N° 285, mai 2015



 4    Grosse tête
 5    Editorial
 6    Courrier des lecteurs
 7    Actualité
 8    Ferme solaire flottante
 9    Confidences
10    BD Crise à Tahiti ? 
11    Actualité
12    Humour
13    Baromètre
14    Image
15    Riches Bermudes   
19    Iaorana de Simone
20    BD Iles Marquises
22    The Best of LoLo
23    Nouveau quai des yachts       
24    Expédition de 1924   
26    Record du monde de ukulele
28    Rupert Brooke
30    Encore du courrier
33    Jean-Louis Candelot
34    Mission catholique
42    Libre opinion
43    Et encore du courrier
45    Nouvelle : Oah ! Si j’étais riche !
48    Les événements du Pacifique en avril
49    Les événements de Tahiti en avril
50    Balises des îles­­

 

 


HUMOUR

 

 

 


Pas pour demain, hélas...

Dans la vie, il faut être positif, oui, mais ceci n’empêche pas d’être dubitatif. Alors penchons-nous encore une fois sur ce grand mégaprojet Mahana Beach, maintenant annoncé à 3,3 milliards de dollars, qui va nous sauver et fournir 10 000 emplois. Comme promis, le développeur hawaiien Francis Oda du Group 70 est venu à Tahiti le 2 avril présenter les investisseurs qui seraient prêts à délier bourse. L’annonce phare a été que le nombre de “clés” (chambres) est désormais de 4246 clés, au lieu des 3127 annoncées au départ.
Ah, qui donc va investir ? Des investisseurs et entreprises locaux, devenus « un des objectifs principaux de son projet ». Ainsi, à terme, une partie importante du complexe pourrait appartenir à des Polynésiens : des infrastructures, le centre commercial dans les hauteurs, un centre de “remise en forme et spa”, une grande partie des “condos” à louer aux touristes, ainsi que les nombreux magasins et restaurants de la promenade. Et qui sont-ils ? Une filiale du groupe GDF-Suez est annoncée vouloir réaliser le SWAC (refroidissement par eau de mer profonde). Et pour l’eau douce nécessaire à cette nouvelle ville ? Une autre filiale du groupe Suez, la Polynésienne des Eaux (filiale de la Lyonnaise des Eaux) construira une usine de dessalement.
Selon l’annonce, premiers construits seront le parc Aquakita (lire notre éditorial de mars) par les Mexicains avec des investisseurs partenaires locaux, un investissement de 3 à 7 milliards Fcfp avec l’hôtel à thème attenant.  Ensuite viendra un “surf parc“ (artificiel, alors que les “spots” de Taapuna et Teahupo’o sont à côté), un “village tahitien” et un autre “shopping mall” sur les hauteurs « destiné aux clients locaux », ceci alors que Tahiti est déjà sursaturé de grandes surfaces dont certaines sont peu ou pas rentables suite à une baisse de la consommation des ménages. Suivra « la partie haute des condominiums » (vente d’appartements), alors qu’une grande partie des appartements défiscalisés construits ces dernières années ne trouvent ni acheteur ni locataire, la construction du SWAC et de l’immense remblai, deux millions de mètres cube de matériaux (où les trouver ?).
Ce n’est qu’après que seront construits la marina, son hôtel et son casino, le parc public, un centre de remise en forme et spa puis une promenade avec boutiques de luxe et restaurants. Car ce n’est que lors de la  troisième phase que seront construits les hôtels 4, 5 et 6 étoiles (dont la fameuse “voile”) sur le front de mer et les bungalows sur l’eau. Il faudra donc compter au moins cinq ou six années sans clientèle suffisante pour le parc Aquakita, car comment le remplir avec les quelque 800 chambres d’hôtels que compte l’île de Tahiti, la plupart des 120 000 touristes annuels réels partant le plus vite possible vers les îles comme leurs agents de voyage le leur conseillent.
Pour l’instant rien n’est encore définitif, loin de là. Cinq manifestations d’intérêt déposées doivent être étudiées, et le gagnant ne sera connu que « d’ici fin 2015 » annonce Jean-Christophe Bouissou, le ministre du Tourisme. Entretemps, trois cabinets internationaux ont été engagés pour réaliser « une analyse économique » afin d’établir un cahier des charges précis, en particulier concernant le casino, encore très vague. C’est seulement alors que les investisseurs intéressés pourront à leur tour procéder à une analyse plus fine du coût – et surtout de la rentabilité – du projet. On apprend aussi que le Mahana Beach sera une « zone franche, sans impôts, très attractive pour les investisseurs, en particulier pour les entreprises françaises », selon M. Oda, un appel qui pourrait indiquer que d’autres pays seraient peu intéressés.
On sait depuis longtemps que la tatillonne bureaucratie tahitienne, relique de l’époque coloniale augmentée par le “copier-coller” des lois françaises, est un frein au développement économique. Ce qui le 15 avril n’a pas empêché le gouvernement d’en rajouter plusieurs couches pour le Mahana Beach : en effet, pour assurer la « gouvernance du projet », trois nouveaux « groupes de contrôle » sont institués :
- Au niveau opérationnel, une “cellule grand projet” sera créée au sein de TNAD (Tahiti Nui aménagement et développement).
- Au niveau pilotage, un “comité de travail” se réunira toutes les semaines pour suivre le projet à toutes ses étapes. Ce comité inclura les directeurs de cabinet des politiques concernés et le directeur de TNAD.
- Un “comité de suivi” est créé qui se réunira tous les mois pour « suivre les évolutions au fil de l’eau ». Il inclura les présidents de la PF, de l’assemblée, du CESC et de la CCISM, ainsi que les ministres concernés (équipement, tourisme et finances), les chefs de groupes de l’assemblée (dont l’opposition), le haut-commissaire et le maire de Punaauia. Bref, comme jadis dans les pays soviétiques, le politique contrôle tout…
Tout comme le gouvernement a engagé un nouveau consultant pour l’aspect juridique du projet, a créé une structure nommée « cellule grands projets », en plus de ceux chargés de l’analyse économique et de l’élaboration du cahier des charges. TNAD a prévu en janvier un budget de 250 millions Fcfp sur quatre ans rien que pour des prestations « de conseil et d’assistance juridique ».
Ainsi donc, avant même l’élaboration du moindre plan final, avant qu’un seul investisseur ait déposé même un dollar et avant le moindre coup de pelle, le gouvernement a réussi à créer une nuée de nouvelles officines, tout un nouvel empire bureaucratique alimenté par le TNAD au budget annuel de 9 milliards Fcfp (75 millions d’euros) « pour assurer une bonne gestion de ces grands chantiers » (sic !).
Pis encore, pour gérer ce pactole, il a nommé un monsieur Claude Drago, ex-directeur d’une filiale de GDF-Suez à la direction de TNAD. N’est-ce pas mettre l’avenir de l’économie de la Polynésie française entre les mains d’une multinationale française qui détient déjà les monopoles de l’électricité et des réseaux d’eau de Tahiti et que beaucoup à Tahiti considèrent « bien trop gourmande » ?

