N° 282, février 2014


  4    BD
 5    Editorial
 6    Courrier des lecteurs
 7    Actualité
 9    Confidences
10    Anniversaire de Faa’a
12    Humour
13    Baromètre
14    Voeux
15    Contrôle des populations
20    Humour
21    Problème de taxes
22    Avocat victime   
23    Iaorana de Simone
24    Etat de droit ? 
25    The Best of LoLo
26    Tahiti pour la France
28    Manifs « Charlie »
31    Principe de précaution
35    Encore du courrier
37     Volcan à Tonga
38    Découverte sur les Rongo-Rongo
39    BD poste de Papeete
41    « Charlie » à Moorea
43    Nouvelle : Atchikachikachik
48    Les événements du Pacifique en janvier
49    Les événements de Tahiti en janvier
50    Balises des îles­­

 

 


HUMOUR

 

 

 

 Je ne suis pas vraiment “Charlie”...


Le 7 janvier eut lieu l’attentat chez Charlie Hebdo. Quelle horreur ! Quelle stupidité de la part d’imbéciles manipulés et endoctrinés. Une attaque « contre la liberté de la presse » a-t-on crié, « une atteinte à la démocratie » etc., avec en apothéose une immense manifestation « d’unité nationale » rassemblant des millions de personnes à travers la France (et environ 400 à Tahiti, essentiellement des Popa’a) arborant des pancartes « Je suis Charlie ».
L’avantage pour un journaliste d’œuvrer en Polynésie française est de « vivre hors de la forêt (française) » et ainsi d’observer de loin, d’avoir une vision plus globale de ce qui s’y passe, surtout depuis que la télévision par satellite nous permet de vivre l’instantané.
Pourquoi j’ose dire que je ne suis pas vraiment un « Charlie », au risque de me faire qualifier de vieux facho, voire de terroriste ? C’est d’abord parce que je vis à Tahiti depuis 40 ans et ensuite à cause de mes critères d’éthique. Je m’explique : à Tahiti, on apprend vite que pour être accepté par les Polynésiens, il ne faut jamais porter atteinte à la dignité de la personne, à ses croyances, la notion fondamentale de la civilisation polynésienne étant basée sur le respect mutuel si essentiel lorsqu’on vit en vase clos, ce que nos îles sont. Je refuse de suivre l’hystérie collective pour aller adorer et chanter les louanges de ce que je considère être un vrai torchon, un hebdo qui met sur sa « une » des dessins montrant un Jésus en train de sodomiser Dieu voire un président Hollande devant un drapeau français avec sa “quéquette” sortant de son pantalon. Ne parlons même pas des horribles dessins d’organes sexuels à foison. De l’humour, ça ? Pas pour moi ! Etre civilisé c’est savoir être digne, et pour moi un bon caricaturiste sait être satirique, explicite sans être obscène ni vulgaire. Les vieilles stars de Charlie Hebdo de la gauche laïque et intolérante, l’âge venu et fatiguées, avaient remplacé leur joyeuse rigolade anarchiste d’antan par une vulgarité souvent scatologique. Pour moi, Charlie Hebdo, ce n’est pas de l’humour – même gaulois – mais un “trash” stupide au plus bas niveau qui me choque, qui me répugne.
Le paradoxe de ce massacre stupide et horrible est que deux islamistes mortifères et fous d’Allah ont réussi à sanctifier, à élever au panthéon national ce Charlie Hebdo en assassinant sa rédaction.
Je crois en la liberté d'expression, j’apprécie un grand sens de la comédie et la satire, j’ai foi en la puissance du journalisme, à sa capacité de choquer, de susciter la controverse, de nous réveiller, de nous faire réagir ;  mais je crois aussi que l’on peut faire cela avec grâce, tact et élégance. Je considère même que qualifier ce torchon de « presse » est une insulte à la profession de journaliste et à des titres de qualité tels Le Monde, Libération et autre Canard enchaîné. Peut-être plus grave encore, cet hebdo, relique des mentalités de mai 1968 et du « bouffer du curé » des années 1920, était dernièrement devenu un docile instrument du « politiquement correct » officiel avec pour mission de “flinguer”, de salir tous ceux (écrivains, humoristes et politiques) qui osent ne pas chanter les louanges d’une gauche délirante, les injures remplaçant le débat.
Et que penser de l’immense manifestation en France ? D’abord, au lieu d’être une manifestation « pour l’unité nationale » comme proclamée, elle était pour les participants surtout une manifestation contre le terrorisme, auquel j’adhère à 1000%. Le petit nombre de Français issus de l’émigration présent, par contre, a hélas confirmé le terrible schisme dans la société française.

