N° 279, novembre 2014


­­ 4    BD
 5    Editorial
 6    Courrier des lecteurs
 7    Actualité
 9    Confidences
10    Flosse à l’assemblée
12    Humour
13    Baromètre
14    Image
15    EDT : « Taxez le soleil »
18    BD : énergies “vertes”
19    Iaorana de Simone
20    Culte de la personnalité       
21    Economie de la santé
25    Epidemies : immobilisme
26    Vaincre les moustiques
27    Ressources
29    The Best of LoLo
31    Billet des Philippines
34    “Héros” Destremau
35    Editions
36    Tahiti et Moorea en 1849
40    Lettre inédite de Gauguin
42    Nouvelle : Dans le silence de la mer atone
48    Les événements du Pacifique en octobre
49    Les événements de Tahiti en octobre
50    Balises des îles­­




 



HUMOUR


 

 

 

Encore raté !

Ah, on avait espéré ! Enfin du changement ! Ah, on allait voir ! Eh oui, la justice (sans J majuscule, pas méritée) avait enfin réussi, après 19 années de durs labeurs à déclarer inéligible un homme qui se considère au-dessus de la justice des hommes, comme le révèle bien son courrier au président de la République.
Passons donc à son successeur, le président Fritch qui, peu à peu, dévoile son « style ». Nous lui laissons les traditionnels « 100 jours », ce qui entre-temps ne nous empêche pas de questionner quelques propos tenus.
Dans son discours lors du débat d’orientation budgétaire 2015, nouveau président a déclaré que « nous devons également nous pencher sur la question du coût du travail en Polynésie », rappelant ainsi le Smic réduit à 120 000 Fcfp (1000 €) dans les « zones franches » des grands chantiers annoncés. Il a poursuivi son discours en disant qu’un « abaissement du coût du travail pour les entreprises ne doit pas se faire au détriment des salariés ». Ah bon, mais alors comment faire ?
Puis il a annoncé des modifications du code du travail : « Il faut dépoussiérer, moderniser le dialogue social. Il faut rendre le marché du travail plus fluide, plus performant en privilégiant l’accès à des emplois durables ». Là encore, c’est la culture du paradoxe : « marché du travail plus fluide » ne s’associe pas vraiment avec « emplois durables », mais plutôt avec « emplois précaires ».
Ces belles paroles sont à comparer avec un autre discours, tenu par le même président quatre jours plus tôt devant les chefs de services de l’administration territoriale : « 31 milliards Fcfp sur l’exercice 2013 [sont consacrés] pour cinq milliers d’agents œuvrant au sein de 50 services administratifs. » Donc une moyenne de plus de 6 millions par agent, soit plus de 500 000 Fcfp – 4200 € – par mois, parole de président. Et cette somme ne prend pas en compte 5 milliards de primes et indemnités rattachées à ces salaires. Et au président de continuer : « Cependant, rassurez les agents. Je n’envisage aucun plan de licenciement ni de dégagement des cadres. Cette option n’est pas tolérable dans le contexte économique défavorable que nous connaissons tous. Il n’est pas question de pousser vers la porte des gens qui risquent fort de se retrouver durablement sans emploi par la suite et grossir le lot de nos assistés d’aujourd’hui. Ce serait inhumain tout autant que contreproductif ». 
Or ces fonctionnaires, grâce à l'indice multiplicateur et à diverses primes et indemnités, touchent plus du double des salaires de leurs confrères de métropole qui tiennent des postes similaires. Etrangement, pour le président, de tels privilèges sont normaux et ne représentent bien sûr aucun danger pour notre économie. Mais 150 000 Fcfp par mois (1250 €) pour le petit Tetuanui qui trime sous le soleil brûlant de Tahiti où les prix des denrées et marchandises sont pratiquement le double de ceux en France, c'est le danger de mort pour Tahiti, alors que plus de 600 000 Fcfp pour d'autres messieurs-dames qui travaillent dans des bureaux bien climatisés avec emplois garantis à vie, c’est sacré, c’est ce qui garantit une consommation qu’on peut taxer ! Une partie de la population est payée selon une échelle inférieure à celle de France, l'autre plus du double. Et on trouve ça normal depuis plus de 50 ans.
