N° 281, janvier 2014


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22    Mythe de la surpopulation
26    The Best of LoLo
27    Lutte antimoustiques
31    BD Conte de Noël
32    Encore du courrier
34    Société
35    Divers
36    Et encore du courrier
37    Papa Noera
38    Découverte du tapa
40    Art
43    Nouvelle : Souvenir du Tahiti de 1941
48    Les événements du Pacifique en décembre 2014
49    Les événements de Tahiti en décembre 2014
50    Balises des îles­­

 

 


HUMOUR

 

 

 

 2014 : bilan catastrophique et parlant

La nouvelle année est toujours le moment de faire des bilans, et tel est ici le cas. Hélas, on ne peut citer aucune réussite notable en Polynésie française l’an passé, uniquement des preuves de l’incapacité patente des personnages qui sont supposés guider le destin du “péï”. On dit que « gouverner, c’est prévoir », mais tel n’est décidément pas le cas à Tahiti.
Prenons pour exemple, en 2014, les cas de l’épidémie de dengue, suivie par celle du zika et qui s’est terminée avec la pandémie de chikungunya, toutes des maladies transmises par un seul vecteur, le moustique aedes aegypti. Bon, admettons, la dengue on connaît depuis des décennies à Tahiti, le zika c’était plutôt nouveau et bénin, mais le chikungunya et ses effets terribles sont connus, même dans le monde francophone, depuis la terrible épidémie qui avait frappé l’île de la Réunion entre le début de l'année 2005 et le milieu de l'année 2006, touchant près de 40% de la population. En avril 2006, les chiffres officiels de surveillance de l'épidémie ont estimé le nombre de cas à 244 000, incluant 203 décès, 123 cas sévères et 41 cas de transmissions materno-néonatales (de mère à enfant pendant la grossesse) d'encéphalites à Chik chez des enfants. Pour mémoire, sur 1296 grossesses suivies entre le 1er décembre 2005 et le 28 février 2006, on a déploré 23 pertes fœtales, dont 7 morts in utero suite à une infection maternelle antérieure au chikungunya, et d’autres cas où le fœtus était directement touché par le virus (à suivre à Tahiti où personne ne l’a encore mentionné !).
Surtout qu’avec les moyens de communications modernes, on ne pouvait donc à Tahiti ne pas être ignorant des dangers du chikungunya, d’autant plus que dès décembre 2013 ce virus s’installait aux Antilles, notamment en Martinique, où il a causé la mort de 83 personnes, infectant de 2000 à 3000 cas par semaine.
L’épidémie de chikungunya a fait son entrée en Polynésie française au mois d’octobre 2014. Trois semaines après, le ministre René Temeharo déclarait à la télé qu’il n’y avait nullement à s’inquiéter car il n’y avait « que 300 cas, alors que la Polynésie est grande comme l’Europe, vous voyez ! » On a si bien vu que deux mois plus tard, fin décembre, le docteur Henri-Pierre Mallet de la direction de la santé de Tahiti, annonçait que le chikungunya avait officiellement été la cause de neuf décès, avait infecté 50 000 personnes mais que le chiffre réel se situait entre 100 et 150 000 cas car les malades avaient renoncé à consulter le médecin qui d’ailleurs ne pouvait que prescrire du Doliprane contre la douleur, aucun remède n’existant.
Et toute cette souffrance à cause d’un moustique bien connu ! Les autorités ont-elles tenté de l’éliminer ? Apparemment non, puisqu’elles ont décidé de s’attaquer à un autre moustique, l’aedes polynesiensis, celui qui transmet le mariri (éléphantiasis). Et ce, uniquement sur l’atoll des milliardaires, Tetiaroa, où un premier lâcher de plus de 100 000 mâles aedes polynesiensis stérilisants avait été effectué. En s'accouplant avec les femelles sauvages, ces mâles Wolbachia bloquent toute descendance. « Ces mâles Wolbachia, élevés en laboratoire, ont très bien résisté au transport et aux conditions rencontrées sur le terrain. Leur action a eu un réel impact sur la fertilité des femelles sauvages », explique fièrement Hervé Bossin, entomologiste médical à l'Institut Louis Malardé (ILM). « La faisabilité de cette méthode de lutte biologique innovante a été démontrée et une phase de recherche plus opérationnelle est en préparation à Tetiaroa. » Une opération financée notamment par une convention du contrat de projets Etat/Pays de 14,5 millions Fcfp, signée le 24 octobre 2014. Or, bien qu’il admette que « les mêmes recherches de stérilisation du moustique sur l’aedes aegypti cette fois, sont déjà testées au Brésil notamment à l’échelle d’une ville avec des résultats impressionnants… En quelques mois cette technique a permis la réduction de 96% de la nuisance des moustiques en zone urbaine », son collègue le docteur Haparai répond “avec humour” : « Nous essaierons d’y répondre le plus rapidement possible ». On ne comprend pas : pour attraper le mariri, il faut être piqué répétitivement pendant des mois ou des années, alors que pour la dengue ou le chikungunya, une seule fois suffit. La priorité aux milliardaires ?
Et pour encore améliorer nos désastreuses statistiques du tourisme, l'actrice américaine Lindsay Lohan a attrapé le chikungunya à Bora Bora. Une info que la comédienne a vite partagée sur les réseaux sociaux, ce qui a fait le « buzz » dans toute la sphère people anglophone avec le message « évitez la Polynésie ».