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

 

Alex W. du PREL
directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

 1er avril - Ouverture de la Convention internationale Polynesia Tatau au Musée de Tahiti et des îles.
- Crash d'Air Moorea de 2007 : la compagnie Axa, assureur d’Air Moorea, est condamnée à indemniser entre 100 000 Fcfp à 6 millions, chaque proche, en fonction de son lien de parenté avec la victime. L'association 987 veut faire appel du jugement civil. Le procès au pénal pourrait avoir lieu dans le courant du premier semestre 2016.

2 avril - L'assemblée adopte la convention en faveur du retour de l'Etat au financement du Régime de solidarité (1,4 milliard Fcfp par an  de 2015 à 2017) grâce au soutien de l'opposition et sans les amendements du camp Flosse. Seuls 16 élus du Tahoera’a sur 38 votent pour.
- Social : 24 des 32 salariés de l’Huilerie de Tahiti sont en grève. Des grévistes de la CPS se rassemblent devant l’assemblée et la grève s’amplifie à l’OPT.  
- Le conseil politique du Tahoera’a valide l'exclusion de Nuihau Laurey, Lana Tetuanui et de leurs suppléants suite à leurs candidatures aux élections sénatoriales partielles.
- Projet Tahiti Mahana Beach : de nouveaux investisseurs internationaux répondent à l'appel du gouvernement pour l'élaboration du complexe touristique.

6 avril - Elections sénatoriales : Nuihau Laurey et Lana Tetuanui  inaugurent leur permanence de campagne.