Comme l’explique Thierry Desjardins, en France, il suffit de mourir pour devenir, dès le lendemain, dans toutes les notices nécrologiques de tous les journaux, un « grand homme » qui aura été, c’est selon, « le plus grand écrivain », « le plus grand chanteur » etc., du siècle, pour ne pas dire de tous les temps. Même les hommes politiques ont toujours droit, pourvu qu’ils soient bien morts, à un hommage appuyé sur leur « haute valeur morale » et leur « sens de la patrie », voire même « du sacrifice ». Tous seront, en tous les cas, « une perte irréparable pour la France ». Avec l’assassinat des caricaturistes de Charlie Hebdo, nous sommes allés encore plus fort dans ces délires mortuaires. Du jour au lendemain, ces caricaturistes sont donc devenus des héros nationaux, des martyrs de la presse et leur journal a été déclaré « symbole de la liberté d’expression ». Des millions de Français qui n’avaient jamais lu Charlie Hebdo – et dont certains ignoraient même l’existence – se sont mobilisés pour hurler leur indignation (légitime) aux cris (stupéfiants) de « Je suis Charlie ». Certes, ils avaient, comme nous tous, parfaitement le droit de s’exprimer et leur massacre est une monstruosité qu’il faut, bien sûr, dénoncer, mais ces « martyrs de la presse satirique » seraient les premiers à rigoler s’ils apprenaient que, grâce à leur sacrifice, François Hollande a gagné 21 points dans certains sondages et qu’un éditorialiste a même déclaré que « grâce à ces événements tragiques, François Hollande est enfin devenu un vrai président et Manuel Valls un vrai Premier ministre ». Merci les terroristes !
 Tout le monde se sent à l'aise pour déclarer « je suis Charlie », car être « Charlie », c’était alors cool, c’était faire partie d’un groupe, d’une communauté, mais c’était aussi être à la mode, être “dans le coup” comme posséder un Iphone, une BMW ou autre gadget “indispensable”.
Cette manifestation a aussi démontré à quel point les populations urbaines ont été conditionnées aux effets de mode, de consommation mis en vedette par les médias. En fait, nous avons vécu avec Charlie Hebdo à la répétition d’une grande messe mondiale, de celle organisée en août 1997 par les médias internationaux lors du décès de la princesse Diana dans un accident aux côtés de son amant. La folie médiatique fut telle que même les Aborigènes au fin fond du « bush » australien sanglotaient pour une dame milliardaire qui dépensait une fortune pour sa garde-robe, alors que les Tahitiens à Papeete faisaient la queue pour acheter (au prix fort) le CD d’Elton John en son honneur.
Ce qui prouve bien que, même à Tahiti, la manipulation des émotions par les médias nationaux, relayée par les médias locaux, fonctionne plutôt bien.
Bonne année 2015 et merci pour votre fidélité.

Alex W. du PREL
directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

 5 janvier - 200 000 personnes seraient atteintes par le chikungunya en P.F.

7 janvier - Après le massacre dans les locaux de Charlie Hebdo, quelques centaines de personnes se rassemblent place Tarahoi à Papeete avec des affichettes « Je suis Charlie ».

8 janvier - Attentats de Charlie Hebdo : les drapeaux sont mis en berne sur les édifices publics et une minute de silence est observée à midi dans l’ensemble des services administratifs. La Dépêche de Tahiti se rebaptise le Charlie de Tahiti dans son édition. 150 personnes se rassemblent à Uturoa (Raiatea).
- Edouard Fritch et des ministres se rendent aux Australes.

11 janvier -Attentats de Paris : 500 personnes (peu d’officiel et d’élus) rendent hommage aux victimes, place Tarahoi, à Papeete.