Après celui-ci, parlons d’un autre désastre : les investisseurs chinois qui étaient supposés nous sauver de l’effondrement économique. Nos glorieux leaders nous avaient annoncé le début des grands travaux à Hao comme à Tahiti (et l’embauche de 15 000 travailleurs) en juillet, l’arrivée en octobre des avions chinois pour déverser des flots de touristes. Et qu’avons-nous au 1er janvier 2015 ? Rien ! Nada !
Pas un contrat ferme signé, par un yuan investi, pas un clou planté, pas un coup de pelle alors que le Territoire (aux caisses vides) a dépensé 5 milliards Fcfp à racheter – et démolir – le Maeva Beach (en bon état) et l’ex-Club Med de Moorea pour des projets que le gouvernement a lui-même sabotés en choisissant un projet débile et sans financement.
Il faut comprendre que les Chinois ne sont pas plus bêtes que les autres. Pourquoi aller construire des hôtels dans un ”péi” où cinq grands hôtels viennent de mettre la clé sous la porte ? Pourquoi aller nourrir des poissons aux Tuamotu alors qu’il y a des lagons similaires aux Philippines, en Indonésie ou en Micronésie, tous trois fois moins loin de la Chine, 10 fois moins chers et, surtout, dotés d’une législation bien plus souple ?
Seule bonne nouvelle en 2014 : fin décembre, l’Etat a remis la main à la poche pour accorder au « péï » une rallonge de 2,5 milliards Fcfp afin de permettre au système actuel de survivre encore quelques mois.

Allez, bonne année 2015 à vous nos lecteurs, et merci pour votre fidélité.


Alex W. du PREL
directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

2 décembre - Inauguration du nouveau magasin Carrefour baptisé « Pacific Plaza » situé devant l'ancien hôtel Sheraton à Faa’a.
- Teva Rohfritsch (président du groupe A Ti’a Porinetia à l’assemblée) est entendu par les enquêteurs de la DSP dans le cadre de l’enquête préliminaire sur les fonctions de Gaston Flosse à l’Assemblée.

4 décembre - Baisse des cours du pétrole : le fonds de régulation du prix des hydrocarbures (FRPH) est en passe d'être reconstitué et le gouvernement promet une baisse de l'essence à la pompe.

5 décembre - L'assemblée adopte le budget 2015 à 2,2 milliards Fcfp.