Lorsqu'une chaîne cryptée nationale s’est installée à Tahiti, elle doubla le prix de l’abonnement en expliquant que « c'est en relation avec les prix et les revenus du territoire ». Ah, que le petit smicard a dû être heureux en entendant cela ! Même le Loto (seul espoir pour le petit Tetuanui de sortir de sa misère) lui facture l’appel téléphonique pour avoir les résultats 155 Fcfp (1,20 euro) alors que dans les DOM, même à la Réunion, ce n’est que 32 centimes d’euros. On comprend mieux pourquoi tant de personnes ont été tentées de se joindre aux émeutiers pour piller Papeete lors des émeutes de 1989 et de 1995. 
Une fois l'aventure atomisante terminée, on avait espéré que les nouveaux présidents aux affaires depuis 2004 auraient eu pour objectif de réformer un système paléo-colonialiste, d’initier un système plus juste, plus égalitaire et moins dépendant des « transferts » de l’Etat. Hélas, trois fois hélas, il semble que non, malgré la Charte du développement de 1991, les ateliers de 2009, les discours à la langue de bois sont la mise. 
Rien de neuf donc ! Le choix est encore et toujours limité entre une continuité des erreurs passées et une indépendance qui sera désastreuse, car elle obligerait le « pé’i » à vivre de ses ressources propres, qui sont les mêmes que celles des îles Cook, Samoa ou Tonga.
Le débat n'est pas au sujet de l'indépendance ici. Le débat, au risque de nous répéter, est celui-ci :
Nous avons depuis 1984 l'autonomie, tant glorifiée, or nous n'avons réussi qu'à calquer la France métropolitaine et son pesant système bureaucratique et technocratique. Le résultat est clair : nous sommes encore plus dépendants des subventions de la métropole et si le cordon ombilical venait à se rompre (il suffirait, par exemple, qu'une centrale nucléaire explose), le chaos serait total dans nos îles car tout le système actuel s'effondrerait en quelques semaines ; nous n'aurions même pas de quoi payer l'essence pour la cohorte de belles bagnoles de Tahiti.
Isolés aux milieu du grand océan, pourquoi ne pourrions-nous pas essayer de créer un système neuf, différent et surtout plus égalitaire ? Est-ce de la paresse intellectuelle ? Quand nous intéresserons-nous vraiment à Hawaii et aux Bermudes, seules économies insulaires performantes ? Le rapport Bolliet ? Soyons francs, c’est appliquer à Tahiti une technocratie ruineuse qui met déjà la France à genoux.
Bon sang, l'autonomie veut dire le droit de faire les choses différemment ! Nos hommes politiques se gargarisent avec les mots "mondialisation" et "changement de mentalité" et expliquent ensuite « qu'il ne faut surtout rien changer » car c'est « comme ça ». Jusqu’à ce que “ça pète” vraiment !
Allez, allez Messieurs, de l’imagination !
Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Alex W. du PREL
directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

 4 octobre - Jérôme Tolot, directeur général adjoint du groupe GDF Suez (qui détient plus de 70% du capital d’EDT), déclare au sujet de l’utilisation des énergies renouvelables : « Il faut qu’on continue à développer quelques ouvrages hydroélectriques et à Tahiti il y a encore des sites. Si on fait du solaire plus de l’ hydro-électricité, on devrait atteindre l’objectif de 50% d’ici quelques années ». EDT va investir 3,8 milliards de Fcfp sur ses installations hydroélectriques. 