12 janvier - Lors du conseil politique du Tahoeraa, auquel le président du « pé’i », en visite aux Australes, ne participe pas, Gaston Flosse fustige l’action gouvernementale et accuse Edouard Fritch d’avoir déclenché l’affaire dite « de la vaisselle » de la présidence pour faire « main basse sur le parti ».
- Disparition de JPK : une nouvelle ordonnance de mise en examen est prise à l'encontre de Tino Mara, Tutu Manate et Rere Puputauki pour « enlèvement séquestration sans libération avant le 7e jour, suivi de la mort de la victime, en bande organisée ». Les écoutes réalisées à leur domicile ne seront pas prises en compte.

13 janvier - Le budget 2015 de l’hôpital du Taaone est amputé de 600 millions de Fcfp.
- Neuf vétérans irradiés lors des essais nucléaires français menés dans le Sahara algérien et en Polynésie dans les années 1960-90 obtiennent le droit d'être indemnisés par l'Etat, devant la Cour d'appel administrative de Bordeaux.
- L’épidémie de chikungunya qui frappe le pays depuis le mois d’octobre a occasionné quelque 500 hospitalisations de plus de 24 heures. Le nombre des arrêts maladie a augmenté de 70%.
- Rangitea Bennett (mister Tahiti 2014) est élu deuxième dauphin à l’élection de Mister France à Paris.
- Nucléaire : la nouvelle « Association 193 » veut que l'Etat français demande pardon aux Polynésiens pour les 193 essais réalisés entre 1966 et 1996. Elle souhaite aussi que l'enseignement du fait nucléaire et les circonstances du bouleversement culturel, social et environnemental soit enseignés dans les écoles primaires du fenua.

14 janvier - Marcel Tuihani, président de l’assemblée, est entendu par le juge d’instruction pour la deuxième fois. Mis en examen depuis décembre dernier, il doit s’expliquer sur des faits concernant l’affaire dite « de la vaisselle ».
- Attentats de Paris : les établissements scolaires rendent hommage aux 17 victimes.

15 janvier - Fatigué des attaques de Gaston Flosse à son encontre, le président affirme : « Un jour, ça va clasher. Et ce jour-là, il faudra que les gens fassent un choix ».
- L'égorgeur du chien Blanc-blanc (juin 2014) est reconnu coupable de cruauté envers un animal domestique. Il écope d'une amende de 15 000 Fcfp et d'une interdiction de détenir un animal.
- Le procès en appel de l’affaire Haddad-Flosse est renvoyé au 15 avril prochain.

17 janvier - Le contrôle judiciaire de Flosse est allégé. Il peut rencontrer Edouard Fritch ou le président de l'assemblée, mais il n'a toujours pas le droit de se rendre à l’assemblée ou à la présidence.

18 janvier - Les fortes précipitations provoquent des inondations un peu partout à Tahiti.

20 janvier - Une dépression tropicale baptisée Niko se creuse dans la Zone de convergence du Pacifique Sud, qui s'étend des Cook du Nord au sud-est Tuamotu-Gambier.
- La commission permanente de l’assemblée vote contre l’ordre du jour de la séance. Parmi les dix textes susceptibles d'être examinés figurait le projet de délibération relatif à la réévaluation de l'indemnité du président du « pé’i ».

21 janvier - La dépression tropicale Niko passe à 150 kilomètres à l’est de Tahiti : les Iles du Vent sont en vigilance jaune, les écoles de Moorea sont fermées. Elle poursuit sa trajectoire vers le sud-est.
- Les sénateurs adoptent les trois amendements rédigés par le sénateur Vincent Dubois qui demandent un report de certaines obligations imposées aux communes. En matière d'eau potable et d'assainissement, de collecte et traitement des déchets, les communes polynésiennes devront s'acquitter de ces obligations au plus tard le 31 décembre 2024 (au lieu de la date butoir de 2016 pour l'eau potable et de 2020 pour l'assainissement, selon le Code général des collectivités territoriales). Pour ce qui est du traitement des déchets, l’obligation aurait dû être tenue en 2011.

22 janvier - Versements de l'Etat français : en 2013, les versements publics nets fléchissent de 1,3% à 126 milliards de Fcfp et représentent 23% du dernier PIB connu (2010), selon les chiffres de l’IEOM.