6 décembre - Election de Miss France : pour la troisième fois consécutive, Miss Tahiti échoue au titre suprême pour se contenter du titre de première dauphine.

9 décembre - Grève au Sefi.
- Le tribunal administratif se prononce en faveur d’un sursis à statuer en attendant que le Conseil d’État se prononce sur la légalité de la mise en place du Haut Conseil en Polynésie française.

10 décembre - Enquête préliminaire sur les conditions d’hébergement et d’emploi de Gaston Flosse à l’assemblée : Pascale Haiti (compagne de Gaston Flosse) est placée en garde à vue. Elle est soupçonnée du détournement, à la Présidence, de vaisselle en porcelaine et de l’argenterie d’une valeur de plus de 6 millions de Fcfp retrouvées lors de perquisitions à Erima, dans l’ancien domicile de Gaston Flosse, et à l’assemblée.

11 décembre - Gaston Flosse est placé en garde à vue à la DSP. Convoqué dans un premier temps pour expliquer son embauche par le groupe Tahoera’a à l’Assemblée, il est mis en examen pour le délit de recel de détournement de biens publics dans l’ « affaire de la vaisselle ». Dans cette affaire, Pascale Haiti est mise en examen pour détournement de biens publics. Tous deux sont placés sous contrôle judiciaire. Gaston Flosse n’a plus le droit de se rendre à la présidence et à l’assemblée.
Concernant son emploi à l’assemblée, Flosse est également mis en examen pour le délit de complicité de détournement de biens publics commis par particulier en état de récidive légale.
- A l’assemblée, 49 représentants (Tahoera’a et UPLD) votent la création du comité de suivi sur la résolution de Moruroa et Fangataufa (votée fin novembre), une instance d’observation et de proposition composée de huit personnes dont le président de l’Assemblée. Le groupe A Tia Porinetia vote contre. 
- Une partie des sociétés d’hydrocarbures est en grève pour obtenir la mise en place d’une grille salariale commune à l’ensemble du secteur d’activité.

12 décembre - Gaston Flosse dépose un recours devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Papeete à l’encontre de son contrôle judiciaire (interdiction de se rendre dans les locaux de l’assemblée).
- Affaire du SED : Gaston Flosse est entendu par les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie au sujet de l'emploi réel des 19 agents du Service d’études et de documentation de la Présidence (SED), de 1997 à 2004. Déjà sous le coup d’une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel pour le délit d’atteinte à la vie privée, il sera également jugé pour le délit de détournement de fonds publics, le 23 mars prochain en correctionnelle.

13 décembre - Le musée de Tahiti et des Iles célèbre ses 40 ans avec un spectacle.

15 décembre - Les représentants de l’Assemblée votent à l’unanimité pour le report de l’application du Code générale des collectivités territoriale (CGCT), notamment ce qui concerne les traitements des déchets, la production et la distribution de l’eau potable pour les administrés.
- Selon le haut-commissariat, les dépenses de l'État en Polynésie française se sont montées à 176,6 milliards de Fcfp en 2013, soit une augmentation de 1,59% par rapport à 2012.
- Le « pé’i » lance un appel d’offres à des investisseurs potentiels pour financer et réaliser le projet du Tahiti Mahana Beach.

17 décembre - Explosion de l’épidémie de chikungunya : plus de 37 000 Polynésiens ont consulté et on compte 9 décès liés à la maladie en 10 semaines.
- RSPF : « Le soutien de l'Etat se réduira à la mise en œuvre de mesurettes », affirme un communiqué du Tahoera’a. 

18 décembre - Maeva Salmon, ancien chef de la délégation polynésienne à Paris, est reconnue coupable de harcèlement moral par le tribunal correctionnel de Paris.
- Huitième jour de grève dans le secteur des hydrocarbures : la pénurie guette les îles et l'aéroport.