7 octobre - Le Tahoera’a Huiraatira dénonce une « alliance » du gouvernement avec l'opposition au sujet d’une proposition d’arrêté du Conseil des ministres prévoyant la nomination de Teva Rohfritsch (A Ti’a Porinetia) et d’Antony Géros (UPLD) au sein du conseil d’administration d’ATN.
 
8 octobre - Le tribunal correctionnel renvoie au 5 mai 2015 l'examen de l'affaire de location de terrains de Orofara (Mahina) pour cause d'absence d'Emile Vernaudon parti en métropole s'y faire soigner.
- 18 mois d'inéligibilité sont requis contre Patrice Jamet. Le maire de Mahina aurait financé sa campagne électorale avec l'aide d'une association qui n'était pas habilitée à le faire. La commission nationale des comptes et des financements politiques avait rejeté ses comptes.

9 octobre - L'association d’information, d’aide et de soutien « Agir contre le sida » n'existe plus, faute de financements.
- « L’affiliation des agents et pensionnés de l’État au Régime général des salariés serait justifiée » : c’est l’une des 66 préconisations de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) dont le rapport sur le financement du régime de solidarité de la Polynésie française et des politiques de santé est dévoilé. Selon les missionnaires, cette affiliation dégagerait un bénéfice pour cette caisse d’environ 4 milliards Fcfp.
- Ouverture du salon Planète PME.
- Mis en examen pour détournement de fonds publics, en février dernier, dans le dossier de l'alimentation en eau par Pirae de la partie haute du lotissement de Erima (Arue), où Flosse a sa résidence, l’ex-président du « pe’i » et Edouard Fritch sont auditionnés séparément par le juge d'instruction Stelmach.

10 octobre - Douze premiers cas de chikungunya sont détectés à Papeari et à la Presqu’île.

12 octobre - Début des pulvérisations d’insecticides dans les zones où ont été recensées les premières victimes du virus du chikungunya. 
- Escales à Papeete des paquebots Silver Shadow et Celebrity Solstice et de leurs 3500 passagers.
13 octobre - La société de droit locale Tahiti Nui Ocean Foods (filiale du groupe chinois Tian Rui International Investment) est créée. Elle doit démarrer l'activité de la ferme aquacole de Hao par les investisseurs chinois.

14 octobre - Le FED (Fonds européen de développement) est revu à la hausse : la Polynésie française bénéficiera d’une enveloppe de 3,5 milliards de Fcfp pour la période 2014-2020 contre 2,5 milliards Fcfp pour la période précédente.
- Onze prévenus sont à la barre pour répondre de leur implication dans une affaire de trafic d’ice, la « mexican connection ».

15 octobre - Edouard Fritch, en visite à Paris, demande à Manuel Valls la « solidarité » financière de l'Etat pour soutenir le régime de protection sociale du « pé’i ».
- La commission de contrôle budgétaire et financier (CCBF) de l’assemblée rejette les nominations proposées par le conseil des ministres de nommer Teva Rohfritsch et Antony Géros au sein du conseil d’administration d’ATN et demande celles de Marcel Tuihani et Virginie Bruant (Tahoera’a).
- Heifara Parker remplace Jean-Marie Yan Tu (condamné dans l’affaire des emplois fictifs) à la tête du syndicat A Tia i mua, affilié à la CFDT, en présence de Laurent Berger (secrétaire général de la CFDT) qui affirme : « Il y a un formidable potentiel ici, il faut l’exploiter et pour ça il faut de l’investissement. C’est aussi le rôle de l’Etat français d’y contribuer ».
 - Des scientifiques locaux et internationaux effectuent un état des lieux des espaces marins des Australes afin d’établir une carte d’une zone marine à protéger. Une mission  menée avec la participation de la société National Geographic. 

