) une œuvre murale intitulée "Destination Tahiti".
Après les homosexuels, les dealers nouvelle niche pour accroitre le tourisme à Tahiti ?




Lorsqu’un amiral américain vient rendre visite à sa consœur française à Tahiti, il a un avion à sa disposition pour de telles excursions.
Ici, c’est un Gulfstream C-37A qui peut transporter 16 personnes sur 12 000 kilomètres, à une altitude de 16 000 m. (Ph.DR)