25 janvier - Nucléaire : Bruno Barrillot, ex-délégué au suivi des conséquences des essais, pourrait participer, en tant qu'expert, à un nouveau comité de suivi.
26 janvier - Forte houle : une cour d’école est envahit par les eaux à Papenoo et les parents d’élèves se mobilisent. Le site de la Pointe Vénus (Mahina) est submergé par les vagues.
- La commune de Faa'a célèbre ses 50 ans avec une semaine de festivités.

27 janvier - Décès d’un docker en 2012 : Eric Malmezac, propriétaire de Sat Nui, est condamné à 18 mois de prison avec sursis, 1 million de Fcfp d'amende et devra verser 1,8 million de Fcfp à sa veuve.
- Intempéries : plus d'une vingtaine de maisons situées à Papetoai (Moorea) le long d'une rivière sont inondées.
- Centenaire de l’ouverture de la léproserie de Orofara (Mahina). Sept personnes sont toujours atteintes de la lèpre.
- La chambre de l'instruction aménage les contrôles judiciaires de Gaston Flosse et sa compagne Pascale Haiti. L'ancien président du « pe’i » pourra désormais se rendre à l'assemblée et à la présidence.

28 janvier - L’association Tiaimoana, soutien de l'organisation Sea Shepherd, dépose une plainte contre le restaurant le Mandarin (Papeete) qui propose sur sa carte de la soupe aux ailerons de requins, une espèce protégée.
- Intempéries : cinq communes de Tahiti sont déclarées en état de calamité naturelle.

29 janvier - Le « pé’i » engage un programme d’installation de panneaux photovoltaïques sur des bâtiments administratifs (Port de pêche, Affaires sociales, lycée du Taaone…).  
- L’Etablissement TNAD (Tahiti Nui aménagement et développement) fait paraître dans une dizaine de journaux internationaux (Wall Street Journal, China Economic Weekly, Les Echos…), l’Appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour la recherche d’investisseurs pour le financement, la réalisation et l’exploitation du complexe touristique Tahiti Mahana Beach, un investissement estimé à près de 200 milliards Fcfp.
- Le groupe Tahoera'a à l’assemblée dépose une nouvelle proposition de résolution visant à « actualiser » le statut d’autonomie. Un projet élaboré par Gaston Flosse.

30 janvier - Rapport de l’IEOM sur le tourisme : « La Polynésie française n’a bénéficié ni de la croissance du tourisme mondial, ni de la dynamique porteuse de la zone Pacifique ». Selon l’Institut d'émission d'Outre-mer, « nettement distancée par ses concurrents historiques, la Polynésie française (164 000 touristes en 2013) est peu à peu rattrapée par de nouvelles destinations : les îles Cook (122 000), les îles Samoa (126 000) ou encore les îles Vanuatu (108 000), qui accueillaient pourtant entre 4 et 3 fois moins de touristes qu’elle en 1990 ».