16 octobre - Teva Rohfristch (représentant A Ti’a Porinetia) s’insurge contre la mainmise du Tahoera’a sur la commission de contrôle budgétaire et financier (CCBF) de l’assemblée de la Polynésie : « La CCBF a été créée pour garantir la transparence et là, cela va à l'encontre de cette transparence. On a l'impression d'être en Corée du Nord avec Kim Jong Flosse qui veut continuer à gérer le Pays ». Antonio Perez (représentant A Ti’a Porinetia) démissionne de la CCBF en dénonçant des pressions exercées par le camp Flosse.

18 octobre - Colloque à Moorea (Criobe) sur la protection mondiale des requins.

20 octobre - Gaston Tong Sang (représentant A Ti’a Porinetia) affirme que « le Tahoera’a veut s’accaparer toutes les représentations au sein de nos institutions. Ce n’est pas une façon de gérer le Pays ».
21 octobre - Patrice Jamet (maire de Mahina) est déclaré inéligible pour une durée de 18 mois. Il veut déposer un recours (suspensif) devant le Conseil d’Etat.
- Le tribunal administratif annule les élections municipales de Papara. Arrivé second, Clément Legayic est déclaré inéligible pendant un an.
- On estime entre 400 et 500 le nombre de cas de chikungunya sur le territoire.

23 octobre - Le vice-président, Nuihau Laurey, est auditionné par l’agence Standard and Poor’s à Paris. Il espère voir la note de la Polynésie relevée. Elle stagne à BB+.

24 octobre -Air Tahiti présente son nouveau programme de vol : le nombre de rotations va être réduit mais toutes les lignes sont maintenues.

26 octobre - Le P-dg d'Électricité de Tahiti (EDT) a envoyé une lettre, datée du 30 septembre, aux mairies pour leur proposer d’appliquer une nouvelle taxe destinée aux administrés qui produisent de l’énergie grâce « aux panneaux photovoltaïques et groupes électrogènes notamment ». Pour Teva Sylvain, président du Syndicat polynésien des énergies renouvelables, la demande d’EDT revient à vouloir « taxer le soleil ».

28 octobre - Mouvement de grève à l’OPT et sa filiale Vini pour une revalorisation de la grille salariale. Douze agences OPT sont fermées.
- Le « pe’i » et l’AFD (Agence française de développement) signent une convention de 2,39 milliards Fcfp pour la réalisation d’infrastructures routières, maritimes, aéroportuaire et de défense contre les eaux, le logement social, l’assainissement des eaux usées à Papeete et Punaauia, etc.
- Le président Edouard Fritch veut changer l’administration. Au cours d’un discours, il dénonce une administration trop souvent « compliquée et opaque » et souhaite qu’elle « retrouve un visage plus humain, plus convivial et plus simple, à l’image même de notre société ». 

30 octobre - La création d’un Tribunal foncier en PF est validée à l’Assemblée nationale. 
- Fin de la grève à l’OPT et Vini. 
- Selon les statistiques de l’ISPF, la population est en hausse aux Iles Australes, aux Marquises et aux Iles du Vent et en baisse aux Tuamotu - Gambier. 
- Le ministre de la Relance économique, Jean-Christophe Bouissou, est en Chine pour rencontrer investisseurs et chefs d’entreprises prêts à investir en PF.

31 octobre - Le « pé’i » contracte un emprunt de 1,5 milliard Fcfp auprès de la Banque de Polynésie. 

JD



Evénements dans le Pacifique Sud

2 octobre - Tonga : l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (Mormons) a débuté la construction de 114 maisons sur les îles Ha'apai, en co-financement avec la Banque mondiale et le gouvernement tongien. Le cyclone Ian avait fait un mort, et causé des dégâts dont la facture totale se monte à 50 millions de dollars, soit 11% du PIB de Tonga.
- Îles Salomon : 27 femmes sont candidates aux législatives, qui doivent avoir lieu avant la fin 2014, mais dont la date n'a toujours pas été arrêtée. Seules deux femmes ont été élues au Parlement en 36 ans d'indépendance.
- Fidji : 10 jours après son élection, Franck Bainimarama a tourné une page d'histoire dans un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, estimant que le scrutin du 17 septembre « avait mis fin à 40 années d'un système injuste et antidémocratique ». Le Premier ministre a aussi dévoilé ses ambitions internationales : il veut faire de Fidji le pays dominant de la région Pacifique et jouer un plus grand rôle dans le monde, dans la lutte contre le changement climatique.
 