7 avril - Le Tahoera’a confirme l'exclusion de Nuihau Laurey et Lana Tetuanui, candidats aux sénatoriales soutenus par Edouard Fritch.

8 avril - Fin de la grève à la CPS.
- Lors d'une conférence de presse, le président du Tahoera’a Gaston Flosse invite Edouard Fritch à créer son propre parti ou son groupe à l'assemblée.
- Grève au service des urgences de l'hôpital de Taravao. Les grévistes revendiquent le paiement de leurs heures supplémentaires, lesquelles font l’objet d’une plainte déposée par l’administration auprès du procureur de la république.

9 avril - Lors de l’ouverture de la session administrative à l’assemblée Edouard Fritch déclare : « Je suis fidèle à la ligne de conduite du Tahoera’a Huiraatira. Autonomiste je le suis, autonomiste je le reste. Ayons toujours la foi en notre capacité de reconstruire ce pays ».
- Elections sénatoriales : A Ti'a Porinetia (ATP) ne présente pas de candidats et soutient Nuihau Laurey et Lana Tetuanui (liste Tapura Huiraatira).
- Un agriculteur de Moorea est condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir sciemment et patiemment détruit le site historique du marae Nu'urua, à Ha'apiti (Moorea).

10 avril - 4600 candidats passent le concours de surveillant pénitentiaire (quelque 140 postes à pourvoir).
- Tous les pilotes de bateau pêche doivent désormais justifier du diplôme de pêcheur hauturier et respecter les nouvelles normes nationales et internationales. Les pêcheurs professionnels s’inquiètent.

11 avril - Quelque 4 800 personnes se rassemblent place To'ata (Papeete) pour battre le record du monde de ukulele, détenu par les Anglais.

12 avril - Le « pé’i » va mener une enquête d’utilité publique sur 60 hectares de propriétés pour le projet Tahiti Mahana Beach pour pouvoir ensuite procéder à des expropriations.

15 avril - Elections sénatoriales : après avoir envisagé de s’allier à Sylviane Terooatea (maire d’Uturoa), Tauhiti Nena est candidat aux côtés de Jacky Bryant, leader de Heiura - les Verts (liste Tapura Amui). Richard Tuheiava est le candidat officiel de l'UPLD.
- Le « pé’i » veut créer un grand port de pêche hauturière sur le site de Faratea, à la Presqu’île. 

16 avril - Ouverture du salon Made in fenua.
- Le président Edouard Fritch signe à Paris avec le Premier ministre Manuel Valls la convention consacrant la participation de l’Etat au financement du Régime de solidarité de la Polynésie française (RSPF).
- Affaire Haddad-Flosse : la cour d'appel de Papeete rejette les citations directes du parquet général, qui souhaitait que l'affaire de corruption présumée soit jugée sur le fond, malgré la nullité de l'ordonnance de renvoi prononcée en juin 2014 et l’annulation du jugement de première instance. Les avocats des prévenus avaient demandé l'annulation de l'ordonnance de renvoi au motif que les accusations contre leurs clients étaient trop imprécises. En janvier 2013, Gaston Flosse avait été condamné à 5 ans de prison, 10 millions de francs d’amende et 5 ans d’inéligibilité pour trafic d'influence passif et corruption active. En l'absence de procès en appel, et après l'annulation du jugement de premier instance, l'affaire repart à zéro, et pourrait même être touchée par la prescription.

17 avril - Visite officielle du Premier ministre des îles Cook, Henry Puna.
- Fin de la grève à l’hôpital de Taravao. La permanence des soins sera améliorée, selon le protocole d’accord.

21 avril - Dans une plainte transmise à la DSP, Yves Conroy dénonce l’absence de Cyril Tetuanui, maire de Tumaraa, dans les bureaux de l’assemblée, alors qu’il a été embauché en juin 2013 comme collaborateur de sa femme, la représentante Tahoera’a Lana Tetuanui. Un contrat signé par Edouard Fritch, alors président de l’institution.  « M. Yves Conroy œuvre pour le compte de M. Flosse qui n’a plus les moyens de se battre démocratiquement pour les élections sénatoriales », affirme Lana Tetuanui, candidate aux sénatoriales. Pour elle, tout est conforme au règlement.
- Huilerie de Tahiti est en grève depuis trois semaines : les employés réclament des revalorisations de salaires et le retrait des caméras de surveillance installées dans l’entreprise.
- Deux responsables du PMU (Paris mutuel urbain) sont à Tahiti pour étudier une possible implantation en Polynésie française.