19 décembre - 100 jours d’Edouard Fritch à la tête du pays. Le projet de délibération visant à augmenter les indemnités du Président du pays pour qu’il soit rémunéré au même salaire que ses ministres est refusé à l’assemblée par les élus Tahoera’a. Pour le président, « c’est un peu mesquin, c’est presque un coup en dessous de la ceinture (…) je ne vis pas de corruption, moi, je vis de ce que je gagne ».

20 décembre - Premier « marché des produits du terroir de la Polynésie française » sur le parking de l'ancien hôpital Mamao.
- Démarrage du chantier des logements sociaux du domaine Labbé (120 logements) à Pirae.

23 décembre - Le président de l’assemblée, Marcel Tuihani, est à la DSP pour répondre aux questions des enquêteurs dans le cadre de deux informations judiciaires, l’une concernant la vaisselle de la présidence et l’autre l’emploi présumé de salariés de la présidence pour effectuer des travaux à l’assemblée pour le compte de Gaston Flosse.

24 décembre - Après plus de 30 heures de garde à vue, Marcel Tuihani est mis en examen assorti d’un contrôle judiciaire qui lui interdit tout contact avec Gaston Flosse et Pascale Haiti.

26 décembre - L’Etat accepte de revenir au financement du RSPF (Régime de solidarité). Il versera 1,431 milliard de Fcfp pendant trois ans. La dette de la Polynésie concernant les évasan est annulée. L’Etat précise que des réformes structurelles devront être poursuivies pour équilibrer le RST. « Nous avons raison de faire confiance au gouvernement central », commente Edouard Fritch.
- La grève dans les hydrocarbures est en partie levée.

29 décembre - Le conseil des ministres procède à la redistribution des quatorze sièges composant le collège des salariés du conseil d’administration de la CPS.

30 décembre - L’Agence française de développement (AFD) et l’Office polynésien de l’habitat (OPH) signent une convention de prêt de 847 millions de Fcfp pour trois opérations de construction de logements sociaux : le domaine Labbé, Teroma  et Vaitupa 2 à Paea.

31 décembre - « J’ai envie de rassembler toutes les énergies positives de notre pays pour que nous apportions ensemble une solution à ceux qui souffrent », déclare le président dans ses vœux.
De son côté, le haut-commissaire, Lionel Beffre, délivre « un message d’optimisme, de confiance et de cohésion ».
JD

Juliette Doucet


Evénements dans le Pacifique Sud

 2 décembre - Pacifique : certains pays étrangers truquent leurs statistiques de pêche. C'est ce qu'affirme le directeur général de l'Agence des pêches du Forum des Îles du Pacifique. Il met en cause particulièrement le Japon, la Corée du Sud, la Chine et Taïwan, quatre pays qui trichent et minimisent leurs statistiques de pêche.
- Papouasie Nouvelle-Guinée : l'opération de pacification est avortée dans la province d'Hela, faute de budget. Un conflit a éclaté en octobre entre plusieurs tribus, une vendetta en chaîne dont on ne connaît pas l'origine. Le bilan provisoire du conflit tribal est d'environ trente morts.

5 décembre - Pohnpei : deux rescapés Papous ont dérivé pendant 5 mois sur environ 1300 km. Ils sont tombés à court d’essence, après avoir été pris dans une tempête en juillet dernier. Les deux hommes effectuaient un court trajet entre deux îles dans la province de Nouvelle-Irlande, en Papouasie Nouvelle-Guinée. Ils étaient avec un troisième homme, Francis Dimansol, qui n'a pas survécu.
- Vanuatu : 24 habitants de l'île d'Akham ont été mis en examen hier. Ils sont accusés d'avoir pris part à la pendaison de deux sorciers présumés en novembre.