3 octobre - Vanuatu : un ancien député de Santo s'oppose au projet de construction d'une usine de nickel. La compagnie minière calédonienne MKM et son partenaire chinois Jin Peï veulent transformer le nickel calédonien de moindre qualité à Santo. L'ancien député Philip Pasvu affirme que l'usine menacerait l'environnement et que les habitants de Santo n'ont pas été consultés. Il est l'un des propriétaires coutumiers de la célèbre plage Champagne, une magnifique attraction touristique. Et il craint que l'usine de nickel fasse fuir les touristes.
- Îles Salomon : les propriétaires coutumiers de la mine de Gold Ridge vont recevoir leurs dernières royalties dans les prochains jours. 1,2 million de dollars pour 16 tribus, versés par Santa Barbara, via le ministère salomonais des Finances. Il s'agit vraisemblablement des dernières royalties, car la compagnie minière australienne a décidé de cesser l'exploitation de l'or à Gold Ridge en avril, en raison des dégâts causés par les inondations, mais aussi, a précisé la direction de la compagnie, en raison des problèmes de sécurité autour de la mine.
- Tonga : 8000 personnes sont touchées par la sécheresse dans le groupe des îles Ha'apai. Depuis début septembre, les réserves d'eau potable sont remplies à 20% seulement.

6 octobre - Surendetté, l'État de Nauru doit plus de 30 millions de dollars au fonds américain Firebird. Dans un premier procès en Australie, Firebird avait obtenu le gel des comptes de l'État nauruan. Mais vendredi dernier, le gouvernement nauruan a réussi à faire annuler cette décision de justice par la Cour Suprême de la Nouvelle-Galles du Sud. Nauru pourra puiser de nouveau dans ses comptes la semaine prochaine, et les services publics continueront d'être assurés. 
- Vanuatu : le droit d'inspiration romaine et le droit coutumier s'affrontent de nouveau. Cette fois-ci c'est une affaire d'inceste, perpétré par un pasteur. Le juge de la Cour Suprême l'a condamné à un an de prison, bien que le crime ait fait l'objet d'une cérémonie coutumière, au cours de laquelle, le pasteur incestueux s'est excusé pour son crime.
- Vanuatu : un nombre record de femmes sont entrées dans la police. La dernière promotion sortie de l'école la semaine dernière compte 13 femmes sur 32 policiers. Et pour la première fois, les futurs policiers ont eu droit à des cours de conduite.

8 octobre - Papouasie Nouvelle-Guinée : Peter O'Neill a reçu le vice-président de Total, Arnaud Breavillac, en début de semaine. Total possède 40% des parts dans l'exploitation des champs gaziers Elk-Antelop, situés au sud-est du pays. Le bloc d'Elk-Antelop comprend deux des plus importantes découvertes de gaz de ces dernières années en Asie-Pacifique.

9 octobre - Australie : Dans le Queensland, une jeune femme erre pendant 17 jours dans la forêt tropicale près de Cairns et survit miraculeusement. Shannon Leah Fraser marchait avec son fiancé, qui la devançait, et elle s'est finalement perdue. Complètement désorientée, la jeune trentenaire a survécu en mangeant de petits poissons d'eau douce et des insectes, et en buvant l'eau de la rivière. À ce régime, la jeune femme a perdu 17 kilos.
- Vanuatu : Efate a reçu 158 millimètres de pluie en deux jours. Les pluies torrentielles ont fait un mort. 
 