22 avril - Internet : Vini propose le très haut débit par fibre optique sur « plusieurs zones d'activité commerciale de Tahiti ».
- Le conseil constitutionnel prononce l’inéligibilité de Gustave Heitaa et Teiva Manutahi. Tous deux n’ont pu démontrer qu’ils n’avaient pas reçu de dons durant la campagne des sénatoriales de septembre 2014.

23 avril - Record du monde de ukulele : le Guinness valide la performance du 11 avril avec 4792 joueurs enregistrés.
- Le  grand conseil du Tahoera’a vote plusieurs modifications de son statut, dont la démission d'office des membres des instances dirigeantes du parti en cas d'absences répétées aux réunions.
- Inauguration de la nouvelle marina de Papeete.
- Une confrontation est organisée au tribunal par le juge Stelmach entre Gaston Flosse et Marcel Tuihani, président de l’assemblée, concernant les affaires de la vaisselle et de la réfection du bureau de Flosse à l’assemblée.

24 avril - Le tribunal correctionnel donne raison à l’Huilerie de Tahiti qui avait porté plainte contre quatre de ses salariés. Ils vont devoir rembourser les dégâts occasionnés au système de vidéo surveillance de la société.
- Les services d’oncologie et de radiothérapie de l’hôpital de Taaone se dotent d’un nouveau logiciel permettant d’améliorer le traitement des patients atteints du cancer.

27 avril - Grève des infirmiers libéraux : la profession, qui ne supporte plus de subir des retards de paiement de la CPS, n’effectue aucune nouvelle prise en charge.

28 avril -Affaire de l’hôpital : la mise en examen de Gaston Flosse pour « trafic d'influence » est annulée par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Papeete. L’ancien président était inquiété sur les conditions de la passation, en 2004, à la société SMPP-Sogeba de lots du chantier pour la construction du centre hospitalier.

29 avril - Une délégation missionnée par la Cour de cassation réunit des informations pour un éventuel procès en révision de Pouvanaa a Oopa.
- La ministre des Outre-mer souhaite modifier  le mode de désignation des maires délégués des communes associées.

30 avril - Air Tahiti Nui : deux Boeing 787-900 Dreamliner, loués, seront livrés fin 2018 et deux autres, achetés, seront livrées en 2019.
- Grève des radiologues de l'hôpital de Taaone. 
- La cour d’appel renvoie au 18 juin l’examen du dossier sur intérêts civils dans l’affaire des emplois fictifs pour laquelle G. Flosse avait définitivement été condamné, en juillet 2014. 