Juliette Doucet



Evénements dans le Pacifique Sud

1er janvier - La police papoue fait une macabre découverte, à 200 kilomètres au nord de l’île de Bougainville : trois cadavres, d’apparence asiatique dissimulés au milieu d’un stock de thons congelés dans les cales réfrigérées d’un bateau de pêche asiatique échoué sur une plage.
2 janvier - Guam : un rapport dénonce la surpopulation dans l'unique prison de l'île. 700 détenus se serrent dans les cellules. Les autorités sont obligées de placer quatre détenus dans des cellules prévues pour une personne. Une partie des détenus est aussi parfois hébergée sous la tente, dans la bibliothèque, dans les salles de classe et les bureaux de la prison.
- Bougainville : un tournoi de foot vire au drame à Buin, la capitale de la province sud. Une équipe perdante accuse sa rivale de lui avoir jeté un sort pour gagner le match. Une bagarre a éclaté entre les deux équipes, des joueurs ont sorti des couteaux, mais il n'y pas a eu de blessé sérieux. En arrivant sur les lieux, les policiers ont été accueillis par des villageois armés, qui avaient eu le temps de dresser un barrage sur la route. Le chef de la police de Bougainville a conseillé aux jeunes joueurs d'apprendre à perdre.
5 janvier - Papouasie : les autorités indonésiennes traquent un groupe armé qui aurait abattu deux policiers et un agent de sécurité à la gigantesque mine de cuivre et d'or de Grasberg.
7 janvier - Tonga : les hommes politiques font une concurrence déloyale aux femmes politiques… dans les bars à kava. Mele Amanaki, une candidate malheureuse aux élections législatives de fin novembre, a porté plainte contre le vice-Premier ministre et deux autres candidats malchanceux auprès de la Commission électorale. Ils sont allés dans les bars à kava pour faire campagne. Mele Amanaki affirme qu'une part importante de l'élection se joue dans les bars à kava. Or les hommes ont le droit d'y rester, de boire avec les autres hommes pendant toute la nuit. Mais les femmes, elles, n'ont le droit que de faire un petit discours et doivent ensuite partir. Et bien sûr, elles n'ont pas le droit de boire le kava.
- Vanuatu : pénurie de kava à Port-Vila. La moitié des bars à kava ont dû fermer leurs portes temporairement. Pendant les vacances de fin/début d'année, les compagnies de transport maritime ont suspendu les liaisons avec l'île de Pentecôte, principale productrice de kava. Les prix ont augmenté de 300%.
- À Tonga, Akilisi Pohiva veut montrer l'exemple. Le nouveau Premier ministre, le premier dans l'histoire du pays à ne pas être noble, va réduire le budget de voyages et de représentation des membres du gouvernement et des hauts fonctionnaires. C'est l'une des annonces phares qu'il a faites lors de son discours d'entrée en fonction. Son ambition, a-t-il dit, est de réduire la dépendance de Tonga vis-à-vis des pays donateurs et pour cela, il faut que le gouvernement réduise son train de vie.
9 janvier - En Papouasie Nouvelle-Guinée, les passagers d'un bateau à la dérive depuis deux semaines ont été retrouvés au large de l'île de Nouvelle-Bretagne. À bord, il y avait neuf corps, dont ceux de trois enfants. Les victimes faisaient un court voyage en bateau vers l'île de Pana, au large de la province de Madang. Leur bateau a rencontré un problème technique, et a commencé À dériver.  Au bout de quelques jours, deux passagers en bonne condition physique ont sauté à l'eau pour rejoindre une île à la nage. Ils ont nagé longtemps pour y arriver et ont alors pu alerter les autorités. Mais elles ont retrouvé le bateau et ses neuf autres passagers trop tard.
- A Tonga, les habitants de Vava'u s'inquiètent. Leur mer est rouge sang. C'est le résultat d'une prolifération d'algues. Elles libèrent des gaz toxiques – d'où la mauvaise odeur, et ces gaz tuent les organismes marins. Ce phénomène se produit quand la température de l'océan augmente.
 11 janvier - La Confédération océanienne de football (OFC, Oceania football confederation) a reconduit en milieu de semaine dernière David Chung au poste de président pour un nouveau mandat de quatre ans. Le Papou David Chung, 53 ans, est à la tête de l’organisation depuis son élection en novembre 2011 pour remplacer Reynald Temarii.
16 janvier - Tonga : l'activité volcanique a créé une nouvelle île. Le volcan sous-marin Hunga Ha'apai, situé à 65 km au nord de la capitale, Nuku'alofa, est entré en éruption en décembre. Maintenant, il crache des cendres denses et des pierres toutes les cinq minutes. Il envoie ses pierres à 400 mètres au-dessus du niveau de la mer  et ses cendres forment un nuage élevé à plus de 1000 mètres d'altitude. Une île de 1 km de large, 2 km de long est apparue à 100 m au-dessus du niveau de la mer. Elle est rattachée au volcan Hunga Ha'apai.
- Samoa : un projet de loi du gouvernement prévoit de vendre le passeport samoan à tout étranger qui investirait au minimum 2 millions de dollars américains dans le pays. Une disposition qui permettrait de créer des emplois au Samoa, selon le Premier ministre.
- Pays de l'Accord de Nauru : le prix plancher d'une journée de pêche est passé à 8000 dollars américains dans les pays de l'Accord de Nauru, soit une augmentation de 33% par rapport à 2014. La moitié des prises mondiales de thon listao se fait dans les eaux de ces 8 pays.
20 janvier - Nouvelle-Zélande : la toute première unité de patrouilleurs océaniens a commencé à parcourir les rues des quartiers sensibles de Wellington, la capitale. Ce sont des équipes de deux, surnommées patrouilles Pasifika. Elles ciblent particulièrement les jeunes océaniens, pour les aider à sortir de la délinquance et de leur dépendance à l'alcool et aux drogues.
23 janvier - Rapa Nui et Palau se dotent des « Yeux de la mer ». C'est le nom d'un logiciel, qui permet de traquer les braconniers, mis au point par l'association de défense de l'environnement américaine The Pew Charitable Trusts. Il utilise les données satellite pour repérer les navires, et recoupe ces informations avec le nom de l'affréteur et de l'armateur, ainsi que le numéro d'immatriculation. Le logiciel possède également un signal d'alerte si des navires se rendent dans des zones où ils n'ont pas de permis de pêche.
26 janvier - Le Samoa américain inaugure sa nouvelle conserverie de thon. Elle a été construite par de TriMarine, le groupe américain spécialisé dans la fourniture de thon à l'industrie agroalimentaire. Pour l'instant, la nouvelle conserverie emploie 300 Samoans, mais à terme, elle en embauchera 2000.
27 janvier - Fidji : Franck Bainimarama devrait annoncer des dommages et intérêts pour les vétérans des essais nucléaires britanniques. En 1958, l'armée britannique avait fait venir plus de 70 militaires fidjiens sur l'île de Christmas, qui appartient aujourd'hui à Kiribati, pour participer aux essais nucléaires. Les vétérans fidjiens souffrent aujourd'hui de nombreuses maladies, principalement des cancers, et les enfants de certains vétérans sont nés avec des malformations.
29 janvier - Pêche : carton jaune pour la PNG, les Îles Salomon et Tuvalu. Selon l'Union européenne, les trois pays ne font pas assez pour lutter contre le braconnage. L'UE menace donc de cesser ses importations de thon si les choses n'ont pas changé dans six mois.
- Port-Moresby  - Une intervention policière pour déloger des vendeurs illégaux de noix de bétel a mal tourné. Le drame s'est passé à Hanuabada, un village aux portes de Port-Moresby. Des policiers ont ouvert le feu sur des civils. Bilan : deux morts.
 