10 décembre - 30 personnes ont été déchues de leur nationalité vanuataise. Les personnes déchues de leur nationalité se verront expulsées du pays, a précisé le Premier ministre. En septembre, un ressortissant français proche de l'ancien Premier ministre et désormais opposant Moana Carcasses, avait été déchu de sa double citoyenneté vanuataise.
- Manasseh Sogavare est élu Premier ministre des îles Salomon. C'est la troisième fois que Sogavare va exercer les fonctions de Premier ministre.

11 décembre - Fidji restreint l'accès aux étrangers à la propriété en ville ; ce qui signifie aussi que ceux qui seraient déjà propriétaires ne pourront vendre leurs biens qu'à des Fidjiens. Autres changements : les étrangers qui possèdent déjà une terre, mais qui n'ont pas construit de maison, devront y remédier d'ici deux ans, sans quoi ils devront payer, tous les six mois, une amende équivalent à 10% de la valeur de la propriété. Fidji exige aussi des étrangers qu'ils dépensent au moins 150 000 dollars australiens pour construire leur maison.
- À Bougainville, l'aéroport d'Aropa est de nouveau en service, après 24 ans de fermeture, dus à la guerre civile.

15 décembre - Prise d'otages à Sydney.
- Les Îles du Pacifique sont satisfaites de l'accord sur le climat trouvé à Lima : la capitalisation du Fonds vert pour le climat, à hauteur de 10 milliards de dollars.
 - Une sculpture des Îles Cook s'est vendue aux enchères à plus d'1,2 million d'euros, à Paris. Il s'agit d'une tête d'un "dieu-bâton", atua rakau, de Rarotonga.

15 décembre -Tonga bénéficie d'une nouvelle  aide de la Chine de 16 millions de dollars, libre de la dépenser comme il le souhaite. De son côté, Fidji bénéficie d'un prêt de 100 millions de dollars de la Banque asiatique de développement. Les fonds iront principalement au développement de la vallée Sigatoka. 100 autres millions de dollars seront débloqués l'an prochain.

17 décembre - En Papouasie-Nouvelle-Guinée, 13 personnes ont été arrêtées, deux semaines après l'attaque de l'aéroport de Lae. Le groupe qui avait attaqué l'aéroport avait pris en otage des passagers pendant deux heures, et avait pillé des bureaux.
- Le budget consacré par l'Australie à l'aide au développement atteint un seuil historiquement bas.
- Ouverture d'une nouvelle route commerciale entre Tonga et les Samoa américaines. Un navire appartenant au gouvernement tongien, le Niuvakai, fera un premier voyage vers les Samoa américaines, avec à son bord des produits agricoles. Il retournera avec du carburant et des produits américains.
 
19 décembre - Aux Samoa, la compagnie Polynesian Airlines reprend ses vols entre Upolu et Savai'i. La plus grande des deux îles principales de l'archipel n'était plus desservie depuis des années, n'étant pas assez rentable.

22 décembre - Vanuatu : le volcan Lopevi s'est réveillé. Situé sur une île inhabitée entre Ambrym et Epi Il menace directement Paama, l'île voisine distante de seulement 5 kilomètres.
 
24 décembre - L'Indonésie ne plaisante pas avec la pêche illégale. La marine a arraisonné deux bateaux, immatriculés en Papouasie Nouvelle-Guinée, et qui braconnaient dans les eaux indonésiennes au large de la côte sud de la Papouasie. Les autorités indonésiennes ont détruit les deux navires avec des explosifs cette semaine. Les 62 membres d'équipage, tous des Thaïlandais, ont été arrêtés. La marine indonésienne avait déjà coulé trois autres bateaux de braconniers il y a quelques semaines.
- Akilisi Pohiva a été élu Premier ministre de Tonga. Professeur de formation, le roturier Akilisi Pohiva est ensuite devenu journaliste à la télévision dans les années 1970. Il est le premier Premier ministre tongien qui ne soit pas noble. À la tête du Parti Démocratique, Akilisi Pohova a lutté pour la démocratisation du royaume de Tonga depuis les années 1980, ce qui lui a valu quelques séjours en prison. Il a joué un rôle important dans la transition à une monarchie constitutionnelle en 2010.
- Papouasie Nouvelle-Guinée : le gouverneur de Port-Moresby lève l'interdiction de la noix de bétel. Il voulait avant tout nettoyer les rues de sa ville, jonchées de crachats rouges, mais aussi protéger la santé des habitants, la noix de bétel provoquant des cancers de la bouche. La prohibition n'a duré qu'un an et elle s'est très vite transformée en catastrophe économique. Car une famille sur 5 complétait ses revenus en vendant des noix de bétel à Port-Moresby.