Juliette DOUCET

 Poema


Evénements dans le Pacifique Sud

 2 avril- Julie Bishop, ministre australienne des Affaires étrangères, veut renforcer les liens entre l’Australie et les pays du Pacifique. « C’est l’inverse du premier plan Colombo des années 1950 et 60, quand l’Australie avait accueilli des étudiants universitaires du Pacifique. Maintenant, ce sont des étudiants australiens que l’on encourage à partir vivre et étudier dans les universités de la région. » Ce qui se joue, en fait, c’est le maintien de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande au sein des instances régionales telles que le Forum des îles du Pacifique.
- Cyclone Maysak : des milliers de personnes ont perdu leurs maisons. À Weno, la capitale de l’État de Chuuk, en Micronésie, 60 à 80% des maisons ont été détruites par le passage du cyclone Maysak, laissant plus de 6 000 personnes sans toit.
- Nouvelles manifestations à Hawaï contre la construction du télescope le plus puissant du monde, au sommet du volcan Mauna Kea. Une petite centaine de personnes se sont rassemblées à plusieurs reprises sur le site, considéré comme sacré par les indigènes hawaïens.
3 avril - Des biologistes australiens mettent en garde contre l’impact environnemental des nouvelles constructions dans le Pacifique. D’ici 2050, il y aura 25 millions de kilomètres de nouvelles routes dans le monde – de quoi faire le tour de la terre 600 fois. Et 90% de ces nouvelles infrastructures seront construites dans les pays en voie de développement.
- Les secours s’activent dans les États fédérés de Micronésie, après le passage du cyclone Maysak. Dans certaines îles, le cyclone de catégorie 5 a détruit 90% des maisons, et les centres d’hébergement sont surpeuplés.
7 avril - Le marché de la noix de bétel pèse 1,47 million de dollars par semaine, et cela rien qu’à Port-Moresby, la capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Malgré les efforts des autorités pour tenter de mettre fin à ce commerce, la noix de bétel est toujours autant appréciée. Elle peut être achetée 24 heures sur 24 dans un marché de la capitale.
 8 avril - Trois banques françaises se retirent d’un projet minier menaçant la Barrière de corail. Sous pression de plusieurs associations écologistes, BNP Paribas, le Crédit agricole et la Société générale se sont engagées, par écrit, à ne plus financer les projets miniers pharaoniques situés dans le bassin de Galilée, près de la côte nord-est de l’Australie, là où se dresse la Grande Barrière de corail.
- Le Vanuatu ouvre ses aires marines protégées aux victimes du cyclone. La capture des tortues et la pêche dans les aires marines protégées seront temporairement autorisées au Vanuatu. Selon le ministre de la Pêche, cette décision doit permettre de soulager la population, qui souffre de pénurie alimentaire après le passage du cyclone Pam.
- L’Empereur et l’Impératrice du Japon ont été accueillis par une grande foule à Palau. Le couple impérial est en visite dans l’archipel micronésien pour rendre hommage aux victimes japonaises de la Seconde Guerre mondiale. Il y a 70 ans, environ 10 200 soldats japonais ont été tués lors d’une longue bataille contre les Américains.
9 avril - Le procès du Rabaul Queen aura bien lieu en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Peter Sharp, le propriétaire australien du ferry, qui a coulé en février 2012, faisant au moins 173 morts, est accusé d’homicides par négligence. Le bateau était vétuste et surchargé – le nombre exact de passagers qui étaient à bord est d’ailleurs inconnu.
- Fidji parie sur le gingembre. Pour le gouvernement, c’est l’une des plantes à faire pousser en priorité en raison de son potentiel économique. Le ministre de l’Agriculture souhaite en faire un produit d’exportation majeur.
12 avril - S’il est réélu président de Bougainville, John Momis fera tout pour rouvrir la mine de Panguna. Cette mine a été le catalyseur de la guerre civile, les Bougainvillais s’estimant spoliés par l’État papou, mais pour l’actuel dirigeant de la province autonome, il faut que l’activité redémarre, seule la mine peut assurer la viabilité économique de la région.
- Pour sauver l’industrie de la pêche au thon, des pays de la région demandent un moratoire d’un mois. Le prix du thon listao ne cesse de baisser, notamment parce qu’il y a trop de poissons sur le marché. Pour résoudre le problème, la meilleure solution, c’est d’arrêter de pêcher pendant un mois, préconisent les pays de l’accord de Nauru.
- Une compagnie turque va financer le nouvel hôpital des Îles Salomon. Le groupe d’investissement Nazer apportera 65 millions de dollars pour construire cet établissement dans la province de Malaita. « Attirer l’investissement étranger », c’est la priorité du gouvernement salomonais, comme l’a expliqué le Premier ministre Manasseh Sogavare à l’un de ses partenaires traditionnels, Taïwan.
- Coup d’envoi d’un projet de câble sous-marin de fibre optique entre l’Asie et les États-Unis. Long de 15 000 kilomètres, ce câble passera notamment par Guam et Hawaï, tout en évitant les zones sujettes aux tremblements de terre. Ce projet de 330 millions de dollars est financé par des entreprises des régions concernées : Guam et Hawaï, l’Indonésie, les Philippines et la Californie.
20 avril - Vanuatu : des tueurs de « sorciers » condamnés à 15 ans de prison. Cinq hommes de l’île d’Akham viennent d’être reconnu coupables de l’assassinat de deux hommes, en novembre dernier. Des missionnaires avaient accusé deux hommes de pratiquer la magie noire et avaient poussé les habitants à les lyncher. Tout le village est impliqué dans le meurtre, mais la justice a décidé de poursuivre les cinq personnes qui ont commandité et participé à l’exécution publique des victimes. Il s’agit de pasteurs, de chefs coutumiers, et de vieux du village d’Akham. Si les meurtres sont rares, les attaques pour cause de sorcellerie présumée sont courantes. La plupart des habitants du Vanuatu croient en la magie noire. Il est important de souligner que le verdict a été prononcé par un juge vanuatais de la cour de Luganville, et non par l’un des juges néo-zélandais qui travaille dans l’archipel.
- Le paludisme pourrait être détecté grâce à un simple test respiratoire. Des scientifiques australiens ont découvert que l’halène des personnes infectées contiennent plus de substances chimiques que la normale.
22 avril - PNG : le vol d’un cochon a provoqué un violent conflit tribal dans la province papoue de Hela, dans les Hautes-Terres. Dix personnes ont été tuées, et plusieurs autres sont actuellement soignées à l’hôpital, après avoir été blessées par balles.
26 avril -Aux Îles Cook, des dizaines de personnes ont manifesté contre la pêche du thon à la senne. Le gouvernement a récemment fait part de son intention d’ouvrir ce type de pêche à davantage de sociétés étrangères dans le but d’augmenter les revenus du pays. Les Îles Cook peuvent vendre jusqu’à 1 250 jours de pêche par an, mais seuls 700 ont été alloués pour le moment. Les manifestants craignent que la pêche à la senne ne conduise à l’épuisement des stocks de poissons.
27 avril - Aux Îles Tonga, la reconstruction et la rénovation des écoles primaires de Ha’apai a enfin commencé, plus d’un an après le passage du cyclone Ian. Selon Radio Tonga, ces travaux de 13,5 millions de dollars doivent être achevés d’ici la fin de l’année scolaire.
 28 avril - En Papouasie-Nouvelle-Guinée, le ministre du Tourisme a été jugé coupable de détournement de fonds. Boka Kondra a utilisé pour ses dépenses personnelles plus de 100 000 dollars de subventions destinées à la région de North Fly.
29 avril - Le Vanuatu vend des titres de citoyen d’honneur pour financer l’après cyclone Pam. Le Vanuatu ne manque pas d’idées pour se remettre du passage du super-cyclone Pam.  Le gouvernement met en vente des certificats de citoyen d’honneur pour 162 000 dollars. Le programme a été lancé à Hong Kong le mois dernier, avec pour but de séduire de riches investisseurs chinois. Pour le moment, le gouvernement n’a reçu aucune demande. Le passeport vanuatais permet de voyager librement dans les pays de l’Union européenne, ce que ne permet pas le passeport chinois.
- À Tonga, les habitants sont priés de mettre la main à la pâte en vue des cérémonies du couronnement de George Tupou VI en juillet. L’événement va attirer des représentants politiques et des membres de familles royales du monde entier, et il est donc important de faire bonne impression, explique le Premier ministre Akilisi Pohiva, qui demande à sa population d’aider à nettoyer les rues de la capitale, Nuku’alofa.