avec Caroline LAFARGUE
à Radio Australie


 

Discret record :
Peu de publicité sur la performance d’un pilote américain, Bill Harrelson, 63 ans, qui a effectué un vol en solo et non-stop de 8889 km du Chili à Tahiti en 27 heures et 53 minutes, et ceci sur un avion monomoteur Lancair IV qu’il a construit lui-même. Ce pilote a déjà à son actif le record mondial sur un avion monomoteur, 13 059 km en 38 heures et 29 minutes entre l’île de Guam et la Floride en 2013. Il vient de terminer un tour du monde en passant par les deux pôles. (Ph. DR, prise en Alaska)
 

 

 La Galerie des Tropiques de Papeete a fêté
les nombreux peintres et sculpteurs qui ont exposé dans ses murs en 2014.  (ph. Werner Bringold.)

 

 

Il a fallu un an et demi de travail à l’académie tahitienne pour sortir le tome 2 du lexique thématique
français-tahitien, cette seconde édition comportant 14 thèmes et 2449 mots. (Ph. Werner Bringold)



L’équipe tahitienne des U17 a raté d’un cheveu
sa qualification pour les championnats du monde au Chili. 
Après avoir réussi un chelem sans faute, cette équipe
a été battue 4 à 5 en finale aux tirs aux but
par la Nouvelle-Zélande. (Ph. OFC).



DECEDE
Christopher Paiman, ancien  directeur de l’abattoir de Tahiti,   président du C.A. de la SEP puis du C.A de l’OPT.
Un poste qu’il a conservé jusqu’au changement de gouvernement en juin 2013.  Christopher Paiman est décédé à Nouméa à l’âge de 40 ans.
 (Ph. DR)