14 octobre - Fidji exporte 100 moutons au Samoa pour aider le pays à développer son élevage et à atteindre l'auto-suffisance alimentaire. Il s'agit d'un croisement, une race créée à Fidji il y a 6 ans et qui a été baptisée Fidji Fantastic.
- Hawaii : la construction du télescope le plus puissant du monde a débuté au sommet du volcan Mauna Kea. Le télescope fera 30 mètres et il faudra 10 ans pour achever sa construction, pour un coût d'1,3 milliard de dollars.
- Papouasie Nouvelle-Guinée : trois employées de la radio nationale publique, NBC, ont été enlevées et vraisemblablement violées. L'insécurité est telle à Port-Moresby que les employés de NBC sont reconduits chez eux dans un bus affrété par NBC avec un agent de sécurité à bord.
 
15 octobre - Coûteuse boulette : aux Îles Salomon, les 50 députés sortants reçoivent une indemnité de 53 000 dollars chacun.Car les élections auront lieu le 19 novembre. Une jolie somme qui serait due à une erreur, volontaire ou non, de la Commission des indemnités parlementaires. Une erreur irréversible, car inscrite au Journal officiel. Les Îles Salomon, vivent principalement grâce à l'argent de l'aide au développement.

22 octobre - Niue : le haut-commissaire de Niue en Nouvelle-Zélande a profité du quarantième anniversaire de l'indépendance de Niue dimanche pour lancer ce message. Plus de Niuéens vivent en Nouvelle-Zélande, qu'à Niue. 80% des Niuéens sont nés en NZ. Actuellement il reste un millier d'habitants à Niue, la langue et la culture sont menacées d'extinction.
 
28 octobre - Vanuatu : le conseil national des chefs refuse de prendre position sur l'exploitation minière des fonds marins, tant que tous les villages du pays n'auront pas été consultés. Le gouvernement a présenté un projet de loi sur l'exploitation minière sous-marine, et la plupart des chefs coutumiers ne seraient pour le moment pas favorables à l'arrivée de compagnies minières étrangères pour exploiter le plancher de l'océan.
- Samoa américain : les agriculteurs luttent contre l'arrivée de concurrents étrangers. Plus d'une centaine sont allés se plaindre au gouverneur, Lolo Matalasi Moliga. Ils affirment que de plus en plus d'étrangers viennent acheter des terres pour les mettre en culture et empocher la subvention offerte par le gouvernement fédéral américain, en particulier pour fournir les cantines scolaires. Le Samoa américain dispose donc d'un fond de 17 millions de dollars pour subventionner les producteurs locaux. Sur les 194 agriculteurs bénéficiaires, 40 sont asiatiques. Une porte-parole du département de l'Education précise qu'elle aimerait bien acheter les légumes destinés aux cantines à des Samoans américains, mais qu'ils ne produisent pas suffisamment.

31 octobre - Tonga : le roi s'oppose à la conversion de son deuxième fils au mormonisme. Tupou VI avait déjà mis en garde son fils, qui est quatrième dans l'ordre de succession au trône. Le roi menace de lui retirer son titre de Prince. Traditionnellement, la famille royale tongienne appartient à l'Église libre weslyenne. 

avec Caroline LAFARGUE à Radio Australie


 

Branscombe Richmond, célèbre acteur tahitien qui joue
les grands rôles d’Indiens à Hollywood, est venu visiter Tahiti avec sa famille. (Ph. Présidence)



Dédicace par Riccardo Pineri et Andreas Dettloff
de leur nouveau livre d’art. (ph. W. Bringold)



Un entrepreneur de Bora Bora offre dorénavant des mariages sous-marins aux touristes. Espérons que ces unions resteront étanches. (Ph. DR)



Décédé : Docteur Christian JONVILLE, médecin
et aventurier (à droite, avec Marc Darnois),
à l’âge de 79 ans, à Tahiti. (ph. arch. TPM)