 

avec Elodie LARGETON à Radio Australie


 

Joli festival du tatouage début avril à Tahiti, mais avec bien moins de participants que les années précédentes. (Ph. W. Bringold.) 

 

 Premières voitures électriques de location à Bora Bora. Elles sont rechargées par des panneaux solaires, donc 100% écologiques.  

(Ph. Tahiti-infos).

 

 

L’association Te Kapu Nui a organisé dans les locaux de l’assemblée la quatrième édition de la Galerie des coquillages
qui durera jusqu’au 10 mai. Cette manifestation accueille près d’une trentaine d’artisans venus des archipels des îles
Sous-le-Vent, des Australes, des Tuamotu, des Marquises et des îles du Vent. Cette année, les artisans exploitent et mettent en valeur trois variétés de coquillages : le « mata mimi », le cyprès, de la famille des porcelaines, le « pupu Huahine »,
ou littorine en français, et le « ma’oaoa ou mapihi », de la famille des néritidaes.  (Phs. Werner Bringold)


Inauguration du nouveau quai (sécurisé) des yachts sur le front de mer de Papeete. Ce quai avait été
déserté dans les années 2000 suite à de nombreux cambriolages et  agressions sur les yachts, mais aussi des loyers peu raisonnables. (

Ph. Werner Bringold).


 Décédée
Lydia BESLU, enseignante, à l’âge de 79 ans à Tours (France). Lydia, l’épouse de Christian Beslu, a été pendant 35 ans professeur à l’école Ste Thérèse de Taunoa. A sa famille et à  ses nombreux amis, Tahiti-Pacifique offre ses plus sincères condoléances.