25 décembre - L'Australie va bannir les super chalutiers de ses eaux. Les chalutiers géants et les bateaux-usines de plus de 130 mètres de long comme l'Abel Tasman Margiris, ce chalutier pélagique géant néerlandais, dont l'arrivée dans les eaux tasmaniennes avait créé une grande polémique fin 2012.
- Le corail blanchit dans le nord du Pacifique, et c'est le résultat d'un réchauffement sans précédent de l'océan, de Hawaï aux Mariannes du Nord, en passant par les Îles Marshall, où le corail blanchit depuis la mi-septembre. Même le corail qui est très profond, jusqu'à 40 mètres. C'est le pire phénomène de blanchiment qu'ait jamais connu les Îles Marshall. Les récifs de Guam et de Kiribati sont également touchés.

26 décembre - Îles Salomon : le nouveau ministre des Finances envisage de baisser les impôts sur les entreprises pour ainsi donner un second souffle au secteur privé, après les inondations dévastatrices d'avril dernier.

31 décembre - Le Vanuatu appelle la Banque mondiale à l'aide. Le gouvernement cherche 36 millions US$ pour réparer la piste d'atterrissage de l'aéroport international de Port-Vila. L'aéroport international de Port-Vila a besoin d'être rénové.
- Tonga : une colonne de vapeur sortie de l'océan atteint 3000 mètres d'altitude, le résultat de l'activité volcanique sous-marine, à 55 km au nord-est de Tongatapu. La vapeur s'échappe d'une bouche hydrothermale.
- Bougainville : un tournoi de foot a viré au drame à Buin. Une équipe perdante accuse sa rivale de lui avoir jeté un sort pour gagner le match. Une bagarre a éclaté entre les deux équipes. Le chef de la police de Bougainville a conseillé aux jeunes joueurs d'apprendre à perdre.

 

avec Caroline LAFARGUE  à Radio Australie


 

Ne réussissant pas à maigrir, certaines dames tahitiennes ont créé une élection “Miss Rondes”. Et pour se faire leur pub, elles ont même publié un calendrier montrant les plus belles rondes, une pour chaque mois.  

 

Le peintre Stanley Haumani de Moorea a exposé
à Tahiti pour célébrer ses 25 années de peintre.   (ph. Werner Bringold.)

 


 

C’est Miss Samoa qui a été couronnée Miss Pacific Islands 2014 à Apia. Cette élection regroupe les îles anglophones du Pacifique. (Ph. DR)



Pour tenter de relancer l’économie, le gouvernement a créé un « marché des produits du terroir de la Polynésie française ».  Ça ressemblait énormément à ce qu’il y a tous les jours aux marchés de toutes les villes de Tahiti. .
(Ph. W. Bringold)



Le corps de l’ancien combattant tahitien Robert Lequerré, décédé en Moselle en 1945 a finalement été rapatrié
de métropole à Tahiti. Photo W. Bringold.



Décédé

“Coco” Ellacott, grand chef du groupe de danses de Tiipoto à Bora Bora depuis 1960, danseur et chorégraphe depuis son adolescence, grand gardien de la tradition tahitienne, à l’âge de 64 ans, à Bora Bora. (arch. TPM)